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Le radeau de la banquise

mardi 8 mai 2007

Latitude 87 ° 50 ’ nord. Il est là qui se signale par ses deux mâts émergeant de nulle part.

« Tara », le grand voilier polaire, parti de Lorient le 11 juillet dernier, est échoué comme une épave enkystée dans la mer de glace. Par les hublots givrés, le regard plonge sur un océan figé.

L’apparence solide de la surface n’est qu’un leurre. C’est le gris des couches de glace nouvellement formées et épaisses de quelques centimètres seulement qui l’indique. Le bleu du ciel se reflète dans les multiples voies d’eau libre serpentant entre les plaques.

Ils sont là, devant nous, Grant, le Néo-Z élandais, Viktor et Gamet, les Russes, Nicolas, Mathieu et les autres, les Français, en un groupe compact immobile sur le bord de la piste. Huit marins, techniciens et scientifiques de l’extrême qui se sont laissés emprisonner par la banquise à bord de leur « radeau » polaire bardé de haute technologie. Leurs trognes rouges et cuivrées pointent sous la capuche des épaisses parkas polaires. Emotion et accolades... Depuis trois longues semaines, ils attendaient le DC-3, leur navette pour regagner la terre.

Après huit mois de dérive arctique dont cinq dans la nuit polaire permanente, ils commençaient à s’inquiéter. Des mauvais génies - sous forme d’intérêts privés et de dysfonctionnements bureaucratiques - s’étaient évertués, en Russie, à bloquer, depuis la fin mars, le parachutage de 30 tonnes de matériel sur la banquise, indispensable à la construction de la piste d’atterrissage et à l’organisation, autour de « Tara », d’une base polaire pour accueillir les scientifiques européens, russes, canadiens et américains du programme Damoclès..../...

Jamais aucun voilier n’est monté aussi près du sommet de la planète. Toute l’expédition rêve de la voir passer pile sur le pôle Nord géographique à 90 °. Mais c’est le vent et les courants qui en décideront.

Patrick Filleux
Le Nouvel Observateur

Commentaires

  • Le radeau de la banquise

    L’apparence solide de la surface n’est qu’un leurre. C’est le gris des couches de glace nouvellement formées et épaisses de quelques centimètres seulement qui l’indique. Le bleu du ciel se reflète dans les multiples voies d’eau libre serpentant entre les plaques.

    A la pomme qui me cloue le bec

    j’en vole une partie, sans alambic

    Trop gourmand des mots, je m’incline

    L’instinct me dit l’angle en décline

    Faite gaffes à vous en sublime....

    Foudebassan

    merci..

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