« Anita, de Groix »

"Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire"

Une vie sur les ondes

Publié le 19 janvier 2014 à 11:25

Les Nouvelles de Lorient Agglomération / n° 14

Homme de radio, baroudeur, énergique et volontaire, Jean-Luc Blain était une figure incontournable de Groix. Le 27 novembre 2013, ce journaliste, amoureux de la vie et des îles, s’est éteint après des mois de combat contre la maladie.
Une bonne poignée de main, la moustache fournie, le sourire aux lèvres et l’envie de déplacer les montagnes. Tout le monde à Groix connaissait Jean-Luc Blain. Il a participé à la création du FIFIG, le Festival international du film insulaire de Groix, et l’a dirigé presque jusqu’au bout. Il a créé le parc d’aventure acrobatique Parcabout en 2007 avec le mateloteur Cédric Chauvaud et François Desnoyers, ancien de Radio France. Radio France, le fil rouge de sa vie de baroudeur. « Son intensité de vie en vaut bien deux ou trois » disent ses amis. Il débute la radio dans les années 70, notamment aux côtés de José Artur sur France Inter, et participe à la création de Radio Mayenne en 1980 à Laval. Homme de terrain, il devient grand reporter à France Inter pour son émission « Passerelles » avec sa compagne, Dominique Agniel.
Ensemble, ils sillonnent le monde d’Haïti à l’Afghanistan, de l’Irlande à la Nouvelle-Calédonie. Voyageur insatiable, il se lance avec sa femme et leur fils dans un tour du monde à la voile qui les mènera jusqu’aux îles Marquises, archipel isolé du Pacifique Sud. De retour à Paris, Jean-Luc Blain est nommé directeur adjoint de RFO (Réseau France Outre-Mer). Et c’est en 2000 qu’il pose ses valises chargées à Groix, son île de coeur, là où il passait ses vacances enfant, Là où il a appris à naviguer.

Dominique Agniel,
Grand reporter, ancienne compagne de Jean-Luc Blain
Jean-Luc avait la radio dans le sang. C’était aussi une voix qui marquait et dont beaucoup de gens se souviennent. Homme de contact, ïl liait des amitiés très fortes. Il était passionné, entier dans un sens comme dans l’autre : il pouvait même renoncer à un sujet si la personne ne lui plaisait pas. Il y avait toujours plein de monde chez lui : il ne supportait pas la solitude. Et avec Jean-Luc, les choses allaient très vite, il avait une énergie phénoménale.

François Baron, Président du FIFIG
Jean-Luc, c’était un homme de parole. Celle de la radio d’abord : il disait que la parole nous en apprend plus que l’image. Ensuite, il était très franc et ne s’embarrassait pas de diplomatie. Il donnait toute sa confiance, sans réserve. Jean-Luc était une bourrasque, un ouragan. Il avait tous les jours une idée nouvelle, un vrai fonceur, C’était un bon vivant, toujours entouré, plein d’humour.

Yann Stéphant, Directeur artistique du FIFIG
Je le trouvais grande gueule mais finalement, il est devenu mon meilleur ami. Il était bouillonnant, sans être hystérique. Jean-Luc était un passionné des êtres humains, partout dans le monde. Il s’intéressait autant aux GroisilIons qu’aux Afghans ; il s’adressait de la même manière aux paysans et aux ministres. C’était quelqu’un qui adorait discuter, échanger, débattre et raconter.

Etienne Bourgois, Président de Tara Expéditions, directeur général d’Agnès b
Jean-Luc avait son franc-parler mais il parlait à tout le monde, avec beaucoup de simplicité. Il aimait mélanger les gens, les cultures et les opinions... Son moteur, c’était d’aller à la rencontre des autres, il était confiant dans l’humain, il croyait dans la personnalité des gens. D’ailleurs c’est par lui que Tara est venu à Lorient : encore une histoire de rencontres et de personnes, autour de lui.

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