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CHARTE DU TOURISME DURABLE DES NATIONS UNIES (de 1 à 13)

samedi 26 mars 2005

il existe au niveau des Nations Unies cette CHARTE qui ne demande qu’à se faire appliquer , notamment pour des territoires fragiles comme une île...

il reste à convaincre les élus et les députés pour une application plus volontaire !

Voici quelques extrait, que vous pouvez compléter avec le site <insula.org/tourism>

" Conscients : que le tourisme est un phénomène de portée mondiale qui répond aux plus profondes aspirations de tous les peuples, ainsi qu’un important élément de développement social, économique et politique pour de nombreux pays

Reconnaissant que le tourisme, de par son caractère ambivalent, puisqu’il peut contribuer de manière positive au développement socio-économique et culturel, mais aussi à la détérioration de l’environnement et à la perte de l’identité locale, doit être abordé dans une perspective globale.

Conscients que les ressources sur lesquelles se base le tourisme sont fragiles et que la demande pour une meilleure qualité de l’environnement est croissante

...

Rappelantnt la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies et les nombreuses déclarations des Nations Unies, tout comme les conventions régionales sur le tourisme, l’environnement, la préservation du patrimoine culturel et le développement durable.

EN APPELLENT à la communauté internationale et DEMANDENT, en particulier, aux gouvernements, aux pouvoirs publics, aux décideurs et aux professionnels du monde du tourisme, aux associations et aux institutions publiques et privées dont les activités sont liées au tourisme et aux touristes eux-mêmes, d’adopter les principes et les objectifs de cette Déclaration, qui sont les suivants :

1
Le développement touristique doit reposer sur des critères de durabilité ; il doit être supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique et équitable sur le plan éthique et social pour les populations locales.

Le développement durable est un processus encadré visant une gestion globale des ressources afin d’en assurer la durabilité, tout en permettant de préserver notre capital naturel et culturel, y compris les espaces protégés. Le tourisme étant un puissant instrument de développement, il peut et doit jouer un rôle actif dans la stratégie de développement durable. Une bonne gestion du tourisme doit donc garantir le caractère durable des ressources dont cette activité dépend.

2
Le tourisme doit contribuer au développement durable, en s’intégrant dans le milieu naturel, culturel et humain ; il doit respecter les équilibres fragiles qui caractérisent de nombreuses destinations touristiques, en particulier les petites îles et les zones écologiquement fragiles. Les incidences du tourisme sur les ressources naturelles, sur la biodiversité et sur la capacité d’assimilation des impacts et des déchets engendrés, doivent rester acceptables.

3
L’activité touristique doit considérer ses effets induits sur le patrimoine culturel et sur les éléments, les activités et la dynamique traditionnels de chaque population locale. La reconnaissance de ces facteurs locaux et le soutien de leur identité, de leur culture et de leurs intérêts doivent être des points de référence incontournables lors de la conception des stratégies touristiques, en particulier dans les pays en voie de développement.

4
La contribution active du tourisme au développement durable présuppose nécessairement la solidarité, le respect mutuel et la participation de tous les acteurs, du secteur public et privé, impliqués dans le processus. Cette concertation doit se baser sur des mécanismes efficaces de coopération à tous les niveaux : local, national, régional et international.

5
La préservation, la protection et la mise en valeur de la richesse du patrimoine naturel et culturel offrent un cadre privilégié pour la coopération. Cette approche implique que tous les responsables relèvent ce véritable défi qu’est l’innovation culturelle, technologique et professionnelle, et concentrent leurs efforts pour créer et mettre en oeuvre des instruments de planification et de gestion intégrés.

6
Les critères de qualité visant à assurer la préservation de la destination touristique et le degré de satisfaction du touriste, critères définis de manière conjointe avec les populations locales et basés sur les principes du développement durable, doivent être des objectifs prioritaires lors de la formulation des stratégies et des projets touristiques.

7
Pour participer au développement durable, le tourisme doit se baser sur l’éventail de possibilités qu’offre l’économie locale. Les activités touristiques doivent pleinement s’intégrer dans l’économie locale et contribuer de manière positive au développement économique local.

8
Toute option de développement touristique doit avoir une incidence effective sur l’amélioration de la qualité de vie de la population, et contribuer à l’enrichissement socio-culturel de chaque destination.

9
Les gouvernements et les autorités compétentes doivent entreprendre des actions de planification intégrées du développement touristique en partenariat avec les ONG et les populations locales pour contribuer au développement durable.

10
Reconnaissant l’objectif de cohésion économique et sociale entre les peuples de la planète comme un des principes fondamentaux du développement durable, il est urgent que soient mises en place des mesures permettant un partage plus équitable des bénéfices et des charges engendrés par le tourisme. Cela implique un changement dans les modèles de consommation et l’introduction de méthodes de fixation de prix permettant l’intégration des coûts environnementaux.

Les gouvernements et les organisations multilatérales devraient donner priorité et renforcer les aides directes ou indirectes destinées aux projets touristiques contribuant à l’amélioration de la qualité de l’environnement. Dans ce contexte, il convient d’étudier l’application harmonieuse au niveau international d’instruments économiques, juridiques et fiscaux, afin de garantir l’utilisation durable des ressources dans les activités touristiques.

11
Les régions vulnérables, aujourd’hui et à l’avenir, du point de vue de l’environnement et de la culture, doivent être considérées comme prioritaires pour la coopération technique et les aides financières en vue d’un développement touristique durable. Les régions particulièrement dégradées par des modèles touristiques obsolètes et à fort impact doivent aussi faire l’objet d’une attention particulière.

12
Le développement des formes alternatives de tourisme respectant les principes du développement durable ainsi que la diversification des produits touristiques constituent des facteurs de stabilité, à moyen comme à long terme. Il convient, dans ce sens , et en particulier dans le cas de nombreuses petites îles et des zones écologiquement fragiles, de favoriser et de renforcer de manière active la coopération régionale.

13
Les gouvernements, l’industrie, les autorités, et les ONG compétentes en matière de tourisme doivent encourager et participer à la création de réseaux accessibles de recherche, de diffusion d’information, et de transfert de connaissances et de technologies appropriées en matière de tourisme durable.

etc...

ak

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