Extrait :

Le squelette de Port Mélite donne de ses nouvelles

Le 12 août dernier, le squelette fouillé par les laboratoires de Rennes à Port-Mélite et mis en dépôt par leurs soins au musée a retrouvé sa mâchoire : le département d’archéologie de National Museums of Scotlands a procédé à la première partie des nouvelles analyses, avec le Scottish Universities Environmental Research Centre.

Les résultats de cette nouvelle analyse, sur une molaire, effectuée au laboratoire de radiocarbone de Glasgow, donne une datation précise, d’environ 1 565 av. JC, avec une faible marge d’erreur, de seulement 35 ans.
Cette jeune femme d’une trentaine d’année est donc en pleine cure de rajeunissement par rapport à sa première datation de 1620 ans av. JC avec une marge d’erreur de 70 ans !

Un micro-échantillon de molaire a été prélevé, et servira l’année prochaine, dès que les financements le permettront, à une analyse isotopique de strontium, oxygène et sulfure, pour vérifier l’origine de cette jeune femme. Il est peu probable qu’elle soit d’origine étrangère, mais une confirmation d’origine locale sera également pertinente, puisqu’il s’agit d’étudier les relations entre les élites dans la première moitié du 2ème millénaire av. JC, et Clément Nicolas, venu ramener la mâchoire au musée, signale que la tombe de Port-Mélite, avec sa perle britannique, est exceptionnelle par la conservation d’ossements datables.

Nous ne pouvons que souhaiter une bonne continuation à Clément Nicolas pour son doctorat, et à Alison Sheridan pour le programme d’étude du Bronze ancien qu’elle pilote, et espérer qu’un jour, quand le musée pourra finalement être rénové, les progrès de la recherche dans ce domaine contribueront à une meilleure mise en valeur de l’emplacement privilégié de Groix sur les grandes routes maritimes dès les périodes les plus anciennes...

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