Les rues semblaient désertes,
Les métropoles exsangues.
Dans l’étrange lucarne,
Les experts bégayaient
Et les masques manquaient…

S’abattit en un soir
Un étrange silence
Tel un voile d’angoisse...

Mais dès le lendemain,
Tout là-haut, dans le ciel
Se montra le soleil,
Toujours un peu curieux…

Il inondait songeur
Des étendues de plages
Soudain devenues vierges.
Il caressait la lande
Où quelques vifs lapins
Incrédules couraient…

Il avait écarté
Après un long hiver :
Quantité de nuages,
Multitude de brumes…

Juste pour observer
Le monde sidéré,
Hier encore arrogant…

Le voilà, désormais,
Se calfeutrant, peureux,
Pour échapper qui sait ?
Au coronavirus...

La nature innocente
Se vêtit de printemps
La saison des amours
Mélodie volatile…

L’infiniment petit
Lui, menaçait de mort
Des humains dont certains
Se prenaient de remords…

Fourbe ennemi sans doute,
Enfant de nos errances
Venu immatériel
Sonner sur notre terre

La fin de la récré...