Questions diverses.(suite)

D. Yvon intervient sur la propreté des plages lors de l’été (et ceci, dit-il, pas dans un sens démagogique). Il souligne le nombre important de visites en mairie sur le sujet et des plaintes collectées à l’OT.
Il se demande quelle est la réalité du voeu de protéger l’écosystème quand, deux jours après l’article sur le sujet, des tractopelles remuaient des tonnes de sable.
Il se pose également la question d’un manque d’entretien possible qui a conduit à ce que la cribleuse achetée en 2000 soit déjà inutilisable. Il faudrait d’après lui penser pour la saison prochaine à l’achat d’une machine comme celles de Ploemeur et Larmor-Plage qui nettoient leurs plages tous les matins.
Il propose de nettoyer au moins pour les familles la partie haute de la plage de Locmaria. (Rappel perso : c’est à la suite de nettoyages inconsidérés de cette partie que la route longeant la plage était menacée).
Le maire répond qu’il n’existe pas de machine idéale pour nettoyer les plages. Il faut aussi intervenir lorsque le coefficient des marées est en baisse, autrement cela n’est d’aucune utilité.

Le Chef de l’opposition embraye alors sur ce qu’il nomme des "exactions" pendant l’année et le reste de l’année :
- Les conseillers municipaux ne se récrieront pas : Groix a connu des débordements : viols, agressions physiques, les sanitaires du bourg saccagés..., tout ceci commis sous m’influence de drogues et de l’alcool. Nous sommes disposés à réfléchir au problème.
Il y a nécessité de recruter un éducateur. La loi du 5/3/2007 renforce le rôle du maire en donnant des moyens en direction des familles.
Il faudrait pour le moins éclairer les lieux de regroupement et lutter contre les attaques aux personnes.
Il est important de faire de la prévention. Je n’ai jamais parlé de répression.
En dehors de toute polémique, il faut que nous prouvions à la population groisillonne que nous pouvons travailler tous ensemble sur un sujet aussi grave.
Le maire répond que l’Etat ne donne pas de moyens financiers à hauteur des nécessités. Il se défausse.
J’ai fait parvenir une requête au préfet. A ce jour, je n’ai toujours pas de réponse.
Un certain nombre de familles sont extrêmement inquiètes. Les parents me paraissent avoir un rôle central dans ce domaine. Il y a accord sur ce sujet , il y a nécessité d’union sacrée dans ce domaine. Un éducateur dépend du Conseil général.
D. Yvon ajoute que plutôt qu’embaucher une personne supplémentaire en mairie, il faut faire l’effort d’en recruter un.
Il enchaîne sur la responsabilité des associations : - Leur but est de vendre le plus de bières possible.
A. Tonnerre souligne que prendre des mesures concrètes au niveau des associations et des super-marchés est un problème car les jeunes ne consomment pas les bières des assos.
J. Puillon remarque qu’on ne voit pas de gendarme la nuit dans les endroits fréquentés par les jeunes et se laisse aller à parler de "création de milice pour aller au charbon"
Le maire souligne que le tableau n’est pas si noir : 100% des élèves PRESENTES au brevet et au bac ont été reçus, certains avec mention.
Il parle d’une frange, souvent de milieux défavorisés qui subissent toutes les tentations.
Il indique aussi que les alcools forts contenus dans les sacs à dos des plus jeunes ont été achetés le plus souvent par les frères ou soeurs majeurs.
D. Yvon : On a connu des drames l’année dernière.
Le maire : on peut en connaître d’autres.

F. Le Pen pose la question de la programmation des actions de l’UFCV. Elle y remarque beaucoup d’actions de "garderie". Elle parle de la nécessité de préconiser une prise en charge de l’âge difficile et remarque l’absence de pré-ados au CLSH.

La parole est donnée au public. Je suis désolée, impossible de faire un compte-rendu exhaustif : les questions personnelles se mêlant aux récriminations en groupe et commentaires en aparté le rendaient impossible.
C’est d’ailleurs marrant de constater comme les électeurs d’un système sécuritaire ne respectent pas un minimum de discipline à leur propre niveau !

J’ai retenu naturellement mon intervention sur la jeunesse en danger dans laquelle j’incluais la question de l’application du quotient familial pour la cantine et le CLSH (mesure promise pendant la campagne et lors d’une précédente réunion du Conseil).
J’y signalais le prix UFCV prohibitif pour les personnes en ayant le plus besoin. Je propose même qu’on renverse la vapeur en accueillant les petits des familles en difficulté gratuitement et qu’on fasse payer les ados dont les familles peuvent en supporter le coût.
C’est à mon sens, lorsqu’un enfant est très jeune qu’il peut prendre l’habitude de loisirs collectifs et encadrés et non à partir de 12 ans où tout est déjà plié !
J’ai répété ce que je dis depuis sept ans : il y a obligation de faire appel à un éducateur spécialisé pour les enfants en danger et ne pas se satisfaire d’un animateur sportif qui n’encadrera que les volontaires pendant des horaires diurnes.
Naturellement, le délégué aux sports, qu’on croyait aussi en charge de la jeunesse, a réfuté l’idée du recrutement d’un éducateur. (je me suis alors permis de penser qu’il ne savait peut-être pas quel est le rôle exact de ce personnel qualifié, ce en quoi il ne serait d’ailleurs pas le seul !).

Il est signalé la dangerosité de la prolifération de cyclistes indisciplinés et il est remarqué la faible présence des agents municipaux sur le terrain.

Suite à la motion EDF, une personne demande s’il serait possible de se pencher sur la recherche de production d’énergie autonome sur l’île en étudiant les moyens existants (éoliennes et turbines sous-marines par exemple).

La question de comprendre quelle est la philosophie des recrutements municipaux est posée, l’option sociale ne paraissant pas devoir être retenue au vu de certains d’entre eux.