En cette période où bruissent les chuchotements liés à l’élaboration des listes pour les prochaines municipales, il ne reste au citoyen lambda qu’à rêver aux candidats qu’il souhaiterait y trouver, (ou même y retrouver).

C’est quoi un(e) conseiller(e) municipal(e) idéal ? C’est d’abord quelqu’un dont la majorité des électeurs pensent qu’elle ou il les représente aussi bien sur le plan de la résolution de leurs préoccupations que sur leurs opinions politiques. Je me vois mal par exemple élire un conseiller émargeant au Rassemblement National même s’il est très compétent en matière de transports maritimes !

Je préfèrerais savoir que l’adjoint ou le délégué aux Affaires sociales a le coeur à gauche, cela me rassurerait sur sa détermination à se préoccuper des plus faibles et à se battre pour faire avancer ses dossiers.

Ceci étant dit, et puisqu’il est évident qu’en France les électeurs des municipales choisissent prioritairement les sortants, il faut réfléchir à ce qu’ont pu apporter à la collectivité ceux d’entre eux qui souhaitent se voir réélus.

Dans une petite commune comme la nôtre, de plus très "autocentrée", il est très facile de se faire une opinion sur le travail et la présence aux autres des élus en place.

On évitera de parler du maire dont la fonction exige qu’il soit de toutes façons entièrement au service de la population avec tous les soucis que cela représente. Se souvenir que la moitié des maires actuels ne veulent pas se faire réélire.

Chez les adjoints, on remarque vite ceux qui sont présents dans le périmètre dépendant de leurs délégations (et même qui les débordent quelquefois...). il serait malvenu de dire que tous le font par préoccupation de figurer sur les photos de presse. On peut aussi remarquer que parfois un "défaillant" doit être accompagné par un plus "carré".

Savoir différencier leur rôle de celui des employés municipaux est primordial ainsi que savoir communiquer en n’oubliant pas qu’ils ne sont pas leurs supérieurs hiérarchiques. Les élus VOTENT les décisions, les fonctionnaires les mettent en forme avec les outils qu’ils ont à disposition, dont bien souvent des textes très contraignants.

A un niveau moindre, les délégués doivent se conformer aux mêmes pratiques. Mais là, il est beaucoup plus difficile à l’électeur d’évaluer la quantité de travail fourni.

La présence aux réunions du Conseil municipal peut en donner un petit aperçu : il est visible que certains des conseillers n’ont pas ouvert les dossiers qu’ils ont reçus au moins trois jours avant la réunion... Lever systématiquement la main pour approuver une proposition du maire ne demande pas un investissement personnel important !

La suite (illustrée) demain.