Bolsonaro est ce candidat qui, dans une harangue échevelée d’entre-deux-tours, estime que les "déchets rouges" devront quitter le Brésil, promet à Lula de "pourrir en prison", "et en même temps" ce président qui, sitôt élu, jure qu’il respectera la constitution. Ce candidat, qui a mené campagne grâce à la filiale de Facebook Whatsapp et aux financements de riches soutiens industriels, est aussi celui dont le logiciel politique s’est arrêté à la dictature militaire. Démocratie ou dictature, le choix n’est pas binaire. Les états intermédiaires sont innombrables. Plus que jamais, il faut s’entrainer à penser toutes les nuances de gris.

D. Schneidermann @ sur image 29/10/18