Je ne sais pas si vous avez remarqué à quel point le randonneur lambda rechigne à s’éloigner des sentiers battus lorsqu’il est pris d’une envie pressante. A peine laissez vous ouverte l’une de vos pâtures qu’aussitôt un énergumène s’y engouffre muni de son stock de PQ. Je me demande même parfois, au vu de la quantité dispersée dans les champs, s’il reste encore de la place dans le sac à dos pour un sandwich ou une bouteille d’eau. A moins qu’il n’ait deux sacs...

Précautionneux, vous prenez alors soin de fermer vos pâtures. Ah malheureux ! Qu’avez vous fait là ! Il vous faudra désormais enjamber les étrons gracieusement décorés de papier, déposés devant la clôture d’entrée de la prairie !

Certains, moins introvertis, n’hésiteront pas à s’installer tranquillement sur les bords des chemins. C’est tellement mieux quand tout le monde en profite !

Aujourd’hui j’ai découvert dans mon pré les "restes" d’un nouveau spécimen : ce randonneur-là ne se déplace qu’avec son rouleau de papier ET une boite de gants chirurgicaux ( prudence est mère de toutes les vertus, n’est- ce pas?). Je m’inquiète un peu : pourvu que ce ne soit pas une nouvelle mode venue de la Grande Terre !

Je ne m’attarderai pas sur les amoureux du camping sauvage qui n’ont rien trouvé de mieux cet été que de se préparer un barbecue en pleine canicule au milieu d’un champ sec comme de l’amadou. Je ne m’étendrai pas non plus sur d’autres adeptes qui, après leur départ à la fin des vacances, ont laissé derrière eux l’équivalent de deux ou trois grands containers d’ordures (une bricole !). Comme dirait Jo : "ceux-ci n’ont pas été greyés fin !"................................................... Elizabeth Mahé