Peu de personnes, trois ou quatre peut-être, ont provoqué chez moi, en dehors de ma famille, le chagrin que me cause le décès de Claudine.

Depuis mon retour sur l’île, j’ai retrouvé en elle la fibre dont sont faites les militantes sincères et combattantes que j’avais rencontrées dans mes années actives. Afficher dans ce cadre local plutôt réactionnaire des opinions très minoritaires demande un courage que peu de nos concitoyennes ont osé montrer. Partager sa page Facebook, remplies de références de qualité, était un vrai bonheur et me consolait de toutes les bêtises qu’on peut y lire ailleurs. J’espère que ses filles sauront porter le flambeau à la hauteur de ses engagements.

Elle m’a soutenue discrètement de bout en bout dans l’aventure du COCIG et je pense que son dévouement lors de la bataille pour sauver Notre Dame des Landes a peut-être même hâté sa fin.

Je ne voulais pas voir celle-ci si proche et me berçais d’illusions espérant toujours dans une médecine qu’on a encore trop tendance à voir à tort miraculeuse, surtout par les temps qui courent.

J’ai alors négligé de lui dire et redire mon attachement et mon respect. J’en demande pardon à Yvon et à ses filles.