Je prévois la question d’un lycéen, bon élève, un temps tenté par Sciences Po :

- "Comment des gens qui votent pour éliminer Sarko peuvent-ils choisir son ancien premier ministre, son COLLABOrateur, celui qui a conduit durant leur quinquennat entre autres à l’augmentation du chômage et de la dette, à la baisse des effectifs de la police, à la suppression de la police de proximité et celle de la carte scolaire, au tripatouillage des programmes d’histoire, alors que montait le risque fondamentaliste dans les quartiers ?"

Pour faire simple, je vais lui dire que dans le monde des châtelains du monde rural et des lodens de Neuilly et du XVIème arrondissement, on peut fermer les yeux sur les amitiés douteuses du «plébéien teigneux» (dixit Fillon) et la résurgence des histoires de valises de billets, les inégalités qui s’aggravent, le copinage avec des patrons quasi-esclavagistes etc... mais on ne peut plus longtemps tolérer sur les mêmes bancs de l’église celui qui symbolise la richesse bling bling, avec son vocabulaire à la Trump, ses tics (plutôt habituels chez les addicts à un produit illicite), son détachement de la famille traditionnelle stable et l’étalage médiatique de la vie privée tumultueuse de l’épouse qu’il a fait, oh sacrilège, entrer à l’Elysée.

Des élus, obligés des gros propriétaires du monde rural (et insulaire...), et les confesseurs des quartiers chics ont porté la "bonne parole" et nous voilà revenus quasiment au temps des croisades !

Blinde-toi petit, les lendemains qui chantent sont derrière toi :-(