L’hiver arrive, les rangs s’éclaircissent... Mais 8 sur 10 des membres de la Commission Extra-Municipale ont été attentifs à l’exposé du Directeur de l’EHPAD qu’ils avaient invité avant son prochain départ pour Pluvigner.
L’intérêt qu’ils portent au fonctionnement de ce qui sera sans doute le domicile futur d’une partie d’entre eux les a amenés à poser bon nombre de questions auxquelles Mr David s’est prêté de bonne grâce en leur consacrant une large partie de son temps.

Celui-ci a fait l’historique de l’évolution de la structure passant de Foyer-Logement simple en FL avec Section de Cure médicalisée.
Ce système s’est vite révélé imparfait, les 10 lits affectés à la SCM se révélant insuffisants.
La décision de transformer l’établissement en EHPAD a donc été prise et concrétisée en juillet 2007.

Mr David nous a longuement expliqué, dans ce cadre, les différents statuts des personnels ainsi que les sources de financement des différentes prises en charge.
Nous sommes maintenant imbattables, EN THEORIE, sur l’AGGIR, le GMP (de 545), l’HAD, le rôle d’un Conseil de Vie Sociale, d’un médecin coordonnateur, par exemple, ainsi que sur les différentes actions de formation qu’il est possible d’organiser pour le personnel, entre autres et etc...

La théorie rejoignant rarement la pratique dans ce genre de mini-structure, nous avons vite fait le constat qu’avec un prix de journée quasiment le plus bas parmi les EHPAD du département, (avant-dernier de sa catégorie alors que la situation insulaire exigerait le contraire), il ne fallait pas espérer avoir le personnel qualifié que les textes imposent pourtant.
Le déficit budgétaire permanent ne peut se résorber non plus s’il n’est pas décidé de mettre à niveau ce prix pour au moins avoisiner les tarifs moyens.
Ce manque criant de financement oblige bien entendu à se contenter d’une rénovation des locaux (qui ne devrait provoquer qu’une augmentation inférieure à 3 euros/jour alors que la construction d’un établissement neuf entraînerait un surcoût supérieur à 12/ 15 euros/jour.)
La question de l’Aide Sociale a également été posée.
La plupart des résidents se refuse à faire appel à celle-ci. A contrario, il est arrivé qu’un résident le souhaite et que le Conseil Général se voit dans l’obligation de répondre négativement, les enfants refusant de communiquer le montant de leurs revenus.
Il n’existe pas de problèmes actuels de recouvrement. Une seule fois, la Direction a dû menacer une famille en retard de plusieurs mensualités, de se séparer d’un des résidents.
Le seul autre motif d’expulsion peut être "l’incompatibilité d’humeur" entre un patient et l’ensemble des résidents.

La prochaine réunion de cette commission est fixée au 11 février.