« Anita, de Groix »

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire"

Pollution visuelle

Publié le 7 novembre 2020 à 12:01

ça ne gâcherait pas un chouïa notre horizon tous ces mâts ?
Ils sont quand même plus visibles que des éoliennes à 6km !!

Vous me direz que je ne les vois pas de chez moi ...
ben, tout comme les habitants du bourg ne voient pas la côte de Belle-Ile :-)

Merci Fanny mais désolée d’avoir massacré voitre belle photo .

Commentaires :

1. mardi 3 novembre 2020 à 22:02

Pollution visuelle

Merci Anita pour cette pointe d’humour salutaire. Et si on arrêtait l’hypocrisie ? Nous consommons énormément d’énergie, il faut donc la produire... ou alors il faut décroÎtre (ah ! le modèle amish, sa lampe à huile et sa charrette à cheval !). Difficile de jouer les vertueux (pas d’éolien, pas de nucléaire, pas de centrale à charbon) tout en restant farouchement agrippé à son ordinateur, son téléphone dernier cri, sa voiture, sa résidence secondaire et que sais-je encore... A un moment il faudra faire des choix.................................. Elizabeth


2. mercredi 4 novembre 2020 à 07:51, par vincent

Pollution visuelle

Comment ne pas être d’accord avec toi Elisabeth...

Et pour nous aider on a maman ENEDIS et papa RTE (réseau de transport de l’électricité).

ENEDIS déploie les compteurs linky pour "mieux contrôler la consommation de chacun" et pour "aider les consommateurs à suivre leur consommation électrique" ; merci maman.

RTE craint ne pas pouvoir approvisionner les foyers cet hiver en cas de froid élevé. Un scénario est déjà prévu avec diminution de la tension de 5% pour économiser, ou/et des coupures ciblées en alternant les régions.

La cause (par EDF elle-même) : la crise sanitaire gêne les opérations de maintenance des centrales nucléaires, une panne dans la centrale de Flamanville, l’arrêt de la centrale de Fessenheim, le très fameux EPR qui n’est pas prêt d’être mis en service, et... le parc éolien offshore qui n’est pas prêt...
Merci papa.


3. mercredi 4 novembre 2020 à 09:59, par DANIEL

Pollution visuelle

Bonjour Anita

Je partage parfaitement cet humour, m’autorisez vous à le reproduire (en citant la source) sur les sites Facebook délirant sur ce sujet en ce moment ?


4. mercredi 4 novembre 2020 à 10:09

Pollution visuelle

Absolument d’accord avec vous Elisabeth ; dans votre inventaire a la Prévert on pourrait ajouter : pas de ligne a haute-tension ,de station de méthanisation etc . On a cette situation paradoxale ou un grand nombre de personnes souhaitent profiter des avantages du confort et du progrès sans en assumer les contraintes techniques ; c’est d’autant plus vrai en Bretagne , une des rares régions a ne pas avoir (et refuse toujours ) des unités de production d’énergie suffisantes a sa propre consommation. Je suis persuadé que , maintenant vu le contexte actuel , il ne serait plus possible de construire de grands barrages hydraulique, sources abondantes d’énergie renouvelables et régulateurs de crues .( on invoquerait les dangers de rupture , la pollution visuelle gachant les panoramas montagnard etc ) . jvk


5. mercredi 4 novembre 2020 à 10:17

Pollution visuelle

Trop heureuse que mon boulot serve à quelque chose :-)
Merci Daniel !
AM


6. mercredi 4 novembre 2020 à 17:11, par Philippe Dagorne

Pollution visuelle

Ah ! Ma pôv dame, décidément, tout est bien compliqué en cette « douce France ».
Tant de projets, désormais, qui sont contestés, non pas parce qu’ils pourraient être nuisibles à notre santé, à notre sécurité, non, tout simplement parce qu’ils viennent légèrement ombrer la conception que beaucoup d’entre nous se font de leur petit confort.

• Une voie de contournement pour laisser respirer une petite ville, y développer son commerce, des rues plus sûres, un contournement plus rapide, etc. Oui, excellente idée MAIS, à la condition qu’ils n’aient pas la mauvaise idée de la tracer devant ma propriété. Dans le cas contraire, j’entre en résistance.

• Un accueil décent pour des réfugiés fuyant la misère et la guerre. Démarche très généreuse MAIS, pas dans ma commune, ce pourrait être des voleurs, voire pire et, de plus, ça fera baisser le prix de l’immobilier.

• La construction d’un centre pénitentiaire décent, humain, susceptible d’accompagner, de réinsérer et non d’entasser dans un climat de violence physique et psychologique femmes et hommes auteurs ou présumés coupables de crimes et de délits. voilà une expérience sûrement intéressante et humaniste MAIS, à la condition que ça ne vienne pas nuire à la tranquillité de notre campagne et surtout que ça n’alimente pas le climat d’insécurité grandissante.

• Une implantation de logements sociaux dans un quartier résidentiel. Ah ! La mixité sociale, joli concept MAIS, il ne faudrait pas que ça vienne faire baisser le bon niveau de notre collège, la valeur de ma maison et puis ces gens-là n’ont pas les mêmes habitudes de vie que nous.

• Untel est accro à son tout nouveau smartphone, MAIS, il s’opposera par tous les moyens à l’érection d’une antenne visible de son jardin.

Je pourrais encore vous citer beaucoup d’exemples.
Savez-vous comment je les désigne tous ces projets ?
Je les appelle des P.U.M.A. Traduction : Projets Utiles Mais Ailleurs...
Ces P.U.M.A. ne sont à mon sens que l’affirmation grandissante de nos égoïsmes.

Alors, mesdames, messieurs, un peu de cohérence. Le militantisme ne vaut que quand il s’exprime dans la défense de l’intérêt collectif ou quand il entend protéger le plus grand nombre face à des risques sanitaires reconnus par des experts scientifiques indépendants.


7. mercredi 4 novembre 2020 à 17:28

Pollution visuelle

Peut-on appeler "militants" des gens qui ont seulement peur que la vue ’très lointaine" d’éoliennes fasse baisser le prix de leur maison ?
AM


8. mercredi 4 novembre 2020 à 20:55

Pollution visuelle

AMISH D’UN JOUR :

Il y a quelques années, alors que nous étions trois filles, avec nos ânes attelés, sur la voie verte de Concarneau à Roscoff (150 kms de pur bonheur !), notre hébergement du soir nous informe que, suite à un gros dégât dans le gÎte, ils ne peuvent nous proposer qu’une cabane en lisière de bois sans eau ni électricité. Nous acceptons bien sûr, trop heureuses d’avoir un toit sur nos têtes et une pâture pour nos bêtes.

L’exploitation est vaste et pratique l’élevage de chevaux, d’ânes et de diverses races de chiens. On nous recommande, à l’entrée de la propriété, de remplir des jerricans d’eau et de les charger sur nos carrioles jusqu’à la cabane à 500 mètres de là . Tout près de la cabane, des mètres de rubalises ceinturent l’entrée du bois.

- "C’est à cause de notre élevage de chiens primitifs, nous expliquent obligeamment les propriétaires. Surtout ne franchissez pas les rubalises car ils ont horreur d’être dérangés".
J’ai l’impression d’être la femme de Barbe Bleue à qui l’on interdit l’accès à certain cabinet...A la seule différence que moi, je n’ai aucune envie d’aller voir au delà des rubalises.

Nous nous hâtons de préparer la pâture de nos ânes et de nous installer avant que la nuit tombe. Nous dÎnons dans une semi-obscurité et nous nous couchons. Dans la nuit, un long braiment terrifiant nous réveille en sursaut. Christine, persuadée d’avoir reconnu la voix d’Ulysse, son âne adoré, bondit hors de son lit et décide d’y aller voir. Elle craint une attaque de chiens primitifs alléchés par les jarrets dodus de nos bêtes. Je lui confie la seule lampe que nous possédons et lui dis que nous la rejoignons, le temps d’enfiler nos chaussures.

Mal nous en a pris. Dehors il fait une nuit d’encre (dedans aussi d’ailleurs). Nous ne voyons même pas nos mains et, sitôt sorties de la cabane, nous perdons tous nos repères. Dominique et moi errons vaguement, accrochées l’une à l’autre. Comme Christine ne revient pas, je vois venir le moment où nous allons devoir dormir, couchées en chien de fusil sur un carré de mousse, à quelques mètres de l’enclos de ces satanés chiens primitifs.

Enfin une lueur apparaÎt au loin. C’est Christine ! Avec ma lampe ! Si on m’avait dit que je bondirais de joie à la simple vue d’une lampe de poche ! Et, comme un bonheur n’arrive jamais seul, elle nous annonce que les ânes vont bien et que nous pouvons aller nous recoucher.

Croyez-moi : un jerrican d’eau, un toit et une lampe de poche c’est déjà le début du bonheur.................................. Elizabeth Mahé


9. samedi 7 novembre 2020 à 14:58

Pollution visuelle

En attendant le futur collectif citoyen qui prônera l’interdiction de couper du bois, je profite de la chaleur de ma cuisinière à bois, c’est toujours ça de pris ! Et puis quand on nous aura interdit l’éolien, le nucléaire, le charbon, le bois et le solaire et bien je ferai contre mauvaise fortune bon coeur : je rongerai mes patates crues et j’irai suçoter quelques prunelles en guise de dessert. Peut être même pourrai-je louer mes attelages à prix d’or pour le transport ? Et faire du combustible en mélangeant crottin et paille ? J’entrevois nettement des lendemains qui chantent............................... Elizabeth Mahé


10. dimanche 8 novembre 2020 à 09:06

Pollution visuelle

Ne désespérez pas Elisabeth quand vous aurez rongé vos dernières patates et sucé quelque prunelles , et si vous avez trop froid , vous avez l’immense chance de pouvoir demander a vos compagnons de voyage de vous acceuillir dans leur dortoir et profiter ainsi de leur douce chaleur animale . jvk


11. dimanche 8 novembre 2020 à 09:21

Pollution visuelle

Je ne suis pas contre l’interdiction de brûler du bois dans des appareils "rustiques" ou des cheminées (les Parisiens qui en subissent une pollution supplémentaire ne me contrediront pas) MAIS JE SUIS CONTRE L’INTERDICTION DE LE COUPER !
Que ferais-je alors de mes ormes agonisants si Guéna ne vient plus leur procurer les "derniers soins" ?
AM


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