Faire quotidiennement une revue de presse est tout sauf rassurant en ce moment. Alors, aller fouiner dans les livres gardés pour l’heureux temps de la retraite où c’est bien connu , on n’a rien à faire (?) peut laisser espérer deux à trois heures de détente.

Hélas, Anita Conti, malgré son superbe style et son admiration pour le monde de la pêche, nous fait replonger dans les travers de notre époque. Et pourtant, elle écrivait "Racleurs d’océans" en 1950 ! Hélas, elle a prêché dans le désert : cela n’a pas empêché un député et un syndicaliste lorientais d’aller défendre il y a peu la pêche industrielle à Bruxelles ! (mais l’ont-ils lue ? j’en doute :-()

""Tous les bateaux ramassent le poisson comme ils le peuvent, à l’aveuglette. Que l’homme ne puisse pas encore pêcher ce qu’il veut comme il le veut, cela s’explique et s’excuse mais que des industriels lancent sur la mer de si magnifiques navires et de tels hommes décidés à tous les efforts et que jusqu’à présent les industriels aient laissé perdre, littéralement perdre, un volume de matériau vif trois, quatre et cinq fois aussi important que celui utilisé, cela déconcerte.

.(...) La production doit se chiffrer sur le pont du navire en bêtes brutes à la sortie de l’eau, alors le problème commercial commencerait à prendre le visage de son siècle""

Pour les réfractaires à la lecture :

https://wwz.ifremer.fr/webtv/Patrim...

https://www.franceculture.fr/emissi...