en fragile équilibre.

Un débat avec un plateau varié allant, entre autres, du maire d’Aix, pompier et très impliqué dans la recherche d’un remplaçant à l’unique médecin de l’île jusqu’au chargé du pilotage de la santé dans les Iles à l’Agence Régionale de Santé en passant par une très discrète aide-soignante hospitalière, élue de la commune de Bangor.

Une longue plage horaire a été consacrée au risque de désert médical (dont on a appris qu’il était plus seyant de l’appeler tension démographique). La conclusion en était que les jeunes médecins ne seraient pas attirés principalement par l’argent mais par des facilités d’exercice passant par exemple par des contacts organisés avec les professions para-médicales et les spécialistes, fusse par télé-médecine.

J’en traduis personnellement que le cadre d’accueil de notre île leur est favorable, avec une association de professionnels de santé (APSIG) qui a démontré la pertinence de ses points de vue puisqu’elle a amené l’ARS à soutenir son projet de Maison de Santé auprès du maire qui n’y était pourtant pas préalablement favorable. La structure, dont la construction débute, répondra par exemple aux souhaits d’internes qui expérimenteront l’exercice de leur profession dans des conditions favorables, ce qui les amènera peut-être à choisir de remplacer nos médecins lors de leur départ en retraite.

La Cie Océane a fait état de sa satisfaction devant l’offre d’accueil et de transport des malades, même pour les longues plages d’attente. Il n’en est bien entendu pas de même pour quelques usagers dont la relation des déboires a fait dire au représentant de l’ARS qu’il fallait continuer à chercher des solutions viables à leurs problèmes.

En matière de prévention, sujet non abordé, j’ai renouvelé ma demande de tarifs spéciaux SANS INCIDENCE FINANCIERE pour les accompagnants de personnes malades ou handicapées souhaitant rester à leur domicile, et de ce fait, coûter moins cher à la collectivité. Sans complexe, Océane a répété sa litanie : les descendants de bénéficiaires de l’APA ont des tarifs spéciaux. Ce qu’on peut traduire par la maxime faisant florès en ce moment : ON NE PRETE QU’AUX RICHES : Plus vous êtes entouré et gâté par la collectivité (et nos impôts), plus on vous aide ; moins vous exigez d’assistance officielle, moins on fait en sorte de ne pas aggraver votre état.

Ma question a intéressé Mr Nivelet de l’ARS à qui je dois transmettre mon dossier.

Fin de l’horaire imparti.

P. Scr : l’APSIG regrette de n’avoir été informée de l’existence de ce débat que très tardivement.