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Deuxième réponse à T. Defoy, par Alexandre de Roquefeuil

lundi 11 février 2008

Tristan Defoy réduit le fond du débat à la capacité de bonne gestion
financière du conseil municipal.

Ca n’est pas ce qu’on demande à une équipe municipale. Le non-recours ou la frilosité à l’égard de l’emprunt traduit le plus souvent une gestion
conservatrice, sans connotation péjorative du terme, alors que les paris
sur l’avenir financés par des emprunts sont caractéristiques d’un esprit
d’innovation, et recherche de changement.

Comme dans toute réflexion digne de ce nom, la réalité se construit
"quelque-part" entre ces deux images. L’équipe municipale, représentant
la majorité des électeurs, peut être considérée en droit de gérer selon
sa sensibilité ; plutôt conservatrice, ou plutôt innovatrice.

S’il est souvent difficile de juger d’actions innovatrices faute de
recul dans le temps pour en apprécier les effets, il est à l’inverse
prouvé que le conservatisme peut être générateur de graves problèmes
liés "aux effets de rattrapage" Quel meilleur exemple pour Groix que le
vilain problème des cartes insulaires. Dominique Yvon peut s’il le
souhaite affirmer que les choses auraient été différentes s’il avait
conservé le pouvoir. Or, il l’a perdu. Le résultat pour les Groisillons,
qui est encore dans l’actualité, est le clivage, pour ne pas dire les
haines, qu’il a provoqué entre "Groisillons insulaires" et "Groisillons
d’ailleurs". La gestion de la crise par la municipalité actuelle en est
automatiquement devenue discutable, par la force des passions qui
l’animait.
Voilà donc un exemple de politique conservatrice, en tant que refus
d’anticiper l’évolution de notre société de services et effet brutal de
rattrapage, qui a le mérite de ne rien à voir (directement) avec la
gestion financière de la commune.
Il est également remarquable que l’attitude "ultra légaliste" à la
Ponce Pilate de la municipalité actuelle tient également d’un certain
conservatisme, qui n’a pas contribué à aérer l’atmosphère sur ce sujet.
Souvenons nous toutefois de la terre brûlée qui lui fut laissée en
héritage, de l’absence totale de passation de pouvoirs, dont on ne peut
lui faire porter la responsabilité.

Tristan nous parle d’honnêteté, mais la première des honnêtetés n’est
elle pas celle du parler clair ? Lorsque je lis la conclusion de son
intervention : "Force est de constater qu’en dépit des engagements pris
en 2001 par M Régénermel, les résultats ne sont pas au rendez vous de
2008...", J’y vois ce qu’on appelle communément un abus de langage.
Cette prétentieuse affirmation n’est argumentée que par quatre points :

1) L’état de la voirie ; Lié aux travaux en cours, et pas à une
dégradation normale.
2) La non-réalisation de la zone artisanale ; Etrange, il me semble
que c’est l’association "vivre à Groix" qui a tenté de freiner la
réalisation de la station service au Gripp. Belle preuve d’obstruction à
la vie économique de l’île. J’aimerais que Tristan nous explique
pourquoi cette zone artisanale est encore à l’état de projet, pour
pouvoir juger de la responsabilité de l’actuelle municipalité
3) La stagnation des aides aux associations et le désintérêt pour la
culture ; Cela n’a jamais été la priorité des municipalités successives
de Groix. L’aide apportée par l’actuelle municipalité au FIFIG prouve en
revanche une volonté en ce sens. Le "régime sec" pour l’écomusée
mériterait aussi d’être explicité, Tristan pourrait nous livrer, en
expert comptable qu’il semble affecter d’être, son analyse des comptes
du musée.
4) Le recours à des bureaux d’étude trop onéreux ; Je m’étonne qu’un
parallèle n’ait pas été fait avec les pratiques antécédentes. Par
exemple, le budget des études pour l’implantation des douches publiques
à Port Tudy, qui date du mandat précédent, nous avait bien fait rire à
l’époque.

Dans l’ensemble, je regrette que drapée dans son immaculée honnêteté, la belle plume de Tristan hésite à se salir des taches de la vérité. On
peut autant mentir que dire des vérités par omission, cela ne fait pas
avancer le débat ni ne grandit celui qui les sert. La différence entre
ses écrits et les miens mérite toutefois d’être rappelée. A la
différence de Tristan, je n’écris pas pour être élu.

Les vraies questions sont celles de l’avenir. Entre les propositions
étayées et financées de chacun des candidats, les électeurs pourront
choisir, à condition que ces propositions soient livrées assez tôt pour
qu’on y réfléchisse.

Alexandre de Roquefeuil

Commentaires

  • Le soucis est bien là.

    On assiste à une bataille stérile de chiffres, l’un prétendant mieux gérer les sous que l’autre ; Mais pour ce qui est d’un débat de fond sur les engagements à prendre pour l’avenir, les projets...on attend toujours.

    Je crains de voir sortir une feuille A3 au dernier moment avec quelques pistes et souhaits.

    Il serait aussi pas mal d’entendre les colistiers (après tout il n’y a pas que des têtes de liste). Sont-ils là parce qu’il faut être 19 ou ont-ils des projets ??

    La campagne ne promet pas un bel avenir.

    Fido

  • 2 ) En ce qui concerne la station-service et "l’emplacement" de la zone artisanale, tu te trompes d’association. Revois ta copie. Joël

    • Le St Fanch en cheval de Troie

      Sur trois marches en trône

      Les deux listes en marge

      Les drôles en liste

      Les drames en cour

      Des cours en drame

      Des dames et des listes

      Des listes en laisse

      Le choix du bon cheval

      Les vaux en délaisse

      Les dubondroits

      Les bons à la délaisse

      Les pourceaux malvenus

      Les parvenu du blaire en pardessus

      Les finauds du groin

      Tous et toutes en fêlures

      A la venue du tout en skouarn

      En souhait de nouvelles augures

      Prirent sont cavalier en messe Sire...

      Foudejenesaisquoi..

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