L’alcoolisation des jeunes dans la rue préoccupe les élus
J.L. Touraine : «On a vu augmenter le nombre de jeunes aux urgences en coma éthylique, ainsi que les accidents de la circulation et les agressions parfois graves. » Ces dernières années, de nombreuses préfectures ou municipalités ont pris des mesures pour essayer de limiter le problème. Pour le médecin, ces interdictions doivent s’accompagner d’actions de prévention.
P. BIENVAULT La Croix 29/8/11 -
« Une pratique qui signe l’appartenance au groupe »
T.Morel : Celle-ci s’inscrit dans une dimension ouvertement festive avec un objectif de convivialité et, ce qui est nouveau, une visibilité accrue. Boire est aussi un moyen d’aller vers l’autre et peut-être d’exprimer des émotions que les ados n’arrivent plus à exprimer autrement. Il faut donc un discours ciblé qui tienne compte aussi de certaines inégalités psychosociales face à la consommation d’alcool.
P. BIENVAULT La Croix 29/8/11
«Ces jeunes se retrouvent seuls quand ça tourne mal»
«Sans un grand nombre de cas, ils sont abandonnés par leurs pairs quand les choses commencent à tourner mal. Ils se retrouvent alors seuls avec un risque majoré d’accident, d’hypothermie, d’agressions, de noyade. Ils sont informés des risques liés à l’alcool mais ils testent leurs limites. »
P. Bienvault La Croix 29/8/11
La consommation d’alcool en France
18 % des hommes déclarent boire tous les jours contre 6 % des femmes. En France, les épisodes d’ivresses ponctuelles (avoir bu au moins six verres en une même occasion en une année) sont en revanche en hausse, surtout chez les jeunes filles : 42 % en 2010 contre 30 % en 2005.
La Croix 29/8/11