Médecin de campagne : «Je préfère fuir avant la catastrophe»
extraits du "blog de Borée"
J’ai des relations cordiales avec mes confrères du secteur, mais, à une exception près, pas grand-chose à partager. Je ne les ai jamais vus aller en formation, même pour une seule journée. Aucun groupe de pairs, aucun groupe Balint à moins de 50 km.
La majorité des médecins des environs a passé la soixantaine. Ils partiront bientôt à la retraite et je sais qu’ils n’auront pas de successeurs. Je sais à présent qu’on peut peut-être s’installer n’importe où, mais pas avec n’importe qui.
Nous serons des médecins partageant une vision similaire de notre métier. Autant que possible, nous serons interchangeables pour nos patients. Interchangeables pour pouvoir être, par exemple, à quatre ou cinq sur un équivalent de trois « temps pleins ».
Et dans l’idéal de l’idéal, des associés avec qui nous serons suffisamment en confiance pour mettre en place un partage des honoraires en fonction du temps de travail passé.

Au fait  ! Si, malgré ce que je viens de dire, un médecin avait envie de reprendre un cabinet situé dans une superbe maison médicale, au cœur d’une non moins magnifique région du sud-ouest, avec une patientèle globalement adorable et des dossiers tenus par un adepte de Prescrire aux tendances obsessionnelles, qu’il ou elle me fasse signe  ! Ce serait une bonne surprise.

B. Grosjean rue 89 18/03/13