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Lettre municipale - n°17 mars avril 2005

2 mai 2005, par Admin

EDITO

On dit la démocratie malade à cause des politiques, et que ces derniers mettraient leur confort de carrière ou celui de leurs appartements de fonction avant le sort des simples citoyens dont ils ont pourtant reçu leur mandat. Cet état d’esprit colporte aussi l’idée que le citoyen ne serait qu’un consommateur passif de programmes élaborés par une élite dirigeante, " France d’en haut " jalouse de ses privilèges face à une "France d’en bas"
abstentionniste et sans projet...

La réalité est heureusement quelque peu différente : les maires et conseillers municipaux des 36 000 communes françaises, n’évoluent pas tous dans les "Ors de la République". L’immense majorité travaille pour gagner sa vie, et s’applique à faire tourner à l’échelon local les rouages essentiels de l’économie, de la vie sociale et de la démocratie. Ce sont des gens ordinaires qui n’ont pas fait l’ENA, ignorés des médias, seulement armés de
leurs convictions et de leur volonté de tenir leurs engagements. Ils sont souvent portés par un tissu associatif, culturel ou social, particulièrement riche dans ce pays.

C’est dans cet esprit que lors de sa campagne électorale de 2001, l’équipe municipale de Groix s’est engagée à accomplir un programme qu’elle a pratiquement déjà réalisé. Mais elle a surtout voulu apporter un autre mode de fonctionnement de la démocratie locale.
Souvenons-nous du temps où l’assemblée générale de l’Office du Tourisme était le seul moment donné à la parole des Groisillons sans être forcément entendue.
. Les réunions de village, une douzaine en quatre ans, permettent à chacun de s’informer et d’apporter ses remarques sur la vie de la commune.
. Les conseils municipaux, très fréquentés par les îliens, se terminent toujours par des échanges ouverts entre les élus et le public.
. Les réalisations importantes comme le projet Natura 2000 de protection du littoral, le Plan de Développement Durable, le Plan Local d’Urbanisme ou le tri sélectif des déchets, ont fait l’objet de nombreuses réunions publiques lors desquelles chacun a pu s’exprimer librement.

Cette participation des citoyens aux décisions locales s’inscrit dans deux cadres inaliénables
. Le cadre législatif : On peut comprendre que la décision locale ne peut enfreindre la loi, et que le maire reste le garant des lois de la République sur sa commune. Cela semble parfois moins évident quand on parle d’urbanisme par exemple.
. Le cadre démocratique : La décision revient aux élus, car eux seuls doivent rendre compte aux administrations de tutelle d’une part, et à leurs électeurs au moment du verdict des urnes. Ils ne peuvent cautionner une minorité active animée par des intérêts catégoriels ou personnel : en contradiction avec l’intérêt général.

Reste tout un espace de liberté ou doit s’installer la compréhension mutuelle entre les citoyens et leurs élus, compréhension qui, dans l’idéal, devrait se traduire par des actions auxquelles chacun adhère et participe. Par exemple :
. L’action touristique à travers un Office local associatif qui définit avec les élus les priorités et les axes de la politique touristique de Groix.
. La politique agricole qui réunit les différents acteurs du monde agricole pour diversifier et coordonner les exploitations sur l’île.
. Le plan local d’urbanisme qui organise la concertation sur un vrai projet de territoire.
. L’action culturelle qui réunit les associations locales autour de l’écomusée et lors de "pauses café" dans les villages pour faire revivre l’identité groisillonne.
. Les réunions avec les artisans ou commerçants sur des sujets aussi importants que l’emploi, l’urbanisme, les transports ou les problèmes de liaison maritime.

Ces réunions prennent beaucoup de temps aux élus, mais aussi à tous ceux qui veulent s’intéresser à la vie de leur île et aux choix parfois cruciaux qui pèseront sur son avenir.
Cette méthode de travail, qui s’accompagne d’une disponibilité quotidienne des adjoints en mairie est la seule qui nous paraît valable. Elle a le mérite de la transparence, elle est en soi un mode de communication.

Transparence, écoute et disponibilité sont les objectifs que nous tentons d’atteindre. A nous élus de faire ensuite des choix, qui, fatalement ne peuvent pas plaire à tout le monde, mais dont nous espérons qu’ils seront au moins compris de chacun.

Eric REGENERMEL

REUNIONS SUR LE PLAN LOCAL D’URBANISME

Après le travail d’élaboration zonage et avis des services de l’État, le PLU connaît en ce moment sa phase de concertation. L’exposition publique toujours en place en mairie, continue d’attirer les groisillons et les résidents secondaires. Les réunions publiques connaissent un vif succès
Reprenons ici les éléments d’information sur ce projet dans ses grandes lignes :

La loi SRU (Solidarité Développement Urbain) du 13 décembre 2000 modifie les documents d’urbanisme dans le but de renforcer un développement cohérent et durable des territoires. Les Plans d’occupation des Sols (POS) sont devenus des Plan Locaux d’Urbanisme (PLU) et se sont enrichis d’une réflexion sur l’avenir des communes appelés Plan d’aménagement et de Développement Durable (PADD). La loi littoral de 1986 fait obligations aux communes concernées de mettre leurs documents d’urbanisme en conformité avec ses prescriptions, cela depuis 1990.

Le POS de Groix, qui date de 1982, a été entièrement repensé en fonction d’un objectif global : maintenir sur l’île une population active permanente, et pour ce faire, améliorer le cadre de vie, renforcer l’attractivité de l’île et accompagner le développement de tous les secteurs de l’économie, pour maintenir sur l’île une population active permanente. Promouvoir une image patrimoniale et environnementale forte, en vue d’attirer de nouveaux résidents, de valoriser les produits de Groix et de favoriser un tourisme
durable et s’échelonnant sur l’année.
Au-delà de cette aspiration, largement partagée, une véritable stratégie a été élaborée travers le PADD pour parvenir à cet objectif dans les quinze prochaines années, sans entamer l’héritage naturel et patrimonial que les Groisillons laisseront à leurs enfants.

Cette stratégie se développe sur 4 axes et se concrétise par des actions qui s’appuient sur des outils financiers, techniques et juridiques dont la plupart sont déjà à l’ouvre :
. Equilibre entre espaces urbanisés et espaces naturels
. Développement économique durable de l’île
. Qualité environnementale et qualité de vie
. Maîtrise du foncier

1) Equilibre entre espaces urbanisés et naturels :
- Le PLU conformément aux lois SRU et Littoral s’attache à garder cette cohérence par une Utilisation économe de l’espace limité de l’île.
- Stopper le mitage, largement favorisé par le POS de 1982, et respecter l’intégration dans le bâti existant comme dans l’environnement naturel.

2) Développement économique durable :
- Aménagement de zones d’activité pour les entreprises.
- Soutien et diversification d’une agriculture durable.
- Soutien aux activités de pêche, de mytiliculture et portuaires.
- Favoriser le tourisme toute l’année.

3) Qualité de vie :
- Protection et mise en valeur des espaces naturels (Natura 2000)
- Harmonisation du bâti (ZPPAUP)
- Rationalisation des déplacements (camions, voitures, vélos et piétons)
- Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH)
- Hébergement et aide à domicile des personnes âgées.
- Amélioration et enfouissement des réseaux (EDF, assainissement...)
- Collecte et traitement des déchet (tri sélectif, déchetterie... )

4) Maîtrise du foncier :
- Maîtrise du foncier bâti par le Plan Local de l’Habitat (PLH) déjà opérationnel et le futur _ ®Etablissement Public Foncier Régional, afin de garder des logements accessibles aux îliens.
- Maîtrise du foncier agricole par la SBAFER, pour faciliter la mise en valeur des terres agricoles.

Explications des outils juridiques, techniques et financiers mis en ouvre :

PLH : permet à Cap l’Orient la préemption des terrains pour le compte des communes afin d’y construire des logements à l’année.

EPF Régional : dans le même esprit que le PLH à plus grande échelle et en synergie.

ZPPAUP : Zone de Protection du patrimoine Architectural Urbain et Paysager, établi sous l’autorité de l’Architecte des Bâtiments de France, elle prescrit une cohérence du bâti nouveau par rapport au bâti ancien qu’il préserve.

OPAH : permet de subventionner les particuliers pour améliorer leur logement.

SBAFER : Société Bretonne d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural, permet une veille foncière une médiation entre propriétaires et locataires et des interventions variées sur le foncier agricole et naturel.

Natura 2000 : n’est pas un outil de contraint foncière. Il doit veiller à la compatibilité entre des habitats naturels protégés et les activités humaines qui s’y accomplissent.

Cadre juridique du PLU

L’urbanisme à Groix est encadré par deux textes qui sont la loi SRU de 2000 et la loi littoral de 1986. La totalité de l’île est concernée car considéré entièrement en u espaces proches du rivage Dans le " porter à connaissance document introductif fourni par le Préfet, ces éléments sont explicitement rappelés au maire.

La loi SRU (solidarité Développement Urbain) : a pour objet " l’aménagement solidaire des territoires autour des activités humaines en limitant l’expansion des espaces urbains et en respectant les impératifs d’environnement " comme la préservation des écosystèmes. On y trouve des notions comme la "gestion économe et équilibrée de l’espace" et des impératifs de mixité sociale. Ce dernier point prend tout son sens face à la terrible pression foncière du littoral et des îles. Mais cette loi a été surtout pensée pour les zones urbaines.

Ces données de développement durable et de mixité sociale devront être justifiées par des orientations concrètes du PLU qui doivent s’appuyer sur un diagnostic territorial et un PADD. La loi SRU introduit la procédure de concertation et d’enquête publique. Elle inscrit les PLU dans le cadre des Schémas de cohérence Territoriale (SCOT) intercommunaux qui sont des contraintes moindres pour les îles.

La loi Littoral : Très contraignante elle est étayée par une jurisprudence particulièrement drastique en Bretagne où encore peu d’outrages ont été commis sur les espaces côtiers. Les principales dispositions sont les suivantes
"Les PLU doivent prévoir des espaces naturels présentant le caractère de coupure d’urbanisation." (article L.146-2)
"Dans les espaces proches du rivage mais situés à plus de 100 mètres de la mer, une extension d’urbanisation ne peut être réalisée que si elle est en continuité avec les villages existants, mais encore elle conserve un caractère limité, et doit être en outre justifiée par le PLU ou autorisée par le Préfet après avis de la commission des sites." (article L146-4)
"En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage."

Le PLU de Groix prévoit que les constructions existantes dans la bande des cent mètres pourraient être reconstruites en cas de sinistre, ce qui n’irait pas forcément de soi à la lecture de certaines jurisprudences.

"La Loi Littoral interdit le camping et le stationnement des caravanes et mobil-homes dans la bande des cent mètres." (article L146-6) "Zone NDs : 55% de l’île."

Pour entrer dans ce cadre légal, la surface des terrains immédiatement urbanisables est passée de 288 hectares sur l’ancien POS à 181 hectares au PLU (-107 ha). Inutile de préciser qu’aucun terrain non constructible au POS n’est devenu constructible au PLU. Il reste néanmoins un fort potentiel d’habitats nouveaux dont beaucoup destinés aux habitants permanents, dont la présence constitue un enjeu primordial du projet de territoire. La fin du mitage qui sévit depuis des décennies est plébiscitée par tous les amoureux de l’île.

Calendrier à venir

Une réunion publique aura lieu le 26 avril prochain axée sur le projet de règlement d’urbanisme définissant les contraintes du bâti et de ses implantations.
Depuis plusieurs mois déjà, vos remarques et vos requêtes sont prises en compte par les services de la mairie, elles le seront encore jusqu’à la fin du mois d’avril, date à laquelle le Conseil Municipal arrêtera le projet par une délibération.
Il sera alors présenté, pour examen, aux "personnes publiques associées" regroupant les services de l’Etat, la région, le département, le syndicat mixte du SCOT avant d’être soumis à une enquête publique en août prochain. Chacun pourra donc de nouveau s’exprimer auprès du commissaire enquêteur qui sera nommé par le Tribunal Administratif. Après les conclusions de l’enquête, le Conseil Municipal délibèrera pour approuver le projet final qui sera proposé au Préfet. Ce dernier devra répondre dans un délai d’un mois, son accord conclura le PLU qui prendra alors force de loi.

Conclusion

Il n’y a pas de contradiction majeure entre les contraintes juridiques s’appliquant au PLU de Groix et les buts à atteindre pour un développement durable de l’île.
L’urbanisme et un outil très puissant pour conserver et même améliorer l’attractivité de Groix en préservant l’identité et le patrimoine du territoire ainsi que sa qualité de vie. C’est cela qui fera venir et surtout rester les habitants permanents dont le nombre ne cesse de décroître depuis les années soixante.

L’ANCRE DE LA COMPAGNIE DES INDES

En 1971, un bateau de pêche du Guillevinec a relevé dans ses filets au Sud de l’île une ancre appartenant à un bateau de la Compagnie des Indes. Il s’agit d’une pièce unique qui est en cours de restauration et qui sera exposée à Port-Tudy très prochainement.

ENFOUISSEMENT ET SECURISATION DU RESEAU ELECTRIQUE 20 000 VOLTS

Une moitié, 10 km environ, du Réseau Electrique Aérien 20 000 Volts de l’île va être mise en souterrain. Les travaux sont démarrés. Ils vont permettre à la fois une sécurisation de l’alimentation électrique de l’île et l’embellissement du paysage en supprimant une grande partie du réseau aérien.

Les travaux d’enfouissement des réseaux électriques haute-tension (20 000 volts) ont commencé depuis le 15 mars 2005 sur la partie ouest de l’île. Ils se termineront au début de l’automne avec une interruption pendant l’été.

Ils s’inscrivent dans la politique EDF pour sécuriser l’alimentation des îles.

En effet, ce secteur exposé aux vents dominants et à la pollution saline des réseaux aériens, justifie une opération de fiabilisation par enfouissement des réseaux., ce qui apportera une amélioration de la qualité de desserte en électricité dans les secteurs de Moustéro, Grognon, Kervédan, Kerlard, Kerloret jusqu’à la Trinité.

Ce d’autant plus que les moyens de dépannage lourds, indispensable pour des réseaux aériens (remplacement de supports...) sont plus difficiles à acheminer sur une île et que le réseau souterrain peut être dépanné avec des moyens plus légers.

Les travaux engagés par EDF Gaz de France Morbihan constituent un embellissement du site par une intégration des ouvrages dans le strict respect de l’environnement. EDF Morbihan travaille depuis deux ans avec la Mairie et les services concernés (Natura 2000...) sur l’intégration des ouvrages : notamment l’emplacement des nouveaux postes, le choix des couleurs, l’habillage de certaines façades en pierres (poste de la Trinité) et le parcours des câbles à poser.

En coordination avec le renforcement et la fiabilisation du réseau 20 000 volts, des travaux d’adaptation et d’enfouissement des réseaux basse-tension sont réalisés par le SDEM (Syndicat d’Electricité du Morbihan), notamment dans les villages de Kervédan et la Trinité.

Le coût de l’opération sur les réseaux 20 000 volts s’élève à environ 900 000 euros, entièrement financé par EDF Gaz de France Distribution Morbihan pour la partie Haute tension.

Les travaux sont réalisés par les sociétés T.P OUEST de St Avé et DDEL-ATLANTIS de Lorient. Ils dureront environ 6 mois avec un arrêt pendant les mois de juillet et août.

Descriptif des travaux :
- Création d’un réseau souterrain haute-tension HTA 20 000 volts de 10,5 km
- Remplacement de 12 postes de transformation sur poteau et cabines par des postes maçonnés intégrés dans l’environnement
- Retrait de 9 km de réseau aérien haute-tension et 93 supports béton

Pour toute question ou remarque concernant la réalisation des travaux, vous pouvez contacter Monsieur Didier LE POUEZARD - Tél : 02 97 8146 12.

LE CAMPING

Le camping du Mené fait peau neuve. Les anciens bâtiments sanitaires et d’accueil, vétustes et inadaptés, ont été démolis en décembre 2004. La construction de trois nouveaux bâtiments est en cours depuis février 2005 : le bâtiment le plus proche de l’entrée du camping abritera l’accueil, les deux autres bâtiments les douches et sanitaires. Conformément aux législations en vigueur, des accès et équipements pour handicapés sont prévus et chaque bâtiment sanitaire comprendra 4 douches, 3 wc, 4 lavabos
ainsi que 3 bacs vaisselle et 3 bacs à linge placés à l’extérieur.

Une aire pour camping-cars va également être aménagée pour la gestion de leurs eaux usées. Elle sera équipée d’une borne de vidange, d’une prise d’eau et d’une borne électrique.

Les travaux sont réalisés par des entreprises locales : l’entreprise Del Din réalise le gros oeuvre, la charpente, les menuiseries bois, la plomberie et les sanitaires, la couverture est confiée à l’entreprise Tonio Teixera, l’entreprise Blanchard posera le revêtement de sol et la faïence et l’électricité et le chauffage seront effectués par l’entreprise Pouzoulic-Lamourec. Le budget de ce chantier important dont la maîtrise d’oeuvre est assurée par le cabinet Davoust est de 324 000 € dont 20 % sont financés par la commune et 80 % par des subventions.

Les travaux ont été suivis par Joël Piollon qui passait régulièrement sur le chantier pour en vérifier l’avancement et par Marina Stephant, en charge de la régie du camping.

Ils s’achèveront fin juin, juste à temps pour le démarrage de la saison estivale. Notre camping municipal, qui connaît chaque année une bonne fréquentation, offrira ainsi aux campeurs des installations modernes et adaptés et à Léonne Riou, gardienne du camping et garante de son bon fonctionnement, de bonnes conditions de travail.

LES BOUES DE DRAGAGE DE DCN

Les boues de dragage de l’ensemble de la rade de Lorient font partie de son histoire, comme pour l’ensemble des ports du monde. Elles sont longtemps simplement immergées à la sortie de la rade, dès que les fonds sont suffisants.
En 1997, suite à une nouvelle enquête publique sur l’immersion de produit de dragage dans les courreaux de Groix, et à la demande du maire de Groix, une étude est lancée pour trouver un site de clapage plus approprié. Ce site est défini par décret entre la pointe de Pen Men à Groix et la pointe du Talu à Ploemeur. Depuis, 391000 m3 de sédiments y ont été déversés.

En 2000, une étude menée par la DDE maritime sur les vases de l’ensemble de la rade attire l’attention sur certaines zones qui ont concentré des résidus toxiques de part leurs activités maritimes et/ou industrielles : il s’agit du port de pêche (Keroman) du port de plaisance et surtout du port militaire sur le Scorff, implantation historique de la direction des constructions navales. La privatisation récente de la DCN entraîne pour cette dernière
l’obligation d’assumer l’héritage de la " DCN d’état " et donc les pollutions restées au fond du Scorff. L’autre contrainte nouvelle entraînée par cette privatisation est l’obligation de se conformer à la loi sur l’eau et au Code de l’Environnement.

Le 28 juin 2004 : la DCN devant honorer une commande de cinq frégates "Horizon" pour les marines de l’Italie et de la France, sollicite une autorisation d’immersion au large des boues du chenal du Scorff dont le lit doit être dragué sur 3 mètres de profondeur devant la forme de construction ainsi qu’entre le Pont ferroviaire et le pont Gueydon pour permettre la mise à l’eau des navires.

Une enquête publique est alors réalisée durant l’été 2004 sur les communes de Lorient, Lanester et Locmiquélic concernant le dragage, et sur les communes de Groix et Ploemeur concernant l’immersion. L’étude a été menée par le cabinet "In Vivo". De nombreux particuliers et associations s’opposent à cette immersion.

Lors du Conseil municipal de Groix du 9 décembre 2004, les élus refusent à l’unanimité le principe de l’immersion des boues au large de Pen Men en raison de leur forte toxicité en métaux lourds et TBT.
A cette toxicité qui dépasse les normes légales autorisées, s’ajoute le fait que toute vie sur les fonds marins du site d’immersion est littéralement étouffée, et que la turbidité induite dans la région est constatée par tous les professionnels de la mer. Le conseil a été exceptionnellement suspendu pour permettre au public de réagir sur ce dossier brûlant.

Un rendez-vous est alors demandé par le maire de Groix au Sous Préfet de Lorient Monsieur Jean Paul Kihl. Lors de cet entretien du 16 décembre Mr Kihl affirme que la loi sera respectée et que les boues toxiques ne seront pas immergées. Il demande une étude plus approfondie qui sera menée par le bureau d’étude "Idra", et propose que les modalités de contrôle soient établies lors du Comité Départemental d’Hygiène (CDH) fixé au 18 janvier 2005.

Lors du CDH, les représentants de la DCN ont proposé de draguer l’ensemble des 25 000 m3 dans le même temps, en stockant à terre les 6000 m3 réputés toxiques par l’étude "Idra".
Le maire de Groix s’y oppose fermement, arguant qu’aucun contrôle ne pourra être exercé dans ce cas de figure. Il paraît difficile de contrôler qu’aucun sédiment toxique ne serait clapé en mer, l’opération de dragage en elle-même pouvant entraîner des mélanges. Eric Régénermel demande alors que la Préfète n’autorise que le dragage des 6000 m3 qui seront mis à terre, et qu’une nouvelle étude fasse alors un point zéro avant de continuer plus avant. Un comité de suivi serait saisi à tous les stades de ce processus.
La préfète, trouvant la demande légitime, exige qu’elle soit intégralement appliquée, et qu’un comité de suivi soit créé afin de suivre les opérations.

Lors du déroulement de ces opérations de dragage, le volume des boues toxiques s’avère n’être plus seulement de 6000 m3 mais de 12 000 m3. On voit à quoi ont échappé les courreaux de Groix ! La DCN dispose d’un terrain lagunaire sur la rive droite du Scorff qui ne peut en stocker que 8 000. Les 4 000 restants sont donc envoyés sur la seule décharge réputée disponible sur la communauté d’agglomération : le site de Polvern à Hennebont, ce pour une durée limitée à 3 mois. Chacun a pu lire dans la presse que cette opération n’a pas fait l’unanimité de nos amis hennebontais...

Enfin, lors du comité de suivi du 7 février 2005 la DCN annonce sa décision d’arrêter complètement le dragage du Scorff au vu des difficultés déjà rencontrées. Les frégates sortiront aux plus hautes marées de septembre sans dragage préalable dans le lit du fleuve. Aucune immersion en mer ne sera effectuée.

La suite : les boues n’ont pas disparu pour autant ! Des problèmes identiques vont se reposer dans les années à venir. A la demande du maire de Groix soutenu par la quasi-totalité des maires de Cap l’Orient, une réflexion technique est engagée pour apporter des réponses alternatives et durables à l’immersion systématique des sédiments de la rade de Lorient. Il a fallu attendre cet hiver 2004-2005 pour qu’une révolution pacifique et écologique commence dans les esprits et dans les faits.
Les leçons de cette histoire sont multiples :
La lecture des documents d’enquête publique laissait à penser qu’une mise à terre des boues était impossible, pourtant c’est ce qui s’est finalement passé. Les conclusions des experts ne sont pas forcément à prendre au pied de la lettre.
La mobilisation des élus et des citoyens ainsi que la large couverture médiatique ont permis au débat de s’instaurer d’une façon constructive et efficace.
La volonté politique est primordiale en matière de développement durable, il faut qu’elle soit soutenue par l’opinion face à des enjeux économiques à court terme souvent très lourds.

Remercions les Amis de la Terre, Bretagne Vivante, le collectif contre les boues et tous ceux qui ont milité pour éviter cette pollution, signé les pétitions, manifesté pour soutenir les élus, mobiliser l’opinion et faire bouger les administrations. S’il est un sujet qui doit fédérer les Groisillons, c’est bien celui-là !

LA RESERVE NATURELLE

Appel à contribution :
En France, Le crave à bec rouge est protégé et inscrit dans le Livre Rouge des espèces menacées.

Nous sommes actuellement à la recherche du gîte nocturne des craves à bec rouge afin de localiser leur futur nid s’ils restent sur l’île. Si vous observez en vous promenant un individu, merci de nous téléphoner ou de nous laisser un message sur notre répondeur au 02 97 86 55 97. Depuis le 2 août 2004, quatre oiseaux sont observés régulièrement et fréquentent les pelouses et falaises de la Pointe des Saisies à Beg Melen.
Dans notre région, c’est un oiseau rare (environ 60 couples nicheurs). A Groix, les dernières nidifications datent du XVIIème siècle. Les seules données que nous possédons depuis ces temps reculés concernent des individus observés dans les années 70.

Comment le reconnaître ?
Cet oiseau, proche parent de la corneille, au plumage entièrement noir, au bec arqué rouge, est un excellent voilier. Il se reconnaît aisément en vol, par sa silhouette, à la queue plutôt courte et par l’alternance entre ses battements d’ailes, ses courtes planées, mais surtout ses piqués vertigineux dont il est coutumier. Leur cri, rappelant celui du choucas, est caractéristique. On peut le transcrire par "tchior" ou "tjior"... (pour plus de renseignements, demander notre lettre de la réserve numéro 16 avec son dossier spécial crave)

Rappel de la réglementation

Il est rappelé qu’il est strictement interdit de récupérer sur la réserve des galets ou des dalles pour réaliser des terrasses ou des murets, nul n’ayant le droit de s’approprier le bien commun à son seul profit. Selon l’article L. 415-3 du code de l’environnement, tout contrevenant est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 9 000 euros

Invitation à une conférence
La Réserve Naturelle vous invite à une conférence intitulée "De mémoire de caillou, l’île de Groix avant les hommes" sur l’histoire géologique de l’île de Groix par Michel Ballèvre, professeur de géologie à l’Université de Rennes et spécialiste mondial des schistes bleus, qui aura lieu le 2 mai 2005 à 20h30 à la salle des fêtes.

Proqramme des animations de la Réserve pour les vacances de Pâques
Cinq animations vous seront proposées par semaine du 12 avril au 6 juin sur les thèmes suivants : ornithologie, botanique, géologie, milieu marin, animation spéciale pour les enfants, balade à la loupe et teinture végétale, plantes comestibles et médicina-les.
Venez vous renseigner à la maison de la Réserve Naturelle qui sera ouverte tous les mardis, jeudis et samedis de 10h à 12h (entrée gratuite).

FÊTE DU NAUTISME

Ar’Canot, l’association Subagrec, le club de Kayak et le Club Nautique de Groix organisent une Fête du nautisme le samedi 21 mai 2005 à Port-Tudy. Cette manifestation a pour objectif de fédérer les professionnels du nautisme et de sensibiliser la population aux différentes activités nautiques proposées à Groix.
Les clubs, associations et professionnels qui participent à cette animation proposeront différents ateliers de découverte de leurs activités. Les personnes intéressées pourront tester ces activités et se renseigner sur les prestations proposées par chacun.

Les ateliers proposés sont :
- essai de matériel de pêche
- promenade en zodiac
- baptême de kayak
- baptême d’optimiste
La manifestation se déroulera de 14 heures à 17/18 heures sur la cale de l’embarcadère près de la capitainerie.

LES PAUSE-CAFE SOUVENIRS

Quatre rencontres se sont déroulées sur le thème des conserveries LOCMARIA - LE BOURG - KERDURAND - FOYER-LOGEMENT.

Une cinquantaine de personnes sont venues au rendez-vous à Locmaria et Kerdurand et quatre-vingt-dix personnes se sont réunies au bourg.

Beaucoup de personnes présentes ont pu témoigner de leur travail à l’usine Tristan ou Orvoen. Les films ou photos prêtées ont ravivé les souvenirs, informés les autres participants et provoqué de nombreux échanges.

En préambule, Jo Le Port a fait un travail remarquable sur l’historique des conserveries et des pêcheries.

Toute l’équipe des pause-café remercie les personnes qui ont prêté des photos, des films ou des documents.

Le thème des pause-café 2006 sera communiqué par Lettre Municipale dans le cadre d’un appel à documents, films ou photos sur le nouveau thème.
A très bientôt.

CONSULTATION PSYCHIATRIQUE

Mme Le Directeur du Centre Hospitalier CHARCOT souhaitant répondre aux demandes de la Municipalité de GROIX, quant à la prise en charge ambulatoire de personnes en souffrance psychologique, s’est adressée au service du Dr ANDRIANOMANANA, chef du service du secteur psychiatrique dont dépend le canton de Groix. Une première rencontre s’est déroulée entre les élus et les représentants de l’hôpital Charcot, au cours de laquelle il a été décidé l’intervention de 2 équipes de secteur, l’une pour adultes de moins de 65 ans, et l’autre plus à destination des personnes âgées. Une seconde rencontre s’est tenue à la Mairie de Groix, le 23 Mars dernier, avec le concours de M. Le Maire, de Mme Cany, de médecins, d’un directeur d’établissement, d’infirmiers, d’assistantes sociales et d’auxiliaires de vie, afin d’aborder les modalités de l’intervention des deux équipes de secteur. Une information sera faite à destination des habitants de Groix, qui indiquera les dates, lieux, et horaires des permanences. Il est retenu une intervention pour les personnes âgées tous les 15 jours et une pour les adultes tous les mois. De plus, des consultations médicales seront aussi possibles, à raison d’une fois par mois.

ETAT- CIVIL

NAISSANCES

5 mars 2005 : Tudy NALLARD - Hameau de Kerampoulo
17 mars 2005 : Jordan DA SILVA - 16, cité des Grenats - Le Bourg

DÉCÈS

6 février 2005 : TRISTANT veuve LE GURUN Marie - 91 ans - Village de Kerohet
20 février 2005 : COLLOBER veuve BOTERF Marie Rose - 95 ans - Foyer-résidence, rte de Créhal
3 mars 2005 : BIHAN Marie-Thérèse - 82 ans - Foyer-Résidence - Route de Créhal
10 mars 2005 : ALLAMAND Jacques - 78 ans - Village de Kermarec
17 mars 2005 : DAVIGO veuve FORNER, Paule - 81 ans - Kermunition
17 mars 2005 : HUGOT épouse TELLIER Nicole Eva - 60 ans - Village de Lomener
10 avril 2005 : QUERIC veuve BRIAND Augusta - 95 ans - Foyer-Résidence - Rte de Créhal

UNE GRUE HYDRAULIQUE DES BACS A FILET A PURT-TUDY POUR LES PECHEURS

Mercredi 16 mars, la Société Littoral et Maintenance a installé une grue hydraulique sur le quai suet à l’aplomb du ponton des bateaux de pêche. Cet investissement va faciliter le travail des pêcheurs pour le déchargement de leur cargaison et pour toute autre manutention.

Construite aux Sables d’Olonnes, la grue peut soulever une charge de 300 kg. Sa flèche d’une portée de 7,5 mètres a été rallongée d’un mètre par rapport au modèle d’origine afin de permettre un chargement direct dans les bateaux. Cet outil de travail indispensable représente un investissement de 37 000 € financé à 21,03 % par la commune et à 78,97 % par des subventions.

31 bacs à filet placés sur le quai du suet ont été mis à la disposition des pêcheurs afin qu’ils puissent ranger leur matériel sur le quai.