« Anita, de Groix »

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire"

Loi sur la fin de vie

Publié le 10 avril à 16:44

De nouveaux députés Les Républicains ont bloqué le débat Et toujours avec la même manière d’agir : un dépôt massif d’amendements. Cinq parlementaires LR ont été particulièrement actifs ici dont Marc Le Fur (394 amendements). « Il s’agit là d’un quarteron de députés voulant empêcher la discussion sur un sujet de société majeur » , déplore O. Falorni.

Ouest-France

Commentaires :

1. samedi 10 avril 2021 à 19:13, par vincent

Loi sur la fin de vie

Pour une fois, je pourrais être presque d’accord avec les intentions LR…

La fin de vie, c’est tellement important, ça touche absolument tout le monde. Plutôt qu’un débat parlementaire pour accoucher d’une loi, pourquoi pas un référendum ?

Un vrai, bien démocratique, pas comme en 2005 bien sûr… personnellement, j’y voterais pour une légalisation de la fin de vie librement consentie.

Allez, je me suis lâché. Permettez-moi d’avancer sur ce sujet majeur en confrontant nos avis…


2. lundi 12 avril 2021 à 17:33, par vincent

Loi sur la fin de vie

Bon, personne ne veut m’aider… tant pis pour moi… dommage quand même, parce qu’avec l’avis de seulement quelques milliers de lecteurs du blog, on faisait carrément de l’ombre au dernier sondage Ifop-Fiducial qui place Macron devant Le Pen en 2022… mais bon, défection... mon amour-propre en prend un coup... je ne vais pas bouder pour autant... juste souffrir en silence…

D’ailleurs, tiens, pourquoi souffre-je ? Alors que je ne vois personnellement aucune vertu dans la souffrance ?

Tout d’abord, pardonnez par avance ma grande ignorance de la chose religieuse qui pourrait me faire dire des con..ries, mais... la souffrance n’est-elle pas une façon de se laver du pêché originel ? « Â Tu enfanteras avec douleur », la peine, les épines, la sueur et tutti quanti ?
Et donc, pour ma fin de vie, il faudrait aussi que je souffre, manière de bien me racheter...

Ou alors… ou alors la vie, vers sa toute fin, a un prix… élevé, le prix… d’une rentabilité qui justifierait qu’on n’abrège pas celle-ci quelle que soit la manière dont on la supporte… non, ça c’est pas possible, c’est trop énorme… complotiste va !

Ou alors… puisque je refuse de m’agenouiller ni devant Dieu ni devant la société de consommation (fût-elle celle des « Â produits » de la fin de vie, style soins palliatifs par exemple), je serais obligé finalement de me soumettre aux devoirs, aux interdits, aux codes implicites de la famille (ce ne sont pas les lobbys qui manquent la aussi)… en attendant une nouvelle Simone Veil...

Argh… je suis cerné… finalement, vous êtes miséricordieux de m’avoir fait souffrir, puisque si rien ne change, la souffrance, pour la fin de ma vie, il va donc falloir que je m’y habitue… en silence... ;o)


3. lundi 12 avril 2021 à 19:15, par Daniel

Loi sur la fin de vie

Tu voulais un débat, je vais essayer de te faire plaisir mais tu vas être déçu ou rester sur ta fin

Pour moi, je n’envisage pas d’aborder ce sujet avec une vision "politique" du sujet , cela n’a rien à voir avec les clivages traditionnels gauche/droite , riche/pauvre, négrier/travailleur .

Le blocage à la chambre des députés par le biais d’un dépot massif d’amendements (LR aujourd’huis mais pratique strictement identique mise en oeuvre par la France Insoumise sur la réforme des retraites) n’est pas à la hauteur du sujet .

J’aimerai bien que l’on m’expose sereinement les insuffisances actuelle de la loi Léonétti (que je ne connais pas dans le détail) ? une connaissance a choisi ,dans ce cadre juridique, de cesser de se battre contre la maladie , et ce choix a été respecté par l’équipe soignante et la famille et il n’a pas eu besoin de s’exiler ni en Suisse ni en Belgique....

D’une manière certaine le recours à un référendum sera , à mon avis , un mauvais choix car la question posée à un électeur ne peut pas se limiter pas à dire oui ou non à ce type de sujet ? Les partis pris pour ou contre celui qui présenterait la question, les digressions sur le sujet en parlant société de consommation ou de pratiques religieuses et autres (ton message en est bien l’illustration) n’en sont que la preuve formelle de ce qui peut polluer un débat de société effectivement majeur.

maintenant ce n’est que mon avis


4. mardi 13 avril 2021 à 07:50, par vincent

Loi sur la fin de vie

Daniel, Daniel… tu sais bien que la seule déception potentielle de te lire, c’est celle de ne pas le faire assez souvent.

Tu sais aussi que je ne peux pas être insatisfait d’une confrontation d’idées. Merci d’en proposer cette richesse.

D’abord je te rejoins entièrement sur le fait qu’on devrait bien être dans un débat de société. Et donc qu’effectivement les clivages traditionnels que tu cites ne devraient pas venir contaminer le sujet.

Mais alors dans ce cas, l’Assemblée nationale et le Sénat sont-ils les meilleurs espaces pour proposer cette réflexion ? Ne peut-on pas imaginer au contraire qu’il s’y joue des choses très « Â politiques »Â ? Par exemple, les 3000 amendements de LR ne pourraient-ils pas « Â servir » discrètement les intentions de la majorité, apparemment pas super chaude pour ce débat (il suffit d’entendre Véran trouver le moment « Â non opportun » et sortir en vitesse son plan national des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie, qui n’a absolument rien à voir avec ce qui se joue ici).

Ensuite, l’obstruction parlementaire par les amendements. Si ce n’est effectivement pas « glorieux » de prime abord, ça reste un outil légal des oppositions. Doit-on la trouver à la hauteur ou pas à la hauteur ?

La loi Léonetti, je suis dans le flou comme toi, j’ai bien l’impression que personne ne connaÎt exactement toutes ses applications… à tel point que des parlementaires demandent de « Â l’évaluer » avant toute chose.

La fin de vie librement consentie, pour moi, c’est éliminer l’incertitude d’une potentielle fin de vie de souffrance bien sûr, mais pas que (les soins palliatifs font très bien le job je suppose).

C’est surtout cette « Â légèreté d’esprit » de penser qu’au moment choisi, donc peut-être dans des jours ou dans des années, mais avec certitude, on pourra dire adieu à ses proches, avant de glisser gentiment vers sa mort. Et peut-être donc vivre plus « Â pleinement » jusque là .
Il me semble qu’on est là sur un « Â autre niveau ».

J’aurais aimé être bon en philo pour mieux en parler, mais en terminale déjà , mon prof me disait « Â Bon, Vincent, je vous interroge ou bien je vous mets zéro tout de suite »Â ? Donc je vais m’abstenir…

Je suis aussi d’accord avec toi sur les « Â pièges » du référendum. Pour moi, il peut essentiellement être pipé par les questions posées, plutôt que par celui qui les pose. C’est un outil à double tranchant en effet. Mais pratiqué dans les règles, avec des citoyens qu’on éclairerait vraiment (si, si...), je reste persuadé qu’il serait un dispositif adapté, et qu’il éviterait peut-être plus qu’un autre les « Â digressions pollueuses »Â  ;o)


5. mardi 13 avril 2021 à 10:57, par loi Veil sur IVG

Loi sur la fin de vie

Daniel , dans son exposé , site un exemple ou tout c’est tés bien passé , l’équipe soignante ayant pratiqué le protocole de la loi Léonetti .Est ce possible dans tous les cas ?? : Dans le stade final il est obligatoire de passer par une intervention humaine pour débrancher l’appareillage ou administrer le sédatif salvateur. Le médecin opérateur peut , au nom de son éthique personnelle ou de son serment d’Hippocrate ,refuser . Ce n’est pas une hypothèse d’école car, quand car il y a eu la discution , le vote puis la mise en pratique de loi Veil sur l’IVG ,la société française s’est affrontée, déchirée, insultée ( assassins !,faiseur d’anges ! , avorteurs ! etc, etc ) allant jusqu’ a saccager des centres IVG et malmener le personnel Parmi les opposants a cette loi il y avait certes des autorités religieuses mais aussi des médecins et meme des sommités médicales de l’époque !! . Il y a une certaine similitude entre la loi Veil (le droit de donner, en toute conscience et liberté , la vie ) et le droit de renoncer volontairement a la vie en cas souffrance excessive ou de maladie incurable mais cela . implique l’intervention d’une tierce personne du monde médical , elle meme d’accord sur ce principe et cette éthique . Je suis entièrement d’accord avec Daniel que ce pb n’a rien a voir avec la politique " clivage traditionnel gauche-droite..." ; c’est essentiellement un choix personnel dont on n’a de compte a rendre personne. jvk


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