Une semaine après le rapport accablant de l’ONU sur le bombardement du village malien, la question de l’utilisation du secret-défense -que l’armée française a invoqué pour refuser de transmettre les images de surveillance de drone qui ont précédé la frappe- se pose néanmoins, à nouveau, avec insistance. La rapporteuse spéciale de l’ONU : « La mise en œuvre du secret-défense a entravé l’enquête judiciaire, a substitué un certain arbitraire à l’accès à la justice et s’est traduite par un énorme préjudice pour les familles des deux victimes.»

Libération 4/04/21