Un groupe de jeunes Groisillons (J’INSISTE ! : trentenaires vivant et travaillant sur Groix) cogite depuis plus de 6 mois à la préparation de Microclimax, festival musical et artistique coaché par l’association Pull Friction, organisatrice habituelle de ce genre d’évènements.

Leur première démarche a été d’aller réserver en mairie le site du Gripp. Jusque là tout va bien. Pas d’obstruction.

Un contact est pris avec l’adjointe à la jeunesse (oui oui, même des largement trentenaires....) qui recommande de demander l’autorisation au maire.

Cette autorisation est nécessaire pour l’occupation d’un site communal mais pas pour un évènement culturel rassemblant moins de 500 personnes (article R 211-22 et suivants du code de la sécurité intérieure (CSI) )

Pour parer à toute opposition liée à la sécurité, l’association présente un projet détaillant toutes les mesures réglementaires qu’elle compte prendre sur le sujet.

Et là, blocage ! Alors que plusieurs manifestations déplaçant plus de public ne posent aucun problème (fête de la mer, mariages "princiers", etc...dont bon nombre de participants se retrouvent aussi en fin de nuit sur le port) il est demandé aux jeunes Groisillons de prévoir 40 gendarmes DONT IL FAUDRAIT DE PLUS ASSURER LE PAIEMENT DES SALAIRES ET FRAIS DIVERS).

Lors de deux épisodes jugés "à risque" par l’autorité administrative, (la venue de Calédoniens indépendantistes et la prestation des Ramoneurs de Menhirs), rien n’avait été exigé des responsables du FIFIG. La gendarmerie locale avait même jugé bizarre la demande du ministère s’inquiétant de la présence de Calédoniens.
Ni l’un ni l’autre des événements n’avaient provoqué d’incidents sur l’île.

J’ai demandé hier soir au maire si un service renforcé d’agents de sécurité privés oeuvrant de nuit sur le port ne pouvait faire lever cette interdiction que j’en arrive à juger préjudiciable pour l’avenir de l’Ïle* . _ Réponse : "ils ne pourraient pas sanctionner les délinquants". J’ai précisé qu’on préfèrera toujours la prévention à la sanction.

La crainte du maire semble être celle de réactions "communautaristes" de certains de ses administrés face à un groupe de continentaux. Doit-on pénaliser ceux qui se comportent civiquement parce que certains auotchtones n’ont aucun sens citoyen et se font gloire en agressant tout ce qui ne leur ressemble pas ?

Par ailleurs, les accidents regrettables provoqués par la consommation excessive d’alcool ou l’utilisation de stupéfiants chez les mineurs ne seront pas réglés par la présence de 40 gendarmes. Il vaudrait mieux s’inquiéter de la responsabilité des parents et d’éventuelles sanctions à leur opposer.

* Il est honorable de vouloir faire venir des jeunes et des familles, en leur offrant si besoin des HLM, un Pôle Enfance de compétition et de remarquables associations préexistantes, mais il est imprudent de brider leur créativité et leur souhait d’organiser des évènements culturels à leur mesure.