L’écomusée se réveille ? Non, l’écomusée est moribond et il entraîne tout notre passé dans sa chute.

La semaine dernière, je faisais partie des chanceux visitant l’écomusée avec José Calloch qui commentait en breton de Groix. Quand une occasion comme celle-ci se profile, on laisse tout tomber (le menhir à aller livrer, le gui à cueillir avec une serpe d’or, la potion magique à préparer, etc...) et on y va !

A l’entrée, une fois passé le grand sourire de Nattia, on sent déjà le musée vieillissant et l’enthousiasme retombe un peu : étiquettes jaunies, cartes explicatives défraîchies... Même le panneau interdisant de prendre des photos doit dater de l’ouverture du musée. Et puis, il fait très chaud dans cette bâtisse et la semi-pénombre qui y règne n’incite pas vraiment à l’éveil et à la curiosité. Quasiment une ampoule sur deux ne fonctionne plus et certaines vitrines ne sont même plus éclairées (il m’a semblé deviner des boîtes de rôles mais je n’en suis pas sûre).

A l’étage, là où se trouvent les costumes, je suis surprise de voir sur un mannequin une coiffe posée "mode Lorient" et, me semble-t-il, à l’envers, alors que le tablier porté avec est assez court avec l’encolure du "digoter" (ou devantier ou piécette) échancrée ( ce qui aurait justifié une coiffe "hell"). Sur le sol de la vitrine trainent des plaquettes de carton avec du scotch. Probablement des restes de tablettes explicatives d’un costume précédent oubliées là...

Quant au breton de Groix, il en est juste question sur un petit panneau avec un graphique indiquant sa diminution.

Tout ceci est navrant de négligence et de décrépitude. Ce n’est plus un écomusée mais le cimetière de notre culture................................................ Elizabeth Mahé