Le sujet passionne si je me fie aux coups de fil reçus depuis ce matin (et donnés, pour vérification) .
Le maire a fait le bilan, positif d’après lui, de l’édition 2009.
Mais il a pu constater que les mentalités n’évoluent pas, une majorité de ses interlocuteurs ne pensant pas comme lui.
Des commerçants, qui auraient tout à gagner à une circulation de piétons acheteurs, en installant devant leurs vitrines des étals de gadgets ou colifichets préfèrent y stationner leurs camions ou voitures de livraison. Ils ne veulent pas entendre qu’une livraison peut se faire à n’importe quelle autre heure de la journée.
Passons sur la prolifération de pots de fleurs PRIVES (autorisés ?) pour empêcher le stationnement devant certaines boutiques, mais dont les propriétaires garent leurs véhicules devant les magasins des autres.
Dans toutes les villes ou communes où ont été instituées des zones piétonnières, les commerçants voient leur chiffre d’affaires et la valeur de leurs fonds augmenter.
Pourquoi en serait-il autrement ici si, bien entendu, on ne confond pas avec d’autres possibilités de baisse de CA dues à un changement de la clientèle motivée par les particularités "groisillonnes".
Fréquentant il y a quelques années un des supermarchés où j’aimais discuter avec la caissière, le boucher et y rencontrer des membres de ma parentèle, j’y vois maintenant moins d’intérêt d’aller payer plus cher des produits que je trouve ailleurs, ainsi que mes "cousines" qui maintenant, comme moi, regardent aussi leur intérêt financier, la "convivialité greke" ayant disparu.. Imputer ces changements à l’existence de zone piétonne est risible.
Le maire, constatant l’opposition manifeste d’une bonne partie des présents dont les vendeurs des Halles, a suggéré alors d’envisager de tabler sur l’autodiscipline et de laisser cohabiter tout le monde en instituant des emprises dans les rues (bancs, pots, étals etc...) pour limiter de facto la vitesse.
Or, sans parler du coût de ces achats de divers mobiliers urbains appelés à rester à l’année et fixer la zone, on voit mal comment certaines rues où une voiture passe déjà difficilement et est déjà entièrement occupée par piétons et vélos (en contresens tant qu’à faire comme devant le bureau de tabac) pourraient supporter un quelconque rétrécissement.
Reste aussi à étudier les possibilités légales de délimiter ces zones et la surveillance de l’application de la réglementation. Cela me paraît beaucoup de travail en extérieur pour notre agent municipal titulaire et ses renforts d’été (si tant est que cette année, ceux-ci soient assermentés)

Puisqu’on entre dans l’ère des enquêtes sans rime, ni raison, ni responsable, ne pourrait-on, à contrario, en envisager une sérieuse, rédigée par quelqu’un qui connaît Groix et ses différentes catégories de population, NOMINATIVE et adressée sous pli à tous les électeurs ?
La population permanente n’étant pas composée que de gens qui ne pensent qu’à leur intérêt et à leur confort, il y a de fortes chances que la réponse irait dans le sens d’un progrès qui permettrait de développer le commerce en centre de bourg et ce faisant y maintenir, voire y créer des emplois.
Une information répétitive sur les avantages des zones piétonnières aurait pu être serinée depuis des années dans certains des bulletins municipaux, l’hiver, afin de préparer les esprits et susciter des discussions avant d’arriver à la période explosive de la circulation anarchique et prendre une décision dans l’urgence qui risque d’être encore une fois mal appliquée et de toute façon, douloureuse au contribuable.
Mais cela nécessiterait un service "Communication" en état de marche avec des agents au fait des pratiques groisillonnes...