"Je suis allé dans des villes, des villages et des campagnes dont je ne savais pas grand-chose, voire rien. Mais j’en connaissais des gens, et ces gens m’avaient donné envie d’en apprendre davantage sur leur coin de France."

Pour Groix, P. Meyer raconte avec humour, par exemple, la gendarmerie et ses gendarmes. Il s’est également penché sur l’histoire.
Il constate que plus d’un insulaire aujourd’hui jaloux de son identité n’aurait pas à chercher bien haut dans son arbre généalogique pour y trouver un ou plusieurs aïeux venus de l’intérieur pauvre d’une Bretagne crève-la-faim. Il évoque le dépérissement de la pêche et la vente des maisons ou des terrains aux "néos".
Un paragraphe obligé est consacré aux tarifs démentiels des transports maritimes imposés par Véolia.
Une bonne partie de son sujet est consacré au travail remarquable de quelques associations. Ile teatro et son "infatigable infirmier" devenu directeur artistique tient une place de choix, accompagné par Ile de Groix 4001 et sa fête de la soupe. Viennent ensuite Saint Gunthiern et l’entretien de vieilles pierres, les collectionneurs de cartes postales et documents, tout ce beau monde se retrouvant lors des évocations du passé initiées par les Pauses-café.
Les pages consacrées à Jo qui passa "de la cale à la cave" de Ti Beudeff sont parmi les plus documentées, ce qui n’étonnera personne :-) Pas plus que le lien naturel qui se créa entre ce marin grek et Jean Luc, dont P. Meyer relate, entre autres choses, l’hommage qui lui fut rendu lors de ses obsèques.
Merci Mr Meyer d’avoir su écrire ce que beaucoup de "néos" aimeraient dire aussi bien que vous à propos de cette île qui est devenue leur refuge.