Compte-rendu, deuxième partie

-locations terrains à un agriculteur – ZB77 et ZB 80

Un jeune agriculteur qui a des projets de maraîchage (et autres) demande à louer les terrains communaux de Moustéro laissés par l’ex- exploitant de Quelhuit.
Pour l’un des terrains, le maire, favorable à l’expansion de l’agriculture durable, propose un bail amphitéotique de 25 ans ce qui permettrait l’édification d’un hangar. L’autre serait loué en bail rural (d’une durée de 12 ans).
André Tonnerre prend alors la parole et annonce qu’il s’abstiendra sur cette question car l’affaire Calloch et celle de Kerbus sur des terrains privés donnent à réfléchir.
D. Yvon se dit d’accord avec l’adjoint au port et développe l’argumentation :
"Il a été déjà beaucoup fait pour l’agriculture, ex les 55.000 € de grillage enfouis dans les ronces entourant des terrains pas cultivés. S’y ajoute l’achat d’un rotavator décidé hors Conseil Municipal servant à des agriculteurs. L’engin, sans doute malmené est hors d’usage et en dépôt depuis des mois dehors au Gripp. Maintenant, la commune va devoir payer les lames.
Certains agriculteurs font pression sur des personnes âgées fragiles en leur adressant des lettres recommandées. La plupart des terrains sont en jachère. On oublie de ramasser les récoltes. L’intérêt de se voir attribuer un maximum de surface est que celle-ci conditionne l’ampleur des subventions. Il est possible de lire sur le site du Ministère de la Culture que certain agriculteur touche 2500 € de subvention par mois. D’autre part, la zone de Kerbus ressemble plus à une décharge qu’à une zone agricole.
Nous attendrons donc un dossier plus précis."
Victor Da Silva abonde dans ce sens en précisant qu’il est pour le soutien aux projets de jeunes mais que là il a un doute.
J.M. Hesse précise que "des gens se sont chargés de les emmerder ce qui leur a fait perdre 2 ou 3 ans"
D. Yvon répond que cela ne justifie pas que le maïs ne soit pas ramassé ou que les bottes de paille pourrissent dans les champs. Il parle aussi du stock de poteaux électriques que les entreprises auraient dû rapatrier sur le continent et qui décorent maintenant certains terrains.
J.M. Hesse ajoute qu’il existe aussi 120 à 140 ha pas cultivés laissés par quelqu’un dont on ne sait pas ce qu’il devient.

Le maire affirme qu’il ne faut pas stigmatiser une profession. _ D’importantes subventions ont été aussi versées pour les productions céréalières.
On a cruellement besoin d’une agriculture sur l’île. La prolifération des ronciers et pruneliers donne une mauvaise image de l’île. L’épandage est aussi un problème, le jeune agriculteur pressenti a disparu. Il ne répond pas à nos appels.

Le débat est mal parti, je serais prêt à le représenter. Je ne dirai pas que certains sont des marginaux mais il y en a qui pensent que la qualité professionnelle se mesure à la taille du chapeau. Je propose une commission sur cette question avec présence de l’intéressé et sur la révision du PlU et les classements en zone agricole.
J.M. Hesse ajoute que le jeune demandeur n’a peut-être pas fait un beau dossier mais qu’il a de la terre sous les souliers.