(*en fait une partie du rapport moral et d’activité présenté par le Président.)

AG, rapport "moral" et manques ...
Une assemblée générale d’association est la meilleure des façons de se tenir au courant de son actualité. Encore faudrait-il que des choses importantes ne soient pas tues aux adhérents (ou personnes souhaitant le devenir.) Le rapport "moral" du Président du COCIG en est malheureusement un très bon exemple.

J’ai tenu à ne pas diffuser avant cette AG le détail des principales raisons qui avaient motivé mon départ, (voir "La fin d’une belle aventure") espérant qu’à l’occasion de l’AG ordinaire, un historique de cette année tumultueuse permettrait d’éviter le même genre d’erreurs à l’avenir. Hélas ... Au vu de tous derniers éléments, il semble bien que la dérive autoritariste se confirme.

A aucun moment, il n’a été rappelé le dérapage du début de l’année 2015 : un groupe d’adhérents avait accepté de faire appel à l’avocat choisi par le Président pour entamer une action en justice SOUS RESERVE QUE LE LANCER DU DEUXIEME ETAGE DE LA FUSEE fasse l’objet d’une consultation des requérants. Le compte-rendu de cette réunion fondatrice (fait à partir de l’enregistrement) en fait foi ainsi que les nombreux échanges par mails qui ont suivi. Bien que réticente, j’ai suivi, comme toujours, l’avis de la majorité. J’avais personnellement proposé Me William Bourdon dont je connaissais l’engagement et la générosité (il avait défendu gratuitement deux militants de mes proches -et gagné- contre DCNS). Un maire de BI l’a alors contacté et après étude, Me Bourdon lui a déconseillé d’entreprendre quelque action que ce soit (tout comme l’avocat d’Iles en danger mais pour un coût nettement moins élevé).
J’ai parallèlement et à maintes reprises, souligné l’énorme travail de documentation effectué par Véronique Leclercq.

Il a été également omis lors de cette AG de préciser que l’avocat n’a informé que lors de sa deuxième visite qu’il avait reçu le rapport des parties adverses DEUX MOIS AUPARAVANT mais qu’il n’avait pas pris le temps de le lire ! C’était, on l’a constaté par la suite, pour engager la deuxième partie de l’action sans que les requérants ne soient consultés. La personne chargée, dans l’optique de partager le travail, d’informer les requérants a demandé et redemandé par mails "Que dois-je leur dire concernant l’éventualité d’un appel aux fonds ?" silence en réponse ! En privé, le Président a concédé : "Je n’y crois plus" puis il a disparu des radars pendant des semaines.
Ce silence s’est traduit par deux retraits de recours et deux démissions du COCIG. Je précise à l’adhérent (de marque) qui a cru malin de dire que ces retraits sont dus au fait que ces requérants n’avaient pas compris auparavant qu’ils s’engageaient à payer leur quote-part que c’est une méchanceté gratuite ... Jusque là, tous les requérants démissionnaires ont proposé de payer lors du partage pour la deuxième facture. Mais peut-être cet adhérent ne fait-il que répéter ce qu’on lui a glissé dans l’oreille ?

Il a été signalé que le recueil de témoignages de commerçants avait été long et fastidieux. Encore aurait-il fallu préciser qu’à chaque fois qu’il a été demandé quels étaient les commerçants déjà contactés pour ne pas être plusieurs à les importuner (en dehors des quatre ou cinq importants que j’avais persuadés moi-même) , toujours le même pesant silence !

A cette époque, l’adhérent faisant office de trésorier n’avait pas non plus d’informations sur les moyens envisagés pour régler cette deuxième facture et la proposition d’organiser un autre cabaret solidaire est restée également sans réponse. Pourtant, le maire avait bien voulu nous assurer que nous pouvions encore bénéficier d’une salle pour ce faire. Il aurait sans doute été bon aussi de signaler dans ce rapport "moral" le rôle important et constructif de celui-ci aux côtés du Collectif.
Et voilà deux retraits de recours et démissions supplémentaires ! Si je m’étends sur ces quatre démissions, c’est qu’il a été souligné avec trémolos dans la voix que la gestion pratique de l’asso pèse lourdement sur un petit nombre d’adhérents. Ce n’est pas étonnant après avoir poussé vers la sortie quatre de ceux qui en assuraient auparavant une part très importante, démissions qui auront également de lourdes conséquences financières ! Une seule personne a osé souligner que ces départs auraient dû être analysés mais encore faudrait-il qu’il y ait des réunions !

Des décisions se prennent maintenant en petit comité, sans même quelquefois utiliser la mailing-list créée spécialement pour pouvoir solliciter les avis du plus grand nombre. On a ainsi pu y constater que le Président refaisait surface après l’annonce de plainte déposée contre Océane et de conférences de presse qui, ni les unes ni les autres, n’avaient été soumises à approbation auparavant.

Il a été évoqué une rencontre avec des représentants de la région (depuis près de deux ans, au vu des projets de la loi NOTRe, j’insistais sans succès sur la nécessité d’une rencontre rapide au CR afin notamment de ne pas se laisser enfermer dans un projet de roulier sur lequel nous n’avions pas été consultés). Comment comprendre alors l’appel du Président, dans un projet de Jet d’encre, à voter NUL aux élections régionales ? ("Vous trouverez, au format d’un bulletin de vote, le sigle INSULAIRES SOLIDAIRES à glisser dans l’enveloppe le 8 Décembre prochain"). Appel heureusement rejeté par ceux des adhérents qui se sont exprimés sur le sujet !

Une adhérente a rappelé que le COCIG avait été créé pour travailler sur tout ce qui concerne la vie sociale, culturelle et politique de Groix et pas seulement sur les problèmes de transports maritimes. Peut-être se remémorait-elle une des (rares) réunions de l’année où il a été annoncé une modification de la charte ?

Me reste à souligner les attentions particulières dont j’ai fait l’objet lors de cette AG. Le ton acrimonieux utilisé à mon égard a choqué quelques personnes qui n’en pouvaient mais, supposant que l’attaque avait été mûrement concertée. Ma formation personnelle m’autorise à penser que l’effet de groupe a joué ici, tout comme souvent, dans ce qu’il a de pire. Même l’allusion à mon rôle dans l’organisation du cabaret solidaire qui avait eu droit en avril, quoique du bout des lèvres, à un "un merci particulier à Anita qui, non contente d’y inviter nombre de ses amis, en a conçu l’organisation et l’ordonnancement." a été ramenée à "Anita Ménard y apporta une contribution reconnue".
Je n’ai bien évidemment pas été étonnée que des excuses ne soient pas formulées pour avoir tenté la semaine précédente d’instiller que le trésorier adjoint s’était "peut-être" mis 500 € dans la poche ; heureusement que nous sommes connus pour notre manque d’intérêt pour le fric, la tentative a échoué !

J’ai les archives, enregistrements et témoignages qui peuvent prouver que les critiques de fond que j’ai émises étaient justifiées et ne se sont pas bornées à me méfier de l’alliance avec les Cirés Jaunes et leurs différentes composantes (nationalistes, bonnets rouges...). Tout comme moi, le Président est allé à reculons à Vannes, pensant entre autres que toute manif ponctuelle de rues est vouée dorénavant à l’échec.
Se satisfaire de relations personnelles créées grâce à ce genre de compromissions n’en fait pas un bilan POLITIQUE satisfaisant. Je me souviens d’une époque où, par exemple, lorsqu’on parlait transports publics, on savait se démarquer et oser revendiquer des transports GRATUITS (enregistrement du Café-PDU).

C’est sur ce terrain POLITIQUE que le COCIG devrait oeuvrer avec un fonctionnement COLLECTIF, et non par délégation à une autorité toute-puissante, s’il voulait pour le moins respecter sa charte.

Anita Ménard, co-fondatrice du COCIG avec Guénael Le Gras.