Le thon libre - N° 11 - Juillet 2009

Du lourd mais du cher :
"Conception, réalisation "Ciré Jaune Communication"

Enfin un bulletin municipal avec plus à se mettre sous la dent que des photos de doigts de pieds en éventail...
Mais pourquoi certaines des infos contenues dans ce numéro ne pouvaient-elles paraître dans la bonne formule qu’aurait pu être un A4 fréquent ?
Je n’ose croire que l’appel au "Ciré Jaune Communication" concerne aussi la rédaction de ces différentes infos sur la vie courante de l’île :-(

HOMMAGE A JOEL

JPG - 14.7 ko

Notre ami Joël Yvon nous a quittés, laissant une place cruellement vide au conseil municipal. Les élus s’associent à la douleur de sa famille et de ses proches. La vie et les choix de Joël trouvaient leurs racines et leur énergie dans le coeur. Il était courageux, simple et droit avec tous, cherchant toujours davantage ce qu’il pouvait faire pour les autres. Marin dans l’âme, ayant passé sa vie à sillonner la planète, il a mis ses connaissances et sa force de travail au service de la communauté. Conseiller délégué aux questions maritimes et littorales, canotier de la SNSM de Croix, toujours disponible, Joël était aussi un modèle d’engagement. Ancien responsable syndical, il ne cachait pas ses idées progressistes et rêvait comme beaucoup d’entre-nous d’un monde plus juste et plus fraternel. Sa discrétion était sa façon de respecter l’autre, il savait écouter, mais aussi faire ses choix et s’y tenir. Nous sommes tous fiers d’avoir eu dans l’équipe municipale un homme aussi rassurant et courageux que lui. Aujourd’hui nous pleurons l’ami, mais le sens qu’il a donné à sa vie doit être pour nous une leçon de tolérance et de générosité. Nous sommes heureux de pouvoir témoigner qu’il a vécu sans dévier du cap dicté par son coeur.

EDITO

À longueur de journaux télévisés et d’éditoriaux, les plus grands experts nous expliquent que la crise économique ne trouvera de solution durable qu’à l’échelle mondiale. Mais que peut faire une petite commune comme la nôtre - îlienne qui plus est - pour affronter le tsunami annoncé ?

Une planète, c’est un peu comme une île (et vice versa) : les ressources sont limitées, il ne faut rien gaspiller, arrêter de polluer et y trouver le bonheur sans compromettre celui de nos enfants. Les médias donnent souvent une image du développement durable qui se résume à quelques panneaux solaires sur le toit de "bobos" aisés et quelques éoliennes dans les champs.

Or densifier l’habitat, isoler les maisons et ne pas rouler inutilement en voiture sont trois éléments qui résument à eux seuls 75 % du défi énergétique et climatique qui s’impose à l’humanité, donc aussi à nous, îliens qui occupons la même planète. On parle beaucoup d’énergies renouvelables comme si elles pouvaient remplacer les énergies fossiles, elles n’éviteront pas l’urgente nécessité de diminuer drastiquement notre consommation. Bien avant que nous ayons eu le temps de parsemer assez de panneaux solaires, d’éoliennes et autres hydroliennes, le pétrole sera déjà rare et cher. Ce n’est plus seulement un enjeu de préservation de l’environnement, il faut bouleverser nos modes de production de consommation, et cette révolution ne peut être viable et vivable qu’avec un nouveau pacte social. Les cornes d’abondance promises à l’humanité se révélant illusoires, il faudra économiser mais aussi partager, solidairement et équitablement.

L’île de Croix a connu des moments de richesse dans son histoire. Une richesse issue du travail et de la production d’une industrie de pêche et de conserverie. Qu’en reste-t-il ? Où se trouve l’héritage des Croisillons du précédent siècle ? Si l’on met de côté le bonheur d’y vivre, quels sont les revenus qui nous restent ?
• Pour beaucoup les retraites d’îliens revenus chez eux ;
• le prix des terrains et des maisons vendus ou loués qui devient inaccessible aux nouvelles générations de Croisillons ;
• les activités de commerce et de services très dépendantes d’un tourisme qui fluctue selon la météo ;
• le bâtiment certainement...
Finalement beaucoup de notre capacité à séduire... très peu de notre capacité à produire.

Dit comme cela, dans sa brutalité (il suffit de regarder les chiffres) on peut se demander combien de temps ça peut durer. L’immobilier et le bâtiment ont un espace de déploiement limité et la crise frappe en premier ces secteurs. On ne peut vivre des seuls subsides publics et le tertiaire a aussi ses limites, comme le tourisme. Lieu de résidence et de villégiature dont la population vieillit sans se renouveler, voilà le futur qui s’offre à nous si nous laissons les courants nous porter.

C’est pourquoi nous devons davantage compter sur nos propres ressources qui, sur une île, se résument à la mer, la terre mais aussi ce qu’on pourrait appeler la qualité de vie, notion absente du PIB et autres "indicateurs de développement" mais qui redeviennent pertinentes quand on parle d’épanouissement humain. La pêche, les activités aquacoles et l’agriculture sont le socle qu’il faut renforcer et si possible développer à Croix. Nous savons déjà que la qualité est plus déterminante que la quantité vite limitée par le prix du bateau. Il faut labelliser les produits, répondre à une demande exigeante qui se méfie à raison des productions et transformations assujetties à la chimie et au pétrole.
Le maintien ou l’augmentation des emplois dans ces activités dites "primaires" est le levier qui permet à d’autres activités d’exister : commerces et services, éducation, culture, santé, dépendance, action sociale (le "tertiaire") mais aussi le bâtiment (le "secondaire") qui va devoir relever le défi de la performance thermique par un énorme chantier de rénovations, d’installation de nouvelles énergies et de maisons économes. Le secteur secondaire inclut la transformation des produits locaux.

Que peut la puissance publique sur cette trame de l’initiative privée ? Mettre en route un programme global qui ne néglige aucun secteur :
• des installations pour la pêche et l’aquaculture à Port Tudy (le pôle mer) ;
• un programme de soutien à l’agriculture ;
• des services et des structures destinés à toutes les générations : anciens, jeunes, familles ;
• une révision du PLU qui permet d’intégrer un habitat durable à nos constructions traditionnelles ;
• des programmes de logements économes en énergie ;
• une réflexion sur les déplacements qui remet en question le "tout voiture" surtout l’été ;
• enfin des lieux de dialogue, de pédagogie et de collaboration comme les commissions extra-municipales, les groupes de travail ou les réunions à thème.

L’eau est un enjeu capital pour l’île, nous n’avons que quelques mois de réserve. Depuis des années nous améliorons le réseau. Nous travaillons aussi à retenir et guider les eaux de pluie et protéger les captages.
Tous ces travaux sont du vrai développement durable mais ils sont trop souvent perçus comme une nuisance au moment des travaux puis oubliés une fois le travail fini.
C’est dans cet esprit que les élus des îles du Ponant signent cette année avec l’État et la Région Bretagne des "contrats de développement durable des îles bretonnes" (8,4 M € en tout). Qu’y trouve-t-on ? Tout ce qui précède et qui se trouvait déjà dans le Plan d’Aménagement et de Développement Durable que nous avions élaboré pour Croix en 2002. _ Qu’il faille plus d’un mandat pour réaliser un tel programme peut ne pas sembler évident pour certains. Je les invite à s’informer auprès d’autres collectivités qui travaillent sur ces sujets depuis longtemps déjà, sur leurs résultats et le temps pour y parvenir.

L’action publique alliée à l’initiative individuelle permettra ainsi d’avancer vers une vision cohérente de l’île indissociable d’une certaine vision - optimiste et réaliste - du monde et de la société.

Éric Regenermel
Maire de Groix

DEFI DES PORTS DE PECHE 2009
Une semaine de régates, de rencontres, de fête sur l’île...
Retour en image...

EN MARGE DU DEFI
Exposition "Entre terre et mer" au Fort du Gripp

JPG - 48.4 ko

Jeudi 4 juin, la mairie de Groix et le conservatoire du littoral se sont retrouvés dans le fortin du Gripp pour l’inauguration de ce site. Ce bâtiment peut accueillir maintenant visiteurs et expositions grâce au travail du personnel des services techniques et aux artisans qui ont participé aux travaux.
Les invités ont pu découvrir une magnifique exposition de photos du conservatoire du littoral mettant en valeur les effets de lumière, les reliefs, et les paysages maritimes.
Ce lieu est surprenant par sa luminosité, ses belles pierres et ses petites pièces imprégnées d’histoire. Proche du port et du bourg, il accueillera d’autres expositions tout au long de l’année dans le fortin.
Cette exposition est visible jusqu’au 14 juillet, du vendredi au dimanche de 15h à 18h ou sur rendez-vous au 02 97 86 55 11. Remerciements au personnel des services techniques et les artisans de Groix ainsi qu’à Alain Julien pour la mise en place de cette exposition.

JPG - 32.9 ko

Défi des Courreaux

En 2001, 2 nageurs effectuaient la traversée (M. Regnard et M. Luc Jégo de Groix).
En 2002, 27 nageurs.
Samedi 6 juin, 120 nageurs, accompagnés chacun d’un kayak se sont jetés à l’eau de la cale de Port Tudy pour rejoindre le continent. continent.

6,5 kms de traversée en combinaison, mais sans palme. Tout le monde a rejoint le continent. En 2010, 150 nageurs devraient s’élancer... Les fonds récoltés seront reversés à l’association pour l’insertion des personnes en situation de handicap (AIPSH) et plus spécialement pour les autistes.
Un coup de chapeau à Rachel Bargain, la Groisillonne de l’épreuve. Et un grand merci aux bénévoles qui ont préparé cafés, chocolats chauds et servis les croissants...

Démocratie participative

La commission extra-municipale culture

JPG - 19.7 ko

Depuis juin 2008, des commissions extra-municipales ont vu le jour afin de permettre au citoyen de participer à la vie de la commune. Au sein de chaque commission, des ateliers ont été mis en place, se réunissant chacun à son rythme.
Six commissions ont été définies, animées par un élu :
• conseil des anciens
• jeunesse et sports
• social ;
• aménagement ;
• culture et patrimoine
• Agenda 21.

Dans certaines commissions, des ateliers se réunissent afin d’élaborer des propositions d’actions à mettre en place. L’atelier jeunesse, après avoir adressé un questionnaire sur le centre de loisirs aux parents, réfléchit à la mise en place d’un pedibus et à des actions d’aménagements de la cantine.
L’atelier sport, quant à lui, s’interroge sur la création d’un comité ou office des sports.
Nouvellement réunie, la commission Agenda 21 a vu la création de 4 ateliers : habitat, eau, transport et déplacements doux, maîtrise et production d’énergie.

Le 23 mars dernier, les membres de la commission extra-municipale culture, se sont réunis en présence de Lionel Baron, conseiller délégué à la culture, pour présenter l’avancée des travaux des ateliers suivants :
• atelier sur le site de Port Lay ;
• atelier sur le site du Grognon
• atelier sur la signalétique ;
• atelier sur les activités, animations ou évènements en période hivernale.

Certains projets peuvent aboutir à des actions à court terme comme la signalétique patrimoniale pour faciliter l’accès aux fontaines et lavoirs, mais aussi pour valoriser certains sites avec des panneaux d’information.

D’autres projets entraînent la préparation de dossiers se projetant sur du long terme et nécessitent également les autorisations du conservatoire du littoral par exemple, pour le site du Grognon.

L’investissement des membres inscrits à cette commission est à saluer à travers le travail fourni.

Chaque atelier poursuit son travail selon un rythme de rencontres propre à chaque groupe.

Station d’épuration

La question actuellement en cours d’étude est la suivante : quel est, dans l’état des connaissances sur les systèmes d’épuration, le procédé le plus adéquat au contexte de l’île, sachant que la qualité et le traitement final des boues dépendront du procédé choisi ?
- 1ère solution technique : étendre le procédé existant au Gripp (bouesactivées) aux nouvelles installations.
Avantage : procédé consommant peu de surface.
Inconvénients : le coût des travaux + le problème des boues en quantité et qualité.

-2ème solution technique : associer au procédé existant un traitement biologique sur des lits de roseaux.
Avantages : réduction du rythme d’épandage (les roseaux filtrent pendant 5 à 6 ans) et traitement biologique.
Inconvénients : surfaces nécessaires autour de l’actuelle station pour implanter les lits de roseaux + quantité totale de boues identique.

Ces deux solutions maintiennent entière la question de l’épandage, et la nécessité de trouver une solution alternative à l’épandage sur terrains agricoles. L’expérimentation d’un épandage sur sauleraies, dans le cadre du programme européen Wilwater, a remis en cause les hypothèses de départ. On espérait que les saules pouvaient supporter de plus fortes densités d’épandage que les terres cultivées. La surface nécessaire s’en serait trouvée réduite d’autant. Les résultats enregistrées après trois ans montrent qu’il n’en est rien, et que les boues doivent subir un pré-traitement avant leur épandage.

-Une 3ème solution technique, issue des recherches de l’INRA, mérite d’être étudiée. Elle utilise la capacité qu’ont les vers de terre de digérer la matière organique. Cette technique encore peu répandue semble prometteuse à tous points de vue : coûts d’investissement et de fonctionnement, surface nécessaire, qualité des déchets ultimes. Des contacts ont donc été pris pour examiner cette nouvelle possibilité.

LE BUDGET DE LA COMMUNE

À la fin du premier trimestre de chaque année, les communes votent leur budget. Rappelons que la gestion comptable de l’argent public est contrôlée, en continu, par le receveur de Port-Louis qui émet en parallèle un compte de gestion qui doit être identique aux comptes de la commune.

Les budgets successifs sont le reflet des actions de la commune dans chacune de ses compétences qui sont nombreuses. On distingue le budget d’investissement où se retrouvent les équipements de la commune et le budget de fonctionnement comprenant les salaires des employés, les charges diverses mais aussi les subventions aux associations, bref la vie quotidienne. Les ressources de la commune viennent de l’impôt payé par ses habitants, des dotations de l’état et de subventions. Quatre budgets annexes avec leur équilibre propre s’y ajoutent : ceux de Port Tudy, du camping, de l’eau et de l’assainissement.

JPG - 20.6 ko

En 1937, le ministre des finances des États-Unis de l’époque, Henry Morgenthau, écrivait : "les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée, trop de citoyens veulent une civilisation au rabais".

Les taux d’imposition augmenteront de 2 % en 2009 pour le foncier bâti et la taxe d’habitation. Cette augmentation très raisonnable s’ajoutera évidemment à celle répercutée par le département, la région reste stable.

Quelques chiffres sur la fiscalité :

JPG - 20.7 ko

Taux 2008 Taux 2009
Taxe d’habitation : 12,89 % 13,15%
Taxe foncier bâti : 27,71% 28,26 %
Foncier non bâti : 46,94 % 46,94%

JPG - 22.2 ko

La demande supplémentaire annuelle au contribuable médian sera de 4,16 € pour la Taxe d’Habitation et de 4,41€ pour la Taxe sur le Foncier Bâti. Est conservé l’abattement général à la base, spécial et pour charges de famille.
Les taux de fiscalité à Groix sont supérieurs à la moyenne départementale mais inférieurs à la moyenne de l’agglomération, et même parmi les plus bas de celle-ci. Les bases augmentent de 5 %, hausse pour partie due à la revalorisation des valeurs locatives (= loyer annuel théorique - calculée par le service du cadastre - revalorisation décidée par le Parlement) (pour 2 %) et d’autre part à l’amélioration ou à la construction de logements sur l’île.
Cap l’Orient a décidé une nouvelle taxe sur les ménages. Beaucoup d’intercommunalités prennent cette décision difficile. La taxe professionnelle est actuellement leur seule ressource (avec les taxes affectées du versement transport et des ordures ménagères). Or sa fin est programmée pour 2011, les élus locaux anticipent ainsi leur future autonomie financière. L’impôt finance des services équipements indispensables (d’une société civilisée). Les transferts de compétences aux collectivités locales s’accompagnent inévitablement d’un transfert fiscal en défaveur des régions, départements, communes et communautés d’agglomérations... L’État a ainsi beau jeu d’annoncer des baisses d’impôts tout en fustigeant l’augmentation des taxes locales !

Les marges de manoeuvre financières de la commune sont limitées de deux façons :
• la première par l’éligibilité aux financements car nous avons intérêt à investir là où nous sommes le plus aidés (par l’État, la région, le département ou l’Europe) ;
• la seconde par notre volonté de limiter à la fois l’endettement et l’effort fiscal demandé aux Croisillons tout en exploitant au mieux notre capacité d’autofinancement.

Sur ces dernières limites financières internes à la commune, nous n’avons pas à rougir de la comparaison avec les communes de même importance ainsi que les autres îles de Bretagne. L’insularité toutefois oblige à créer nombre d’équipements et de services qui font souvent l’objet de mutualisation intercommunale sur le continent. Ceci entraîne des frais de fonctionnement et de personnel plus importants. Notre appartenance à Cap l’Orient nous a heureusement permis toute une série d’économies d’échelle sur des compétences coûteuses comme les déchets, les espaces naturels, le foncier... Mais les services techniques et administratifs de la commune sont sollicités au maximum avec en plus une forte saisonnalité à gérer. Sur les limites financières extérieures à la commune, c’est-à-dire les taux de subventions attendus, nous avons quelques bonnes nouvelles : les îles bretonnes réunies dans le cadre de l’association des Îles du Ponant ont mené en 2007 et 2008 des réflexions approfondies sur leur devenir. L’État et la Région Bretagne, en accord avec ce diagnostic des élus îliens ont décidé d’attribuer des aides financières supplémentaires aux îles : ce "bonus" se justifie par le fait que les îles sont isolées, soumises à des surcoûts de transport, mais aussi par le danger de perdre leurs populations jeunes et actives par la rareté et le prix du foncier. Les îles sont considérées comme des lieux fragiles qu’il faut protéger du "tout tourisme" comme du "tout résidentiel" en épaulant les économies primaires (pêche, agriculture...). Enfin chacun s’accorde à dire que les principes du développement durable doivent s’appliquer en priorité sur les Îles. Les montants de 2009 à 2013 sont de 5 M€ pour l’État et de 3,4 M€ pour la Région. Les arbitrages se font au sein d’un comité de programmation comprenant l’ensemble des maires des Îles. La bonne nouvelle est que ces sommes viennent s’ajouter aux fonds sectoriels (= spécifiques à certaines actions) habituels attribués par l’État, la région et le département. Ce n’est pas une "logique de guichet" la cible est bien définie :
Ces « contrats pour un développement durable des îles » définissent de grands enjeux :
• la maîtrise des ressources (espace, eau énergie) des déplacements et des rejets, où l’on voit poindre les limites du résidentiel et du touristique ;
• le logement de la population permanente et les stratégies d’urbanisme économes en espace et en énergie ;
• les équipements et services à la population et leur contribution à l’égalité des chances ;
• un développement économique durable avec une priorité vers les économies primaires (ou de production) la protection et la valorisation des sites pour un tourisme durable. Au-delà de l’aspect purement financier, le Préfet du Morbihan et le Président de Région ont été parfaitement clairs : les îles doivent être exemplaires et innovantes, territoires d’expérimentation du développement durable pour elles-mêmes et leur survie bien sûr, mais aussi aider à fonder une nouvelle vision de l’avenir des territoires à une bien plus grande échelle.

JPG - 25.5 ko

A Groix comme sur les autres îles, il est bien évident que cette première année 2008 a servi à poser les bases des principaux projets du mandat dont certains d’entre eux ne seront réalisables que grâce à ces surplus financiers attendus.

D’importants programmes de réseaux se poursuivent. Ils ne se voient pas, les travaux qu’ils entraînent sont souvent gênants. Pourtant ils font plus pour l’environnement et le confort que bien des réalisations plus voyantes. N’oublions pas que le préalable est toujours de finaliser les réseaux enfouis avant les travaux de surface. La mise en place du réseau d’eaux pluviales au niveau du bourg a déjà causé beaucoup de travaux (donc de gêne) mais ce n’est pas encore terminé, il y aura une autre tranche cet automne dans le bourg.

JPG - 19.4 ko

Le port communal de Port Lay est en très mauvais état. Nous y consacrons un programme de 145 000 € pour la seule année 2009 afin qu’il garde sa valeur patrimoniale et son usage de petit port de plaisance.

La commune, en acquérant du foncier (maison et terrain) derrière la mairie, peut envisager un grand programme permettant d’articuler un pôle social répondant aux besoins d’accueil actuellement dépassés dans le seul local de "l’entraide" et un pôle enfance avec la construction d’un bâtiment basse consommation, et l’usage de tout ou partie de cette maison pour la vie associative et la jeunesse. Cette extension s’accompagnera d’une amélioration du bilan énergétique global des bâtiments municipaux avec pourquoi pas un réseau de chaleur (comprenant l’église) à énergie renouvelable.

Le bourg est avec Port Tudy un enjeu central des déplacements sur l’île. Il n’est pas raisonnable de laisser circuler des camions et engins de chantier dans ses rues étroites, ni des voitures à des vitesses dangereuses. Les vélos n’y trouvent pas leur place et les piétons non plus. Mais contrairement à beaucoup d’idées reçues, plus la densité de véhicule est grande et chaotique, moins il y a risque d’accidents graves. Plus de monde et d’obstacles entraînent moins de vitesse et plus de vigilance. Tout cela mérite une réflexion et une expertise sur la façon d’aménager le bourg, un itinéraire poids lourds dédié (déjà en place mais pas toujours respecté) et un vrai plan de déplacements doux. L’aspect esthétique du bourg mérite aussi quelques dépenses, de ravalement des bâtiments communaux en particulier.

Des travaux d’amélioration sur le Dojo ainsi qu’une réflexion globale sur le complexe sportif sont prévus. Le terrain de Landost a connu des aménagements, la réflexion continue vers une vocation polyvalente.

Pour le patrimoine : des améliorations concernant la sécurité et l’aménagement sur le site du fort du Gripp, ainsi que des travaux intérieurs ont permis l’ouverture au public pour des activités culturelles. Les interventions sur les fontaines et lavoirs de l’île, en collaboration avec St Gunthiern sont prévues dès cette année (52 000 €), les pompes seront entretenues. Chacun a pu constater que la signalétique des chemins continue de s’améliorer et de s’étendre.

Une hélisurface dédiée à notre "Dragon 56" sera aménagée en contrebas du centre de secours, toutes les autorisations administratives nécessaires étant obtenues.
Le port communal de Port Lay

Quelques ratios prouvant que les Finances sont saines :

- Dette/habitant : 644 € contre 832 € moyenne départementale (688 € moyenne de la strate)
- Dette totale en capital/recettes de fonctionnement : importance de l’endettement total dans le budget : 0,69 - 0,83 moyenne de la strate
- Annuité de la dette/recettes de fonctionnement : importance du remboursement des emprunts dans le budget : 6,95 % - 12,23 % moyenne de la strate
- Capacité de désendettement : 8 ans après prise en charge du fonctionnement courant
- Coût moyen de la dette : 4,4 % à comparer avec les taux d’intérêt en vigueur

Une politique du logement ambitieuse

En 2002 et 2007 a été réalisée la construction de 20 logements à Kimitété et 13 logements à Mez Er Groez, ce qui a porté notre commune de 2 300 habitants à un parc de 105 logements sociaux.

JPG - 12.4 ko

Le 28 mai dernier, les 8 logements de Kerlo ont été inaugurés et avant la fin de l’année 2009, sera donné le premier coup de pioche pour 7 nouveaux logements à Kimitété (4 T2, 1 T3 et 2 T4) et le domicile partagé qui accueillera 8 personnes "désorientées". Cette structure sera complétée par 4 logements (2 T2 et 2 T3). Ceci portera le nombre de logements sociaux à 124.
En plus de ces projets, des réflexions sont en cours pour relancer l’opération de "L’Apéritif" avec des logements proposés majoritairement à la location (avec un niveau de loyer accessible à la grande majorité des demandeurs), ainsi que quelques terrains à bâtir.
Ce nouveau projet, complété par une opération situé à Kerfuret, portera sur environ 20 à 25 logements.
Nous avons souhaité que les projets concernant ces bâtiments soient innovants prenant en compte le plus possible les concepts de développement durable. Cela se concrétisera par :
• le choix des matériaux ;
• des bâtiments économes en énergie et donc des économies financières pour les locataires
• l’utilisation des énergies renouvelables.

La plateforme médico-psychologique

La plateforme médico-psychologique, installée à l’entraide, a été créée en 2003 avec la mise en place d’interventions d’une orthophoniste et d’une psychologue. Une structure qui voit ses actions vers les enfants et les adolescents en augmentation, depuis 2007. Une collaboration fructueuse entre les différents professionnels des domaines médical, social et éducatif a permis de répondre à des demandes croissantes auxquelles nous devons répondre le plus efficacement possible. Ainsi la commune vient d’acquérir un nouveau bâtiment attenant à l’entraide, la Maison Georges, ce qui permettra une meilleure organisation des interventions nouvelles. Parmi ces dernières, une aide à la parentalité et une articulation avec la politique jeunesse.

Les prises en charge de l’orthophoniste évoluent de façon très positive, qu’il s’agisse du nombre important et constant de patients suivis chaque année ou de la diminution des pathologies les plus lourdes. En moyenne, 18 enfants par an sont suivis, depuis janvier 2004. L’âge moyen des enfants est en diminution constante. De 7,5 ans en 2004 nous arrivons à 6,5 ans en 2008. Ceci prouve le bon travail de prévention réalisé dans les écoles et par les médecins traitants.
Les pathologies évoluent. Il y a plus de prises en charge des troubles du langage oral. Le temps de prise en charge, par enfant est en diminution car les pathologies sont moins lourdes puisque prises en compte plus tôt : de 1,5 ans en 2004, nous sommes à 1 an en 2008 (environ 40 séances). L’intervention deux jours par semaine de l’orthophoniste permet de mieux soutenir les enfants et de répondre au mieux aux demandes immédiates.

Une augmentation progressive des demandes d’interventions de la psychologue a recentré les interventions auprès des enfants et des adolescents. Les adultes sont réorientés vers les intervenants du CMP Blanqui. L’origine des demandes s’est modifiée puisque depuis quelques mois, ce sont des familles qui effectuent directement des demandes, les demandes des écoles primaires restant majoritaires. Les demandes réalisées par les médecins généralistes de Groix, par les professionnels sociaux comme celles provenant des enseignants des collèges restent exceptionnelles. Des réunions avec les différents professionnels sont organisées afin de réfléchir aux situations des enfants pris en charge par la psychologue et l’orthophoniste, en accord avec les parents.

Par ailleurs, les trajets en bateau et l’intervention le même jour de l’orthophoniste et de la psychologue permettent des échanges réguliers autour de la prise en charge des enfants et une recherche permanente de développement et de renforcement du travail de collaboration avec les intervenants de l’île de Croix.

Une rencontre avec le Centre Médico-PsychoPédagogique de Lorient en mars 2009, permet d’envisager l’ouverture d’une antenne à Groix qui améliorera la prise en charge et étendra celle-ci aux 0-25 ans.

L’action sociale

Le CCAS emploie :
• 10 aides ménagères pour le service d’aide à domicile pour un budget de 124 800 € ;
• 27 personnes pour l’EHPAD, du directeur au cuisinier en passant par le personnel d’entretien, les aides-soignantes, les infirmières, le médecin coordonnateur, la gestion du portage de repas (environ 20 repas par jour), le tout pour un budget de 783 000 €.

Deux agents du personnel administratif de la mairie participent au montage des dossiers : aide ménagère, aide à l’énergie, logement... La banque alimentaire aide une trentaine de famille, une fois par mois, ou au cas par cas dans l’urgence. Les denrées distribuées sont issues de la collecte nationale livrée mensuellement. Le coût supporté par le CCAS est princiaplement dû au transport des marchandises depuis Lorient à savoir 613 € pour l’année 2008.
Des permanences des services sociaux extérieurs sont assurées dans les locaux de l’entraide. Ainsi, trois assistantes sociales, du Conseil général, de l’ENIM et de la CRAM, assurent une permanence hebdomadaire, un conseiller ANPE est présent une fois par semaine. L’Espace Rural Emploi Formation (EREF), qui n’est pas un service communal, permet à de jeunes groisillons de bénéficier d’un conseil, d’une aide à la recherche d’un emploi, d’une orientation (chantier nature) par exemple...

Un projet de Service de Soins Infirmier à Domicile (SSIAD) permettra l’intervention d’aides-soignantes à Domicile. L’Hospitalisation à Domicile (HAD), quant à elle, est déjà opérationnelle sur l’île.

L’eau, une richesse à préserver

JPG - 22.9 ko

L’eau est un "don du ciel". En effet, nos réserves en eau dépendent du niveau des précipitations. Mais elles dépendent aussi d’une gestion respectueuse de l’environnement.

Avant d’arriver à nos robinets, l’eau a fait un long voyage : évaporation de l’eau au dessus des mers et des océans sous l’action du soleil. Cette vapeur d’eau se transforme en gouttes qui se rassemblent en marges. Il pleut ou il neige. Chaque année, la France reçoit 440 milliards de m3 de précipitations : 60 % s’évaporent, 25 % pénètrent dans la terre pour alimenter les nappes phréatiques, 15 % ruissellent et rejoignent les cours d’eau, les mers, les océans...
Protéger et gérer à long terme ce capital eau douce disponible est un enjeu de développement durable de notre planète. Chaque citoyen doit se sentir concerné.
Dans un prochain numéro nous parlerons de la "chasse aux gaspi"...

Petite Enfance

JPG - 23.4 ko

Cinq assistantes maternelles de l’île se sont réunies en association dans le but de réunir enfants, parents et assistantes maternelles. Elles proposent diverses activités d’éveil, d’échanges, au local de "l’île aux enfants" à Port-Lay ou même sur le continent, lors de sorties culturelles et ludiques... Elles sont à la recherche de personnes disponibles pour venir jouer de la musique aux enfants de temps en temps.
L’association se réunit les mardis et mercredis matins de 10h à 11h15. Les parents qui souhaitent participer aux différentes activités de cette nouvelle association devront adhérer à celle-ci et accompagner leurs enfants.
Pour plus de renseignements, contacter la présidente Mme Marie-Françoise Gabriele au 02 97 86 80 42.

Jeunesse

Dès l’été 2004, il est apparu aux élus que les activité "tickets sports", qui avaient leur utilité, mais aussi leurs limites, ne pouvaient répondre à l’évolution des besoins et souhaits des familles et des jeunes. La structure existante présentait des manques en particulier dans l’accompagnement de projets de jeunes, dans l’aspect loisirs dans son sens le plus large - qui dépasse la simple proposition d’activités sportives - et dans l’éducation à l’environnement et la prévention des conduites addictives.

A l’image d’autres îles, la commune a délégué à une fédération d’éducation populaire de mener à bien cette mission. Ainsi l’accueil de loisirs a vu le jour fin juin 2005, tout d’abord pour les deux mois d’été. Puis en octobre les 6-12 ans ont été accueillis les mercredis et vacances scolaires. Le projet a évolué avec en 2007, l’accueil des jeunes de 12 à 18 ans.

A ce jour, les "tickets sports" ne sont plus subventionnés par la DDJS ni la CAF.
La nouvelle équipe municipale a hérité d’une convention se terminant en décembre 2009. Des réflexions sont en cours sur le devenir de la convention au regard des budgets et des fréquentations. Désireux de proposer une offre de loisirs éducatifs la plus diversifiée possible, cette première année de mandat aura été pour Victor Da Silva celui du temps de la découverte, du diagnostic et des réflexions pour l’avenir. Ainsi, durant l’hiver, il a rencontré les services départementaux de la Direction de la Jeunesse et des Sports, tutelle de l’État dans ce domaine, échangé avec les associations et les enseignants de l’île. De ces rencontres sera établi un diagnostic point de départ essentiel à la mise en place du Projet Éducatif Local.

Pôle Enfance-Jeunesse

Un centre de loisirs Groix ... Une idée qui a évolué au vu des fréquentations de l’accueil de loisirs et des besoins relevés au cours du diagnostic du PEL.
Aujourd’hui sur le continent, le centre de loisirs a sa pertinence car il est un lieu de loisirs et de socialisation mais aussi un lieu et moyen de garde pour les familles. A Groix, grands-parents ou amis sont sollicités, le temps partiel des mères de famille impulse une dynamique différente qu’il nous faut prendre en compte. Par ailleurs, vouloir réunir en un même lieu des enfants de 3 ans et des jeunes de 18 ans ne serait pas viable à long terme. Ainsi nous sommes arrivés à la conclusion que de se lancer dans la construction d’un centre de loisirs à Croix ne correspondait pas à la réalité.
Cette année de réflexion, de connaissance affinée du territoire et certaines acquisitions foncières ont permis d’aboutir à l’idée d’aménagement d’un Pôle Enfance-Jeunesse.
Cette structure pourrait accueillir des locaux pour les activités de l’accueil de loisirs 3-12 ans, 12-18 ans, pour des animations pré et post-scolaires, pour les assistantes maternelles (0-3 ans), des permanences de l’antenne médico-psychologique, la possibilité de créer un accueil Parent-Enfant et pourquoi pas une ludothèque.
L’acquisition de la propriété Le Nezet, approuvée lors du Conseil municipal du 8 avril dernier, permettra de dédier le bâtiment existant à l’accueil des 13-18 ans, de construire d’autres bâtiments constituant le Pôle Enfance-Jeunesse, et ainsi de restituer le "club house" du complexe aux associations sportives.

Cantine municipale

Une cinquantaine d’élèves et de collégiens, du public et du privé, déjeunent tous les jours à la cantine. Depuis 2007, Romuald Bosse, le cuisinier, prépare certains jours, des plats à partir des légumes cultivés sur l’île. Une étude est en cours afin de pouvoir multiplier le nombre d’aliments issus de l’agriculture biologique tout en privilégiant les circuits courts.

Base intercommunale été

Les Villes de Ploemeur Inzinzac-Lochrist, Port-Louis, Gâvres, Locmiquélic Pluméliau ont proposé à la commune de Groix en 2008, d’intégrer la base intercommunale de plein air itinérante.
Les objectifs de la base de plein air sont de :
• favoriser la rencontre d’enfants et de jeunes de différentes communes du Pays de Lorient
• permettre aux enfants et jeunes de découvrir et s’approprier le territoire d’accueil en prenant appui sur les pratiques sociales et culturelles locales de ce dernier
• favoriser la mise en relation des enfants et jeunes avec les acteurs locaux et associations
Ainsi en 2008 Croix a accueilli une quarantaine d’enfants début juillet et a vu une dizaine de jeunes campeurs à Ploemeur début août.
Pour 2009, la base itinérante est reconduite pour le mois de Juillet :
• du 6 au 10 juillet, Croix : l’île aux légendes pour les 9-11 ans
• du 15 au 18 juillet, jeux d’antan à Ploemeur pour les 5-7 ans
• du 2o au 25 juillet, la forêt aventure à Inzinzac
• du 27 au 31 juillet, éco-défi à Pluméliau.
Pour tous renseignements et inscriptions, vous adresser à Caroline Sanguinette au 02 97 86 53 41 Ou au 06 07 47 82 33

Base nautique de Groix

Port Melite a accueilli, pendant l’été 2008, la base nautique de la Sellor. Les activités nautiques se déroulant sur la plage des Grands Sables. L’été 2009 verra l’expérience se renouveler. Possibilité de cours, stages pour enfants et adultes.
Pour tous renseignements : 02 97 84 27 27
www.sellor-nautisme.fr

Landost

JPG - 19.7 ko

Au cours de l’année 2008, le terrain de Landost s’est vu doter de nouveaux équipements : des filets pare-ballons, de la terre pour reboucher les trous, un bungalow pour les vestiaires... des douches et des toilettes seront installés prochainement.

En effet, ce terrain est devenu le terrain d’entraînement pour les footballeurs, des poussins aux seniors, ce qui permet un meilleur entretien du terrain du complexe qui reste le terrain pour les rencontres officielles.

Une nouvelle destination pour ce terrain dont le devenir sera l’objet d’une étude d’aménagement globale et concertée.

Un PEL, qu’est-ce que c’est ?

Le Projet Éducatif Local (PEL) est un dispositif qui a été initié au niveau national par quatre ministères en 1998 : Ministère de la Jeunesse et des Sports, Ministère de l’Éducation Nationale, Ministère de la Culture, Ministère de la Ville.
Le projet éducatif local est une démarche qui réunit autour des mêmes valeurs, les acteurs qui interviennent quotidiennement auprès du public de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse.
Il s’inscrit dans un programme d’actions et d’initiatives partagé entre la commune, les référents institutionnels (Caisse d’Allocations Familiales, Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports), les associations locales, les établissements scolaires et les familles.
Les fondements du PEL s’appuient sur un diagnostic partagé qui a permis de faire émerger des valeurs et des objectifs communs.

Le PEL a pour but de passer d’une logique de dispositifs à une logique de projets.
Un PEL, c’est :
• un ensemble d’acteurs locaux qui se mobilisent et s’organisent sur la base du diagnostic commun
• pour élaborer des orientations éducatives
• formuler des propositions d’actions en faveur des enfants et des jeunes pour favoriser leur réussite, leur épanouissement, leur permettre de trouver une place dans la société et d’exercer une citoyenneté sur un territoire pertinent
Le PEL nécessite une concertation entre les différents acteurs qui verra la création d’un comité de pilotage et d’une coordination par un professionnel.

C’est dans cet objectif que le recrutement de Caroline Sanguinette a été effectué, afin qu’une continuité du travail engagé par l’UFCV, quelque soient les suites données à la convention, puisse se faire.
Une proposition d’accueil différente pour les jeunes de 9 à 13 ans a été expérimentée lors des congés d’avril. En effet, les jeunes ont participé gratuitement l’après-midi à des activités mises en place dans un local différencié de l’accueil de loisirs 3-9 ans. L’été 2009 verra l’expérimentation se prolonger par des propositions de stages variés.

Soutien à un jeune sportif de l’île

JPG - 18.1 ko

Maudez Guelou est un jeune kayakiste qui allie études et compétitions sportives. Un palmarès qui se partage entre compétitions départementales, régionales et nationales.
Ses objectifs pour 2009 :
• être sélectionné pour les championnats du monde junior de descente
• faire un podium au championnat de France de descente classique et sprint
Le week-end du 28 et 29 mars 2009, Maudez Guelou a terminé 3e de la compétition de descente comptant pour la présélection en équipe de France et pour les championnats du monde et 1er de la course en ligne comptant pour la sélection pour les championnats de France. Il a participé le 12 avril dernier au championnat de France de course de fond. La commune participe à un budget de 200 € en contrepartie d’une publicité sur son matériel.

Le semi-marathon de Groix a vécu

Un sondage effectué à la fin des années go plaçait le semi-marathon en tête des manifestations de Groix. Pendant une quinzaine d’années, cette grande fête réunissait l’ensemble de la population groisillonne de tous horizons, de tous âges, de toutes conditions, bénévoles, coureurs, associations, commerçants, artisans, sans parler du plaisir des concurrents venus découvrir cette ambiance chaleureuse. Des contraintes (réglementation, billetterie) ont eu raison de cette fête.
En 2005, le matériel de l’association avait déjà été remis aux services techniques de la commune.
Il restait un patrimoine financier qui se montait à 4714,74 €. Les choix ont conduit à favoriser les actions sportives, au profit de la jeunesse, en relation avec Groix, et d’actions solidaires.
Ainsi, l’Union Sportive Groisillonne (USG) a été crédité de 2 000 € le tennis club groisillon et le judo club de Groix ont reçu chacun 1000 €, le club de canoë de la Roche Derrien s’est vu attribué 178 € au profit du jeune kayakiste de Lomener, Maudez Guelou, candidat à la sélection de l’équipe nationale. Ce qui lui permettra de financer une partie de son matériel de compétition.
Enfin, le solde, soit 536,74 €, est versé au Rotary Club de Lorient, qui a organisé le 6 juin dernier le 8ème défi des Courreaux (traversée à la nage entre Port Tudy et le Perello en Ploemeur), et dont les dons reçus servent à financer des projets en faveur des personnes autistes du Pays de Lorient.
De la belle aventure, il reste le goût de courir. Les animateurs du projet éprouvent toujours autant de plaisir à se retrouver chaque dimanche pour parcourir les chemins de Croix. Ils n’envisagent pas de s’arrêter et vous invitent à les rejoindre.

Benjamin Genton, parrain de l’USG

JPG - 45.6 ko

sur une initiative de Michel Tonnerre, joueur à l’USG et conseiller municipal, Benjamin Centon, défenseur central professionnel des Merlus, est devenu le parrain de l’USG 2009.

Une première rencontre a eu lieu en début d’année 2009 sur le terrain de foot pour les joueurs et les dirigeants.
Le parrain du club a pris part au match dominical et arbitré celui opposant Groix à Lanester. Le corps arbitral n’a jamais été autant respecté des deux côtés...

D’autres rencontres sont à venir...

Victor Da Silva et Michel Tonnerre travaillent ensemble avec Benjamin Centon afin de proposer à des jeunes joueurs de l’île d’assister à un match avec un retour en bateau-taxi.

TRIBUNE

*"Un Nouveau Cap pour Groix"*

Une opposition constructive à l’écoute de tous

JPG - 28.2 ko

Il y a tout juste un an, les électeurs groisillons Ont souhaité sanctionner la municipalité sortante en élisant dès le premier tour, huit membres de notre liste "Un Nouveau Cap pour Croix". Le 2ème tour ne nous a pas permis d’obtenir la majorité des 19 sièges, alors notre rôle, au sein de la municipalité, est aujourd’hui celui d’un groupe minoritaire. Mais notre volonté de participer à la vie de l’île reste intacte et nous avons décidé de poursuivre le débat démocratique, Nous restons attentifs aux dossiers communaux malgré la rétention d’informations municipales voulue par le maire et sommes présents dans toutes les commissions municipales. Notre vigilance doit être grande car les commissions municipales ne se réunissent que très rarement. A titre d’exemple, celle des finances ne se tient que 3 fois par an, avant le conseil municipal et celle de l’aménagement et du développement durable est toujours une commission fantôme. Lors du vote du budget primitif 2009, le conseil municipal a dû être reporté deux fois car nous avions décelé un certain nombre d’erreurs dans les comptes qu’il a fallu rectifier. D’autre part, la situation financière de la commune est loin d’être florissante et l’on ne peut qu’être inquiet pour l’avenir. Depuis 2001, la pression fiscale s’est fortement accrue. Les impôts représentent aujourd’hui 51,o8 % des produits communaux (26,22 % en 2000) et la capacité d’autofinancement net s’est réduite en tombant à 4,71 % des produits financiers (21,39 % en 2000). Enfin, l’encours de la dette, qui est l’impôt de demain, atteint 644 € par habitant (164 € en 2000)*, alors que peu de travaux ont été réalisés en comparaison de la période d’avant 2000. Nous entendons défendre nos projets et les actions à mettre en place notamment pour la jeunesse. Même si nous ne sommes pas entendus par les élus de la majorité, nous continuerons à nous battre pour plus de justice, de démocratie et une vie meilleure sur Croix. Vous pouvez compter sur nous et sommes à la disposition de tous. Nous assurons une permanence en mairie le samedi matin à partir de 10h, tous les quinze jours.

Les élus "un Nouveau Cap pour Groix" Mez Lomener 56590 Groix e.mail : changementdethon@orange.fr

* Chiffres du Ministère du budget

Réponse de la majorité

La défense de la justice et de la dérnocratie ne pouvant pas se passer du respect de la vérité, nous rappelons à nos estimés collègues :
• que le conseil a été reporté car ils ont quitté la salle, empêchant ainsi le quorum nécessaire aux débats
• que si la part du produit des impôts dans le budget augmente c’est que celle des subventions (Europe, Etat et autres collectivités) diminue à Groix comme partout
• qu’on ne peut comparer les capacités d’autofinancement d’un budget de l’année 2000 où le port et la commune étaient confondus, avec les comptes d’après 2006 où le port a son budget annexe propre et conséquent
• que la masse des investissements de travaux par an depuis 2000 n’est pas moindre que celle d’avant 2000 (1,766 Million d’€/an lors du dernier mandat, faut-il les rappeler tous ?). Rappelons enfin qu’en 2001 nous avons trouvé un trou de 205 000 € dans le compte assainissement auquel s’ajoute une dette au Syndicat de l’eau de 178 000 €.

Continuons à nous battre pour une information plurielle... mais crédible.

Rencontre haïtienne

M. Jean-Claude Fignole, maire de la commune d’Abricots, à Haïti a souhaité venir à la rencontre de notre commune dans l’idée de voir les possibilités de monter un partenariat entre nos deux collectivités.

JPG - 30.4 ko

Jean-Claude Fignole est un écrivain majeur dans les Caraïbes et la Francophonie, très engagé dans la vie politique de son pays. Ses préoccupations tournent autour de l’exploitation des ressources de la mer pour améliorer l’alimentation de la population (de l’ordre de 30 000 habitants dans sa commune) d’une part et d’autre part de la culture. Un autre enjeu est l’urbanisation maîtrisée du littoral de la commune en train de devenir très attractif.
Jean-Marc Hess et Gilles Blorec l’ont accompagné toute la journée du mercredi 8 avril.
La matinée a été consacrée à visiter Port-Tudy, les élevages d’ormeaux et de moules et d’huîtres, visite marquée par l’enthousiasme communicatif et la compétence des techniciens rencontrés. Celle-ci s’est terminée par la visite de l’Ecomusée. Après un repas avec des élus, l’après-midi a été tournée vers la culture avec le FIFIG et la médiathèque. Des convergences importantes se sont dégagées. Par exemple la démarche "Pauses-Café" trouve son pendant depuis 2 ans là-bas. Des premières pistes de collaboration ont été aussi envisagées dans le secteur de la pêche avec le FIFIG. Cette rencontre est riche de possibilités d’actions communes auxquelles pourraient être associées les associations groisillonnes et peut-être au-delà.

Impressions de Groix

JPG - 34.1 ko

Groix, là, en face ! On a pris le ferry depuis trente minutes. Venu d’une île chaude, debout sur le pont, je frisonne au vent frais qui nous enveloppe de ses écailles de brume et de pluie. La Bretagne, m’informe Dominique, c’est des gémissements d’eau puis, sans transition, des éclats de soleil. Je joue de malchance. joue de malchance. Ce matin je n’entends que les plaintes de l’eau. Un temps de chien comme il y en a aux Abricots entre décembre et mai aux époques de Nordet. Une des multiples splendeurs héritées de la colonisation bretonne. En vain, je cherche la plage convexe. Un caprice de la nature unique au monde, ai-je appris. Appartient-il, comme les mégalithes à cette Bretagne mythique qui, à force d’être inusitée, joue en permanence son destin de terre entre l’océan et le vent? La pluie tenace, entêtée, égoutte par devers elle, la réponse. J’accorde malgré tout le plaisir d’être là à l’émerveillement de mes sens. La grisaille du temps paraît, contrairement au voeu de Chateaubriand, un défi à la tristesse. Les yeux des membres du comité d’accueil pétillent des joies d’une vive lumière intérieure. Un rare effet de civilisé ! Les couleurs pastel des maisons du vieux port me donnent des idées pour égayer celles des Abricots. Autant la scénographie de l’Ecomusée m’invite à en faire pareil ! Hélas ! J’ai oublié de demander au chef du restaurant où le maire Regenermel m’avait convié, avec mes amis accompagnateurs, à goûter à un excellent repas typique groisillon, la recette de son dessert pour l’accommoder au palais de mes administrés. En revanche, je me souviens très nettement de l’entregent et de la prévenance de la libraire des lieux. Plutôt que de démarcher ses livres, elle avait choisi de m’offrir une tasse de thé bien chaud. Avait-elle seulement deviné que je grelottais de froid?

J’atais arrivé en visite d’exploration et de travail pour jeter les bases d’un partenariat entre les communes de Groix et des Abricots. Je suis reparti en touriste ébloui d’avoir écouté deux passionnés rêver d’élevage d’huîtres et d’ormeaux. Encore des idées sinon des projets pour ma commune.

Je sais que je reviendrai à Groix vivre avec eux la gloire et l’abondance des récoltes.

Jean-Claude Fignole
Maire des Abricots - Haïti