photo Le télégramme

Reprécisons pour ceux qui en douteraient encore que ce ""débat"" n’en a que le nom : c’est un relevé de propositions présentées par les rapporteurs de mini-groupes. Je parierais bien un cubi de gwin-ruz que moins d’un quart de l’assemblée conséquente réunie hier soir croit à l’utilité finale de ce "machin".

Autre précision : ce "truc macronien" a été mis en place localement par le maire qui a demandé au CDPL d’en animer le déroulement. Il nous a été assuré que l’ensemble des propositions sera transmis au niveau national, (en passant par différentes instances).

Pour ma part, outre le plaisir de faire connaissance avec des nouveaux Groisillons, dont certains installés depuis quelques jours et d’autres quelques semaines (et bizarrement pas ceux qui claironnent leur installation future depuis des lustres...) j’ai pu vérifier qu’on est bel et bien entrés en période préélectorale municipale.

Le concitoyen qui se tient au courant de l’évolution des tendances politiques a pu ainsi repérer grâce aux relevés de propositions que les plus connues étaient effectivement représentées et dans les starting-blocks.

Les questions traitées étant restées sagement dans le cadre défini par LREM, il nous a été présenté des quasi-programmes alternativement odorants (coquelicots et diverses fleurs et petits oiseaux), colorés (la mode était pour d’autres aux couleurs du printemps : mimosa et jonquille), mais aussi sonores (on a entendu quasiment le cliquettement des chapelets). Je n’oublie pas bien entendu le groupe marchant dans les pas de Robespierre, Saint-Just et Louise Michel au rythme du "ah ça ira, ça ira, ça ira".

Le détail sera transmis à tous les participants par le CDPL mais on peut déjà citer la responsabilité individuelle dans la protection de l’environnement, la nécessité de l’engagement dans le cadre d’associations au pouvoir renforcé, la formation précoce à la citoyenneté et l’abolition des privilèges de classe, la solidarité aux plus démunis et last but not least "la tentation d’une île fillonesque" (ou à la Bolsonaro) où l’important est de diminuer les dépenses de l’Etat en ne lui laissant que ses charges régaliennes (la Justice, l’Armée et la Police) ; peut-être un peu quand même l’Enseignement (je pense avoir entendu, mais je me laissais aller à mon penchant naturel : à condition que le privé soit favorisé....).

Je me suis demandée un temps si le groupe souhaitant la diminution des services publics n’allait pas attendre à la sortie celui qui, sans complexe, demande une augmentation des tranches d’impôts (avec diminution des impôts indirects pénalisant les plus faibles revenus, dont suppression de la TVA sur les produits de première nécessité), guerre aux niches fiscales abusives, à l’exil fiscal et combat sans retenue contre les fraudes !

Pas de flash-ball en vue mais certains regards valant des pistolets...