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Lettre municipale N° 21 janvier février 2006 (deuxième partie)

8 février 2006, par Admin - 18 commentaires

ETAT DES LIEUX

En mars 2001, nous avons été élus sur un programme sur six ans qui comportait des engagements que nous avons tenus à travers les nombreux projets déjà réalisés ou en cours. L’objectif de cette Lettre municipale est de dresser un état des lieux objectif des actions menées en cinq ans de mandat.

VIE SOCIALE

L’Entraide

Dès décembre 2001, les locaux de l’Entraide étaient inaugurés et mis à la disposition des intervenants sociaux et des usagers qui disposent ainsi d’un lieu neutre et confidentiel pour effectuer leurs démarches. En septembre 2002, l’antenne médico-psychologique a démarré son activité également dans les locaux de l’Entraide avec une psychologue et une orthophoniste qui intervenaient une journée par quinzaine. Depuis 2004, les consultations sont hebdomadaires et l’orthophoniste est présente sur l’île une journée supplémentaire pour les personnes âgées.
La consultation psychiatrique que nous souhaitions mettre en place dès le démarrage de l’antenne médico-psychologique a vu le jour en avril 2005. Deux équipes d’infirmiers psychiatriques du Centre hospitalier Charcot sont présentes sur l’île, en alternance, chaque semaine, l’une pour les personnes de plus de 60 ans, l’autre pour les moins de 60 ans. Un psychiatre intervient en consultation une fois par mois.
La présence de ces services est indispensable sur l’île tant pour le dépistage et la prise en charge précoces chez les enfants que pour l’aide aux adultes et personnes âgées en souffrance psychique.
L’antenne médico-psychologique dont le financement était précaire au démarrage dispose aujourd’hui d’un financement pérenne qui nous permet de garantir son fonctionnement sur la durée.

Depuis novembre 2002, l’Espace Rural Emploi Formation met à la disposition des demandeurs d’emploi un interlocuteur capable de les orienter dans leurs recherches d’emploi. Géré par une association, l’EREF est un relais avec les organismes officiels (ANPE, Mission Locale etc ...). Il a pour objectif de favoriser l’emploi, la formation et le développement économique à Groix en centralisant les actions et les écoutes dans une structure de proximité. Des actions en faveur du travail des femmes sur l’île ont été menées par l’EREF en 2005. Ces actions devraient aboutir à la mise en place de formations.

Le Logement

Le logement aidé est une de nos priorités. Nous avons très tôt entamé des démarches auprès de Bretagne Sud Habitat pour la construction de nouveaux logements et les deux projets en cours sortiront de terre en 2006. La construction des 13 nouveaux logements sur le terrain de Mez er Groez va démarrer en janvier 2006. La restauration de l’ancienne école de Kerlo qui sera aménagée en 4 logements individuels et la construction de 4 logements neufs dans la cour de l’école seront lancées courant 2006.
Nous avons également favorisé l’accession à la propriété. Sur les cinq terrains viabilisés de Mez-er-Groez vendus à prix coûtant, les maisons individuelles sont déjà sorties de terre et seront bientôt achevées. Bretagne Sud Habitat a abandonné le projet de location-vente initialement prévu sur les cinq terrains vacants de la résidence Kimitete, les critères très stricts d’accès à ce programme n’ayant pas permis de retenir suffisamment de candidats. Ces terrains étant viabilisés, BSH envisage la construction de cinq maisons à la location.
D’importants travaux de rénovation des logements sociaux ont été réalisés cette année : ravalement de façades au Kra, aux Grenats et à Créhal. L’acquisition de terrains par l’intermédiaire du PLH signé avec Cap L’Orient devrait nous permettre de proposer d’autres projets dans le cadre de l’accession à la propriété ou à la location, nous disposons à ce jour d’une réserve d’environ 15 lots.

L’enfance et la jeunesse

Les évolutions de nos modes de vie et de travail rendent plus que jamais indispensables les lieux d’accueil et de loisirs pour les enfants hors du temps scolaire, en particulier pour ceux qui ne pratiquent pas une activité sportive ou culturelle régulière. De cette réflexion est née notre volonté de créer un centre de loisirs 6 - 12 ans qui répond à trois besoins fondamentaux des familles : un service de garde collective des enfants, un service d’accueil et d’activités pour les enfants et un service éducatif en continuité avec les autres acteurs de l’éducation. Il fonctionne depuis juillet 2005. A partir des vacances de février, la structure va également accueillir les 3 - 6 ans, tranche d’âge pour laquelle la demande est très forte mais pour laquelle le local d’accueil doit répondre aux exigences très strictes de la PMI (Protection Maternelle et Infantile). La création de la structure jeunesse (12 - 18 ans) répond à la demande justifiée et aux besoins des jeunes de cette tranche d’âge. Un lieu de rencontre situé dans le Fort du Gripp va être mis à leur disposition sous la responsabilité d’Alice Michaux, Animatrice Enfance Jeunesse. Ce lieu, loin d’être un but en soi, s’inscrit dans un projet social et un cadre éducatif dont l’objet est d’amener les jeunes à structurer leurs loisirs, élaborer et réaliser des projets, prendre des décisions et des responsabilités.

La Télé-alarme

En 2003, le CCAS a signé une convention avec Présence Verte et fait l’acquisition de postes de télé-assistance. L’installation et la maintenance du matériel sont assurées par un membre des services techniques. L’utilisation est très simple. Sur simple pression sur le médaillon ou sur le bouton d’appel du transmetteur, l’alarme est reçue par une centrale d’écoute qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 : une assurance tranquillité pour des secours immédiats en cas de besoin.

La Banque Alimentaire

L’organisation à partir de 2002 de la collecte nationale à Groix le dernier week-end de novembre permet depuis main-tenant 4 ans d’améliorer la distribution des denrées alimentaires que nous recevons chaque mois de la Banque Alimentaire départementale. Un grand merci à toute la population de l’île qui répond chaque année à cet appel à la solidarité. Effectuée juste avant la période de Noël, la collecte permet de remettre aux bénéficiaires des paniers plus festifs et des chocolats pour les enfants. Nous remercions également notre fidèle équipe de bénévoles sans laquelle cette action ne pourrait être menée.

L’ENVIRONNEMENT

Le tri sélectif

Le tri sélectif en régie communautaire est opérationnel à Groix depuis septembre 2003. Rendu indispensable par l’évolution de nos modes de vie, ce mode de collecte qui permet de séparer les matières recyclables qui seront récupérées et de réduire ainsi la masse des déchets à stocker est aujourd’hui entré dans les moeurs. Les problèmes rencontrés lors de la mise en place et dus à la réorganisation des tournées de ramassage ont été résolus. Les dépôts sauvages n’ont pas entièrement disparu, ces incivilités contraignent la commune à faire intervenir régulièrement les services techniques pour nettoyer les sites concernés.
Aujourd’hui compétence de Cap L’Orient, le tri sélectif qui représente un coût important, n’aurait pu être assumé financièrement par la commune seule. Groix est l’une des communes de l’agglomération où le tri sélectif fonctionne le mieux et la population est globalement satisfaite des services offerts par la déchetterie.

Natura 2000

En raison de son riche patrimoine naturel, l’île de Groix a été désignée comme site d’intérêt communautaire en décembre 1997.
De novembre 2002 à décembre 2003, une chargée de mission a rejoint notre équipe pour élaborer le document d’objectifs Natura 2000.
Natura 2000 a pour objectif de maintenir le patrimoine naturel et la biodiversité sur des territoires où s’exercent des activités humaines. C’est un programme subventionné par l’Europe et l’Etat et piloté par la commune de Groix, opérateur depuis le début, et dont le maire assure désormais la présidence du comité de pilotage. Natura 2000 n’intervient en rien dans le droit du sol ni le zonage. Ce n’est pas non plus une réserve. C’est un cadre réglementaire qui veille à ce que les activités humaines (entreprises, agriculture, chasse, tourisme...) ne mettent pas en danger le patrimoine naturel de la zone concernée. Les actions concrètes sont en 2005 une opération de fauchage de landes à Pen Men, et pour 2006 l’installation d’aires de stationnement et la gestion des flux de véhicules sur la côte sud de Groix.

L’Agriculture

Enjeu vital pour Groix, l’état de l’agriculture en 2002 n’était guère encourageant : paysages envahis de friches du fait de la déprise agricole des vingt dernières années, difficulté de trouver de nouvelles terres pour les nouveaux agriculteurs en raison de la pression foncière, limitation d’implantation de nouvelles fermes aux zones urbanisées par la loi littoral, remise en question de la Politique Agricole Commune et de son système de subventions dans l’Europe à 25. Face à ce constat, dès 2002, les élus de Groix se sont lancés dans une politique agricole articulée autour de plusieurs actions : une étude agricole menée par l’ADA-SEA, des propositions de zonages dans le PLU pour permettre de futures implantations de bâtiments de ferme en zones agricoles, la prospection de paysans candidats à l’installation, des réunions de concertation avec les actuels et les futurs agriculteurs sur la répartition des terres et la diversification des productions, une recherche active de nouveaux terrains en friche pour les exploitants, défrichage pour une reconquête des terres agricoles.
Ce travail a donné des résultats visibles aujourd’hui. L’exploitation de Monsieur Chatté a été reprise par Monsieur Rousseau, porteur d’un projet d’agriculture biologique. Deux projets d’élevage d’ovins (dont des alpagas) ont été déposés et acceptés par la DDAF. Des candidats se présentent pour la succession de Monsieur Douget. Monsieur Guelou a démarré la production de fruits sous serres. Le foncier agricole : la commune a conventionné avec la SBAFER et nous espérons que de nombreux propriétaires de terrains agricoles signeront des baux avec les nouveaux agriculteurs. Une cellule de travail est mise en place en mairie pour faciliter le contact avec les propriétaires.

Ouverture des chemins

Dès le début du mandat, la municipalité a manifesté sa volonté de remettre en valeur les sentiers de randonnée et les chemins de remembrement afin de rendre l’intérieur de l’île accessible aux randonneurs et aux vélos. Dans un premier temps, 5 km de chemins ont été rouverts et 15 km entretenus par une association locale. En 2002, ce travail a été confié à une entreprise grâce à des financements de Cap L’Orient. Aujourd’hui, 30 km de chemins sont ouverts et entretenus. Ils contribuent à l’attractivité de l’île et sont très appréciés de tous.

Chantier Nature

Le Chantier Nature démarré en avril 2003, a pour objectif de permettre la réinsertion sociale et professionnelle des participants en leur proposant une activité valorisante sur la base d’un contrat à durée déterminée dans le cadre de la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti de la commune. L’équipe constituée de personnes au chômage est dirigée par deux encadrants. Les 22 personnes qui ont participé au Chantier Nature depuis son lancement ont réalisé des travaux d’entretien sur de nombreux sites : nettoyage des forts du Haut-Grognon et du Bas-Grognon, collecte des macro déchets sur les plages, entretien des sentiers côtiers et des nouveaux chemins de remembrement, nettoyage des vallons, aménagement du chemin conduisant à l’escalier de la côte d’Héno, amélioration des accès à la côte.
L’équipe est aujourd’hui constituée de 5 membres. Quatre des personnes ayant participé au chantier nature sont aujourd’hui en formation.

LES ACQUISITIONS FONCIERES

En 2002, le centre nautique Jeunesse et Marine situé à Port Lay dans les locaux d’une ancienne conserverie de thon a fermé ses portes. Les bâtiments ont été rachetés par Cap L’Orient et devraient retrouver leur vocation de centre nautique après travaux. Entre temps, une convention passée entre la commune de Groix et Cap L’Orient a permis par exemple que s’y déroule le FIFIG 2005.

Au printemps 2005, la commune a fait l’acquisition du fort du Gripp qui appartenait à la commune d’Arcueil. Des campeurs ont été accueillis dans ce site exceptionnel durant l’été 2005. Après remise en état, le fort sera dédié aux activités concernant la jeunesse et la culture.
La commune est propriétaire du parking de Port-Tudy depuis 2003 (à vérifier). Cet achat alors vivement critiqué par notre opposant était pourtant incontournable en raison de l’emplacement stratégique de ce parking indispensable pour accueillir les véhicules des usagers du port et du bateau. Un aménagement du site est prévu afin d’améliorer le confort d’utilisation et d’accès et d’augmenter le nombre de places de stationnement.
La zone d’activité du Gripp est un très vieux projet dont on retrouve les traces dans des articles de journaux des années 70. Albert Boterf qui en avait proposé l’idée appréhendait déjà les besoins économiques et préconisait d’aider ainsi les artisans locaux. Le terrain a fait l’objet d’un rachat par la commune dès le début de notre mandat, c’est une de nos premières actions de maîtrise foncière avec le parking de Port Tudy. De son côté, Cap l’Orient définissait les zones d’activités sur les 19 communes, et en 2005, la zone du Gripp fut déclarée d’intérêt communautaire. Il est en effet de l’intérêt de tous de maintenir des activités artisanales sur l’ensemble des communes, en particulier sur une île dont l’économie est par définition bien plus fragile.
Des appels d’offres viennent d’être lancés auprès des entreprises pour l’aménagement de cette zone qui devrait comprendre une dizaine de lots entre 500 et 1000 m2, viabilisés c’est-à-dire avec des chemins d’accès, eau, électricité, mais aussi un volet paysager très important. Cette zone sera labellisée "Bretagne Qualiparc" et sera donc ce qui se fait de mieux en matière d’environnement et d’intégration paysagère. Plusieurs artisans attendent impatiemment leur emplacement qui devrait être disponible en 2007, dont la station-service à Port Tudy qui devrait déménager vers la zone artisanale à ce moment.

LES GRANDS CHANTIERS

Les halles du bourg

Les halles figuraient en bonne place parmi les promesses de notre profession de foi. Les conditions dans lesquelles les commerçants exerçaient leurs métiers depuis de nombreuses années ainsi que l’état des sanitaires n’étaient plus tolérables.
Cette promesse est devenue réalité en décembre 2003. Les producteurs de l’île disposent maintenant d’un lieu de travail adapté où ils retrouvent une clientèle d’habitués, groisillonne et saisonnière qui vient s’approvisionner en produits frais de la mer et de la terre.

Le camping du Méné

Très fréquenté par un public familial et de jeunes, le camping du Méné n’était plus adapté aux normes d’hygiène et de sécurité d’aujourd’hui. Après démolition des anciens bâtiments, trois nouvelles constructions ont été édifiées à l’entrée du camping : un bâtiment d’accueil et deux blocs douches et sanitaires pourvus d’équipements et d’un accès pour handicapés. Le camping rénové a rouvert en juillet 2005.

Le Centre de secours

En 2001, l’état du local des pompiers était indigne de la mission qui leur est confiée, leurs effectifs ont alors chuté, et ils avaient même solidairement menacé de mettre sac à terre.

Les besoins sanitaires et d’urgences sont importants à Groix et dépendent d’une fraction de la population active au sein de laquelle sont recrutés les volontaires. Depuis que le nouveau centre existe, des jeunes se sont inscrits aux formations, et l’équipe est repartie avec un moral d’acier.

Le rôle des pompiers à Groix est stratégique. Plus de 500 interventions sont effectuées par an dont 90 % dans le cadre de secours aux personnes. L’isolement exige un grand degré d’autonomie et de moyens dans la gestion des urgences. L’évacuation est souvent la règle, sachant que les conditions météorologiques peuvent la retarder considérablement ou mettre en péril les équipages mobilisés.

Les pompiers doivent donc impérativement être formés pour une qualité de prise en charge des malades au niveau d’un SMUR. Le lieu de technicité médicale maximale sur Groix est l’ambulance VSAB. Le centre se prête à la formation des secouristes locaux, qui doivent s’intégrer désormais dans cette technicité de plus en plus pointue. Le pro-jet a pris en compte tous ces impératifs, conditions correctes d’entreposage et de maintenance des matériels, locaux de formation, de commandement, et d’astreinte. L’afflux touristique estival, mais aussi désormais en avant et arrière-saison, impliquait de dimensionner le Centre de Secours en fonction d’une population bien supérieure aux 2 323 habitants à l’année. Actuellement, l’armement d’un VSAB nécessite 4 personnes, celui d’un véhicule pour le feu, 6 personnes, pour un effectif local de 12.

Depuis trois ans, des personnels de renfort doivent être affectés en été à Groix : 3 personnes qu’il faut loger.

En prenant en compte les facteurs îliens : surcoût de construction, isolement, exigence de qualité et saisonnalité, la conception du bâtiment est évidemment coûteuse. Mais nous ne pouvions faire autrement sans trahir la réalité des besoins. Ce projet répond d’ailleurs à des normes légales très précises que nous ne pouvions négliger.

La présence d’un centre de secours sur une île comme Groix dépasse la dimension de sécurité et de santé publique. Garder des populations à l’année n’est possible que si le niveau des secours d’urgence reste comparable à celui des communes continentales.

L’attractivité de l’île pour les actifs, les retraités, comme pour les touristes, passe par le sentiment de sécurité qu’offre l’intervention rapide et compétente des pompiers.
Les acteurs du tourisme sont fréquemment interrogés sur le sujet, en particulier par des familles en vacances, ainsi que des personnes âgées ou de santé précaire qui veulent passer un séjour sur Groix.
On peut dire en résumé que la présence d’un centre de secours est une condition de l’attractivité du territoire, et qu’à l’inverse, sa carence accélérerait son déclin économique et démographique.

Plan de financement :
Etat, Région, Département : 182 938 chacun
Dotation Générale
d’Equipement (DGE) : 120 560
Cap L’Orient : 204 266
Réserve parlementaire : 15 000
Commune : 213 960 (emprunt + TVA)
TOTAL : 1 102 600

L’enfouissement du réseau électrique

Environ 10 km du réseau électrique aérien 20000 volts entre Kervedan et Kergatouarn ont été mis en souterrain. Ces travaux permettent à la fois une sécurisation de l’alimentation électrique de l’île et un embellissement du paysage en supprimant une grande partie du réseau visible. Les postes de transformation sur poteaux ont été remplacés par des postes intégrés à l’environnement. Dans le même temps, les fourreaux ont été utilisés par la commune pour rénover et enfouir l’électrification rurale dans les secteurs de Kervedan, La Trinité, Kergatouarn et la rue Pierre Baron. L’électrification rurale a également été enfouie et rénovée route de Port-Mélite lors d’une autre tranche d’enfouissement du réseau électrique par EDF. En 2003, dans le cadre d’un projet de renforcement du réseau électrique, un réseau électrique souterrain avait déjà été réalisé à Kerlobihan. Au total, plus de cent poteaux électriques ont disparu du paysage.

L’assainissement

L’assainissement a fait l’objet de très nombreuses améliorations, tans sur le plan matériel, que sécurité et traitement des eaux usées.
L’ensemble des postes de relevage et des usines de dépollution ont été équipés de coffrets de télésurveillance. Les agents CEO sont maintenant immédiatement prévenus en cas de défauts de fonctionnement et peuvent intervenir rapidement. L’ensemble des postes de prélèvement a été mi en conformité électrique.
Le traitement bioxide a été supprimé et remplacé par un traitement à la javel, la nouvelle norme sur les chlorites est aujourd’hui respectée.
Les tuyauteries d’eaux usées ont été inspectées par vidéo, ce qui permit d’identifier les tronçons les plus détériorés et de mettre en place un programme de rénovation. Tous les compteurs du parc ont été changés. Les usines du Gripp et de Locmaria ont été équipées de disjoncteurs. A Port-Melin, une clôture et des bacs de rétention ont été installés pour les produits dangereux (acide sulfurique 36 N). Des douches oculaires sont à la disposition des intervenants sur site et l’armoire électrique a été entièrement rénovée.
Un poste de relevage a été créé à Pen-Lann (réseau et refoulement).
Le réservoir semi-enterré de 1000 m3 a été mise en service.
Nous avons instauré un nouveau mode d’épandage des boues pour réduire les nuisances (épandage avec enfouissement).
A Locmaria l’agitateur de boues a été renforcé pour une plus grande efficacité.
Plusieurs études ont été réalisées ou sont en cours :
- étude et enquête publique pour l’agrandissement de l’usine du Gripp
- étude d’impact de la station d’épuration du Gripp.

LES TRAVAUX D’ENTRETIEN

La falaise de Port-Tudy :

Fortement usée par l’érosion, la falaise de Port—Tudy qui présentait d’importants risques d’effondrement a été consolidée en février 2005. La société BFC qui a réalisé les travaux a utilisé des techniques alpines pour sceller dans la roche de nombreux ancrages et placer le grillage qui stabilise aujourd’hui ce pan de falaise situé sur le port dans une zone très fréquentée.

La côte d’Héno :

L’accès à la plage de la côte d’Héno ayant été très fragilisé par les précipitations importantes de l’hiver 2000/2001, un escalier en sapin imputrescible monté sur une armature en acier galvanisé a été posé pour permettre aux personnes d’accéder de nouveau à cette plage très fréquentée. Coût : 18 294 €.

Entretien des routes :

Depuis le début du mandat, une attention particulière a été portée à l’entretien des routes. De nombreuses opérations de point-à-temps ont été réalisées sur un grand nombre de portions de routes de l’île. L’opération la plus spectaculaire a concerné la route de Port-Mélite dont la chaussée a été entièrement refaite en juin 2005 du croisement de la rue Chalutier des deux Anges à la rue Pierre Bihan. La réfection de nos routes va se poursuivre dans les mois à venir au fur et à mesure de l’enfouissement des lignes et de la réfection de l’assainissement.

LE PORT

La pêche :

Afin de faciliter le travail des pêcheurs dont l’activité nous tient particulièrement à coeur, un certain nombre d’aménagements indispensables ont été réalisés pour eux à Port—Tudy : Tout d’abord la glacière en 2002, qui leur évite de se rendre à Lorient pour faire de la glace, puis la mise en place d’une caisse à huile de vidange ainsi que d’une grue hydraulique en 2004 pour faciliter le chargement et le déchargement des bateaux et enfin, l’achat de 40 bacs à filets en 2005 pour que les pêcheurs puissent ranger leur matériel sur le quai en fonction de leurs besoins.
Ces investissements représentent une somme de 71122 €.

Les infrastructures du port :

Le port nécessitait d’importants investissements concernant certaines de ses structures vitales ainsi qu’en matière d’aménagements pour l’accueil des visiteurs.
La plate-forme située devant la glacière, fortement dégradée dans sa partie inférieure, a été rénovée. La structure mise à nu a été renforcée puis protégée par une projection de béton. Un revêtement étanche a été réalisé sur la partie supérieure du site. Coûts des travaux : 225275 €. D’importantes dégradations ayant été constatées sur la cale Guyot, le môle central et la cale adossée, des travaux de rénovation vont être entrepris. Un diagnostic préalable obligatoire a été réalisé en 2004. Le maître d’œuvre a été désigné et la première tranche de travaux qui concernera la cale adossée est prévue pour octobre 2006. Coût de la réfection de la cale adossée : 650000 € HT.
Concernant l’amélioration des structures d’accueil des visiteurs, dans les douches du port, l’électricité a été entièrement refaite, des lavabos ont été posés ainsi que trois ballons d’eau chaude de plus grande capacité. La porte d’entrée a été équipée d’un digicode pour en permettre l’accès sur une plus grande amplitude horaire.
Un bâtiment sanitaire complet a été construit en 2004 pour faire face à l’affluence de plus en plus importante de bateaux et de visiteurs. Le système de fermeture de la porte du bassin à flot a été entièrement révisé, la passerelle a été remise en état ainsi que le système hydraulique et l’électricité. Sur demande des patrons de la SMN, un lampadaire bi-cross a été installé à l’extrémité du quai.
En 2005, un local poubelles a été construit dans le prolongement des sanitaires. Ainsi les conteneurs ne seront plus visibles sur le port.
Enfin, en 2005 également, le port a été équipé de l’outil informatique pour simplifier et rationaliser les tâches administratives et les mouvements des bateaux.

Les mouillages :

Par arrêté inter-préfectoral du 23 décembre 2003, une autorisation d’occupation temporaire du domaine public maritime a été accordée à la commune de Groix en vue de l’autoriser à organiser les mouillages des navires dans huit secteurs.
En 2004, la commune a créé 80 mouillages à Locmaria, 14 mouillages à la Pointe des chats, 22 mouillages aux grands sables et aux sables rouges et 20 mouillages à Port Mélite.
Une deuxième tranche a été réalisée en 2005. 26 mouillages ont été posés à Port Lay, Quelhuit et Port-Melin.

La commune a passé une convention avec l’AUMIG (Association des Usagers de la Mer de l’Ile de Groix) qui en assure la gestion. En 2005, grâce au système des mouillages dynamiques (location temporaire du mouillage sur les temps inoccupés par le titulaire), l’association a dégagé un bénéfice de 4000 €.

LA CULTURE

Depuis cinq ans, le nombre de manifestations organisées tout au long de l’été ne cesse d’augmenter. Le Festival du film insulaire prépare sa sixième édition et connaît d’année en année un succès croissant. Les associations sont très actives et leur nombre augmente également. Les pauses café, temps fort du travail de mémoire sur le patrimoine culturel de l’île, se sont constituées depuis deux ans un public fidèle et passionné qui se rencontre 3 fois par an pour un échange très riche sur un thème choisi. La culture doit être accessible à tous mais aussi s’ancrer dans l’imaginaire commun. Les médias et le temps libre ont profondément modifié notre rapport à la culture, et transformé l’idée que nous avons de ce qui est culturel. La Médiathèque et l’Ecomusée vont évoluer dans ce sens : lieux de culture encore trop figés, nous voulons les faire renaître dans un maillage plus large. Notre politique culturelle réunira tous les îliens, natifs ou non de Groix, dans la connaissance et l’appropriation du patrimoine commun.

LE PLAN LOCAL D’URBANISME

Suite à deux ans d’étude, de concertation, et travail sur le terrain, le Plan Local d’Urbanisme a été arrêté par le conseil municipal le 18 mai 2005. Arrêté ne signifie pas achevé, c’est simplement la phase qui permet, après avis du Préfet et de la commission des sites, de présenter le projet d’ensemble à la population dans le cadre très ouvert et indépendant de l’enquête publique.
Il nous est apparu utile d’organiser une nouvelle réunion de concertation et d’explication avant la fin de l’enquête, ce qui a permis de recueillir davantage d’avis et de questions, et d’enrichir ainsi le débat. Le recueil des demandes et des avis n’a d’ailleurs jamais cessé en mairie. Les résultats de l’enquête qui a reçu un avis favorable du commissaire enquêteur peuvent se résumer en trois points
1) Equilibre entre espaces urbanisés, agricoles et naturels et volonté de préserver le patrimoine de l’île.
2) Le zonage est conforme à la loi Littoral et cohérent avec le plan d’aménagement et de développement durable.
3) La grande majorité des demandes individuelles ont reçu un avis favorable car n’étant pas en contradiction avec les deux premiers points.

La nécessité d’économiser l’espace pour les futures urbanisations a fait prévoir l’obligation de schémas d’aménagements sur un certain nombre de zones, dont celles du Gripp, de Saint Albin et de Kermunition. Cela implique que les particuliers qui désirent construire devront s’assurer que leur terrain devra être accessible, viabilisé, et que l’implantation de leur maison ne bloquera pas une trop grande surface constructible pour l’avenir.
Le PLU n’impose aucune voie nouvelle, il oblige simplement à y réfléchir. C’est par la voie de la concertation que nous concrétiserons, sur le moyen et long terme, le développement harmonieux de ces secteurs.

LE SPORT

En décembre 2001, plusieurs centaines de mètres carrés de verrière ont été remplacées à la salle omnisports. Devenus opaques, les panneaux d’origine ne laissaient plus pénétrer la lumière.

Le terrain de football était devenu difficilement praticable. Sa rénovation s’imposait. Après la saison de foot 2003/2004, le terrain a été retourné puis confié à l’entreprise Armor Paysage qui en a entièrement restauré la surface avant de semer 500 kg de gazon.

Suite à un manque d’entretien, les pieds des structures de la charpente de la salle omnisports avaient subi de fortes dégradations. En mars 2005, les parties fragilisées ont été remplacées et renforcées.

DIVERS :

PAUSE CAFE

L’équipe des pause-café souvenirs propose trois rencontres sur le thème "Commerces et bistrots d’après-guerre" :
- vendredi 3 février à Locmaria, chez Didier et Brigitte pour la partie Primeture
- vendredi 24 février au Bourg, à la salle des fêtes
- vendredi 17 mars, à Kerdurand chez Jacques et Mylène Leclercq pour la partie Piwisi.

Si vous avez des photos, des documents ou tout simplement des informations ou des souvenirs, contacter Lionel Baron, José Calloch ou Nathalie Stéphant, en mairie.
Merci

KARATE DO - ILE-DE-GROIX

Une nouvelle association sportive est née le 7 janvier 2006. Cette association propose des cours de karaté dispensés par Joël Lemaux, 4ème dan, professeur bénévole.
Les cours ont lieu le mardi et le jeudi de 18h à 20h et le samedi de 10h à 12h au dojo ou dans la salle omnisports.
Ils sont accessibles à tous à partir de 12 ans et sans limite d’âge.
L’inscription se fait sur place ou par téléphone : 02 97 86 56 85.
Un certificat médical est obligatoire.
Début des cours : mardi 7 février au dojo à 18h.

LE RECENSEMENT

Le recensement national de la population a débuté le 18 janvier et s’achèvera le 19 février 2006.
A cette fin, à Groix, six agents recenseurs ont été recrutés pour la période concernée et formés aux techniques du recensement. L’île a été divisée en six zones ou districts et chaque recenseur est responsable d’une zone. Nous vous remercions de leur réserver votre meilleur accueil.
Le recensement permet de déterminer la population légale de chaque circonscription administrative et les chiffres collectés servent ensuite à déterminer le nombre de conseillers municipaux d’une commune, le mode de scrutin ou encore la dotation d’état entre autres. Il permet également de connaître la répartition de la population par âge, sexe, état matrimonial, nationalité, diplôme etc.
Les agents recenseurs seront tous munis d’une carte officielle mentionnant leur nom et leur fonction et portant leur photo.

VOUS AVEZ DIT GESTION ?

C’est l’histoire d’un maire qui durant des années alimente le budget communal avec le bénéfice du port ce qui n’est pas légal. En 2001 il n’est pas réélu et son successeur dénonce ce procédé. Le problème c’est que la structure d’un budget de 2 millions d’euros ne se recale pas en un ou deux exercices, il faut quatre ans aux nouveaux élus pour revenir à l’orthodoxie comptable.

Sans honte, l’ancien maire dépose une plainte au tribunal administratif contre une délibération de 2003 qui permettait au budget du port d’apporter une aide financière à la construction du centre de secours. Cette délibération avait été approuvée par le Préfet. Le tribunal, comme à son habitude juge sur la forme et non sur le fond. Il donne raison à l’ancien maire, ce qui n’est pas surprenant. Dominique Yvon (vous l’aviez reconnu) démontre ainsi que sa gestion communale était illégale, et gagne ainsi 100 euros pour ses étrennes. De quoi regretter de n’avoir pas porté la même plainte contre la commune avant 2001 !

MEUBLES ET CHAMBRES D’HOTES

L’office de tourisme de Groix a créé en 2001 une labellisation "coquillage" indispensable pour figurer dans le guide. Que deviendront nos coquillages dans l’avenir ? Continueront-ils à bénéficier de la même publicité par l’Office ?
L’office de Cap Lorient garantit qu’une location ou une chambre qui bénéficie d’un label "coquillage" restera dans le guide jusqu’à ce qu’elle puisse être classée par la préfecture.
Le classement préfectoral est moins exigeant que le label et, comme la visite est effectuée par l’office local, tous les labellisés "coquillages" seront automatiquement classés et ne sortiront à aucun moment des brochures.
Les nombreux loueurs de l’île peuvent dont être rassurés.

ETAT-CIVIL

NAISSANCES

4 novembre 2005 :
Paul-André LARIVE -Village de Kerlivio
7 novembre 2005 :
Emeline GIRAULT - Rue des Fauvettes Cité de Créhal (Naissance à Groix)
10 novembre 2005 :
Emeric ADAM - Mez Clavezic

MARIAGES

Néant

DECES

4 octobre 2005 :
GUENNEC Christian - 46 ans - Mez Er Groëz
22 novembre 2005 :
NOEL Veuve PERON Hélène - 96 ans - Foyer-Résidence - rte de Créhal
14 décembre 2005 :
ROMIEUX Anne Marie - 94 ans - Rue Maréchal Proteau
20 décembre 2005 :
POIRIER Yannick - 40 ans - Village de Quéhello
23 décembre 2005 :
BIHAN Veuve SAVOURET Francine - 77 ans - Village de Locmaria

PERMANENCE DE L’ASSISTANT PARLEMENTAIRE
DE JEAN YVES LE DRIAN, DEPUTE
Gwenda ROUILLARD tiendra une permanence à destination des groisillons en mairie une fois par mois.
La première permanence aura lieu le mercredi 1er février 2006 de 14h à 16 h.

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