Tout d’abord, Monsieur, je vous prie d’excuser ce moyen cavalier de m’adresser à vous mais, ne fréquentant pas l’Eglise, je n’ai trouvé que celui-ci. Ma confusion est relativisée par l’assurance que m’avait donnée le recteur Guyot qui excusait ma défection en ces termes "Je préfère à certaines paroissiennes les concitoyens qui œuvrent pour la collectivité ".

L’article paru ce jour vous concernant me renvoie aux années où j’étais institutrice dans une mission catholique de Côte d’Ivoire. Un journaliste aurait pu faire du Père missionnaire qui m’employait un portrait semblable au vôtre. Lui aussi tentait de "bâtir une fraternité en écoutant les gens."

J’ai noté aussi que vous aviez mis en place une structure en lien avec le CCAS de Crac’h, pour accompagner ceux et celles qui souffrent de solitude. C’est à ce titre que je vous contacte.

Depuis des années, je milite auprès de nos élus pour qu’ils favorisent la venue d’aidants continentaux auprès de personnes âgées, malades ou handicapées. Il m’avait été assuré que ma demande était entendue et en passe d’obtenir une réponse positive.

Or le nouveau CCAS de Groix a décidé que l’obtention de cartes de transports à tarif insulaire pour ces aidants ne pouvait être agréée, cette mesure étant réservée à celles bénéficiant de l’APA ; donc, d’une part, à la quasi totalité des résidents de l’EHPAD, alors que ceux-ci sont entièrement pris en charge par l’Institution et, d’autre part, aux quelques personnes qui en sont titulaires en restant chez eux.

Outre le fait qu’obtenir l’APA relève de règlements plus comptables que compassionnels, certaines personnes ont besoin de l’aide de proches pour des actions ne nécessitant pas une qualification de soignant mais simplement de sollicitude pour éviter que leur état ne s’aggrave ainsi que leur solitude.

J’espère donc en votre dévouement pour reprendre auprès du CCAS cette sollicitation et la faire aboutir.