« Anita, de Groix »

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire"

Proposé par le Fifig...

Le vendredi 21 août 2020 à 21h30

Place de Kerlard à 21h30 :

"L’île d’elles"
Chroniques et films insulaires de Groix

Avec Lucien Gourong

La première image qui nait dans l’esprit quand est évoquée l’île de Groix est celle de ses thoniers et de ses marins, ces célèbres dundees et ses non moins renommés chiqueurs de toile comme les avait appelés Auguste Dupouy. Les stéréotypes ont fait bien souvent oublier que Groix fut d’abord et avant tout une histoire de femmes, mères, épouses, sœurs, filles, une gente féminine de marins certes, mais aussi vestales du foyer, seins nourriciers, garantes du ménage, éleveuses des enfants, travailleuses acharnées de la terre.

C’est la raison pour laquelle le Fifig avait décidé de mettre à l’honneur dans son édition 2020, si elle avait eu lieu normalement, c’est à dire en dehors de tout risque lié à la pandémie qui frappe le monde, le rôle des femmes dans la vie insulaire et avait demandé à Lucien Gourong d’imaginer un spectacle intégrant de nombreux artistes prévu à Port-Lay. Celui-ci avait imaginé une fiction où une jeune femme de l’île, personnage romanesque baptisée Clémence Tonnerre, née à Kermario au début du XXe siècle, décide, une fois les horreurs de la boucherie de 14-18 quelque peu estompées, d’aller visiter le monde, voir comment il a changé, s’il est devenu meilleur, si l’on vit mieux ailleurs. Quête de chimères. Fuite d’une île devenue pour la jeune femme un carcan.

C’est sur cette trame que Lucien Gourong, accompagné par Laurent Morisson, improvisera à Kerlard en imaginant au travers d’une correspondance entre Clémence écrivant des quatre moins du monde et sa mère restée à l’île de Groix ce que furent ces années de l’après-guerre, ces années 30 que l’on qualifiera de folles plus tard.
Pour agrémenter ce tissage de mots : quatre films consacrés à Groix, celui d’Emmanuel Audrain sur Mélanie Tenin, celui sur Jocelyne de Quéhello réalisé par Bernard Bloch, et deux archives de l’INA.

En prévente uniquement.

Jauge maximale de 150 personnes, places assises.

Couvrez-vous bien pour être au chaud !