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Groix encore dans Libé :-))

mardi 21 août 2007

Les îles font leur cinéma à Groix
Festival. La 7e édition met Cuba à l’honneur.

Après avoir bourlingué aux quatre coins de la planète, Jean-Luc Blain, reporter radio et télévision, a lancé en 2001 sur l’île de Groix, en Bretagne, le festival international du film insulaire, unique événement cinématographique entièrement consacré aux îles.

« Partout dans le monde, les problématiques de l’insularité sont les mêmes, explique t-il , l’isolement, le sentiment de liberté mais aussi d’enfermement, les problèmes de ravitaillement… On a voulu être à un moment donné un peu le carrefour des îles du monde. » Modeste par sa taille (cinq jours, une soixantaine de films programmés), ce festival n’en est pas moins ambitieux par son contenu. Chaque année, 250 films sont visionnés pour une douzaine en compétition. Seule ligne de conduite : l’humain. « Ce qui nous intéresse, c’est comment les gens vivent sur les îles, précise Yann Stephan, programmateur du festival. A partir de là, film historique, politique, ethnologique, tout est possible… »

Cette septième édition permettra de découvrir les destins de treize femmes malgaches, la décrépitude de Nauru, petite île du Pacifique sud minée par la corruption, ou comment la communauté de l’île d’Eigg (Ecosse) tente de survivre, avec un film au titre engageant : Nous sommes nés pour marcher sur la tête des rois.

Hors compétition, quelques perles dont ce Made in Jamaïca qui traite de la génération actuelle de musiciens sur l’île qui vit naître le reggae et Bob Marley. Chaque année, une île est aussi particulièrement à l’honneur. Après Haïti et les Marquises, c’est cette fois Cuba, avec la présence de deux figures emblématiques du cinéma cubain, Fernando Perez et Juan Carlos Cremata Malberti (Viva Cuba) et la projection d’une vingtaine de fictions et docus, d’hier et d’aujourd’hui, tournés sur l’île. « On a essayé d’éviter les caricatures pour se concentrer sur des films traitant de la vie quotidienne, souligne Yann Stephan.

Ce qui n’empêche pas la critique, notamment à travers un humour omniprésent. » Sur le site de Port-Lay, qui domine l’océan, concerts et projections de photographies en plein air sont aussi prévus. Et un dernier bateau vers une heure du matin pour qui ne pourra dormir sur place.

Par Pierre-Henri Allain Libération mardi 21 août 2007

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