Elle avait diffamé nos amis René Vautier, Mehdi Lallaoui et Olivier Lecour Grandmaison

ASSOCIATION DES ANCIENS APPELES EN ALGERIE CONTRE LA GUERRE

http://www.4acg.org/spip.php?article274

L’essentiel du jugement en appel

La cour d’appel de Rennes confirme la culpabilité de Claudine Dupont Tingaud et aggrave sa peine. En effet elle est désormais condamnée à :
- 4000 € d’amende dont 3000 avec sursis ( au lieu de 4000 avec sursis) ;
- la publication du jugement dans « Le télégramme de Brest » pour une somme n’excédant pas 700€
- devoir globalement 1000 € aux plaignants

Le président du tribunal l’a ensuite charitablement informée qu’elle bénéficierait d’une ristourne de 20% si elle règlait les 1000 € sous un mois, et que le sursis des 3000 € tomberait si elle était à nouveau condamnée avant cinq ans.

Elle s’est alors avancée à la barre pour faire une déclaration. Le président lui a rappelé que le jugement était rendu et qu’elle n’y était pas autorisée. Comme elle refusait d’obtempérer, il a requis un huissier et le policier de permanence afin de la faire sortir. En quittant la salle « dans leurs bras » elle s’est écriée « C’est nous les africains ». Au moment où elle passait le seuil elle a encore crié « Ils défendaient la France » en faisant référence à un discours prononcé la veille aux obsèques de Philippe Seguin... !

J’ai cru comprendre que le jugement était exécutif immédiatement et qu’elle a trois jours - lorsqu’il s’agit de diffamation - pour présenter un pourvoi. Nous serons donc vite fixés !

Depuis la première instance du procès en diffamation devant le tribunal de Quimper, fin avril 2009 et l’appel qui s’est déroulé au Parlement de Bretagne le 17 novembre , notre association des anciens appelés en Algérie contre la guerre n’a pas cessé de témoigner sa solidarité avec les trois plaignants.

Car même si nous n’avons pas été diffamés comme René, Mehdi et Olivier, nous ressentons, comme une insulte à notre passé et à nos souffrances, les déclarations de ceux qui voudraient encore faire croire que le combat pour l’Algérie française était une bonne cause, que l’armée française s’est comportée de manière irréprochable et que nous et nos amis travestissons l’histoire.

Nos témoignages et l’écho qui en est transmis à travers des études, des livres des films ou des interventions en milieu scolaire contredisent le tableau idyllique qu’ils s’acharnent à dépeindre.

Qu’ils aient été les défenseurs d’une cause perdue n’est pas le premier reproche qu’ils méritent. Car à l’époque ils n’ont pas hésité à employer les pires moyens pour avancer à rebours de l’histoire et leurs méthodes extrêmes les ont à jamais disqualifiés.

Quand leur rancœur va jusqu’à la diffamation publique, avec acharnement, il est indispensable de donner un coup d’arrêt à de tels dérapages.

C’est ce que nos amis ont fait. Et c’est toujours une satisfaction de constater que les tribunaux de la République les ont compris.

le webmestre de http://www.4acg.org/