Cap-Lo avait fait une superbe opération en achetant les locaux de Jeunesse et Marine et en confiant leur gestion à la municipalité de Groix qui pouvait les mettre à disposition d’associations culturelles ou sportives pour les habitants de l’agglomération.

Nous avons eu la chance de voir s’y installer Le Fifig ; d’autres associations ont par la suite profité de ce cadre et ont pu y préparer leurs prestations.

Mr le Maire fait part, presqu’à chaque réunion de Conseil Municipal, de ses difficultés à envisager l’avenir du site devant ce qui nous paraît, vu de l’extérieur, comme la mauvaise volonté de Lorient-Agglo de prendre le problème à bras-le-corps ou alors en proposant des solutions inacceptables tant elles sont irréalistes.

Les locaux se dégradent faute d’un entretien sérieux, leur valeur marchande diminue donc d’années en années. Il y eut une opération coûteuse menée pour des travaux bâclés : doit-on refaire l’électricité d’un bâtiment tant qu’il prend l’eau par exemple ? Un système de drainage autour du Bonobo aurait autrefois évité bien des désagréments, tels ceux qui ont conduit à l’interdiction d’usage d’une de ses parties, avant même l’obligation de respecter de nouvelles normes.

Faut-il installer des chauffages (modèle grille-pain) sous des fenêtres pourries à simple-vitrage ?

La non prise en compte des nouvelles normes pour le bâtiment du Haut-Port-Lay (comme pour une partie du Bonobo) oblige maintenant à en refuser l’usage lors de tournois sportifs ou de stages culturels, et ceci même à des associations à gestion rigoureuse qui proposent de s’acquitter du montant de la location. SI Les familles continentales venant accompagner les jeunes joueurs de rugby, pouvaient y passer deux jours, elles auraient l’occasion de découvrir Groix et rêveraient d’y revenir. Tout bénéfice pour ceux qui vivent du tourisme.

Bien entendu ; il y a aussi, comme dans toute collectivité, des groupes ou des personnes qui profitent du système avec comme devise "après moi le déluge" !

Les notes affolantes d’électricité ne sont pas que la faute des locaux non isolés mais aussi celle de groupes qui s’octroient des salles à usage unique. La municipalité est bien tolérante quand elle accepte que des salles différentes soient octroyées pour les mêmes activités, ce qui amène à faire fonctionner davantage les chauffages !

Les débordements de certains utilisateurs (l’exemple du système d’alerte hors d’usage à la veille d’une session de Festival ou de frigos débranchés et porte fermée par exemple) pourraient voir leurs dégâts minorés voire remboursés s’il y avait un inventaire à chaque retour de clefs comme cela se fait ailleurs.

Je prie une fois de plus Mr le Maire de bien vouloir excuser mon moment de colère après la réunion du Conseil Municipal. J’ai du mal à laisser entendre à ceux qui n’en connaissent pas le fonctionnement que le Fifig serait responsable de tous les maux, et ceci d’autant plus que des membres du Fifig présents lors des réunions ne daignent pas corriger les inexactitudes proférées par les uns ou les autres) La partie des locaux qui lui est attribuée à l’année (mais qu’il laisse à disposition de groupes tels que "Regards vers l’autre" ou artistes en résidence) est gérée en "bon père de famille". Puisse-t-il en être de même pour toutes les assos utilisatrices de ce superbe ensemble !

Une campagne électorale chassant l’autre, nous allons voir défiler de nombreux candidats de notre circonscription (à croire que celle-ci présente plus d’intérêt que certaines autres...). Le moment sera venu de demander à ceux d’entre eux qui ont des responsabilités (ou des liens) avec Lorient-agglo ce qu’ils peuvent nous donner comme assurance de voir l’argent public utilisé à bon escient au bénéfice d’une large collectivité. On leur rappellera "La cerise sur le gâteau du Pays de Lorient" tant vantée par Métairie. Il est loin le temps où il s’enthousiasmait devant un spectacle d’ouverture du Festival en disant "On ne peut quand même pas abandonner ça" et où lors de chaque ouverture, il s’engageait à entreprendre des travaux.

Une petite devinette pour finir : à combien se monte l’installation des studios MAPL à la Base-Sous-Marine ?