Traiter de «fainéants» les opposants à la loi travail n’augure rien de bon quant aux rapports qui s’installent entre le gouvernement et les protestataires. Macron avait déjà parlé des «illettrés» d’une usine de Bretagne, des «gens qui ne sont rien» à propos de certains Français modestes. Ces formules sont peut-être censées rompre avec la langue de bois. Pour tout un chacun, elles traduisent surtout un mépris de classe.

Laurent Joffrin Libération 08/09/17