Il ne se passe pas de jours sans que sur ce que l’on appelle les "réseaux sociaux", quelqu’un ne pleure la disparition d’un ou deux vélos. Parallèlement, d’autres annoncent en avoir trouvé un ou deux dans un fossé proche. Mais comme c’est crétin, pour comparer, soit il n’y a pas de photo du "disparu", soit pas de photo du "trouvé" . Et par dessus le marché, certains des spoliés ne répondent pas à l’annonce du découvreur, ou ne se déplacent pas immédiatement... ce qui fait que le vélo du fossé est RE "volé" !

Et ça ouvre le robinet à lamentations : Ah, on n’aurait jamais vu ça de not’temps, hein Fine, (ou Finaud, ça dépend du genre...). On pouvait même laisser nos portes ouvertes ! Pas de voleur à Groix ma bonne dame, ça non ! Mais hier comme aujourd’hui, Fine et Finaud ne lisaient pas la presse locale qui révèle dans ses archives des condamnations après "larcins".
Un des récits les plus marrants était l’expédition faite par une mère et sa fille pour aller dérober tout le linge dans les armoires de voisins partis à une noce. La condamnation a dû pourtant faire gorsailler pendant tout un hiver :-)

Donc... d’où viennent-ils ces voleurs ? Mais, les néos et les touristes bien sûr !! On ne nous la fait pas à nous, exilés, on a de bonnes sources d’information : en lien direct avec les services de La Castagne. Car, c’est bien connu, les gendarmes de Groix peuvent le certifier : ils n’ont, dans leurs fichiers de délinquants, aucun nom de descendant de quatre aïeux au cimetière. Dam !

Mais, ça se mélange dans ma petite tête de néo, ex touriste, ex-exilée et néanmoins descendante d’aïeux au cimetière ou dans l’océan : combien d’enfants ou d’ados POSSEDAIENT UN VELO de LEUR temps ?

Et puis, cette incapacité à faire deux ou trois kilomètres à pied pour revenir de la plage ou d’un concert, ne serait-ce pas les parents qui la leur auraient inculquée en les emmenant à l’école en voiture à 500 mètres de leur domicile ?