Chacun aura compris le vrai reproche adressé à des médias qui ont couvert le mouvement des gilets jaunes comme on n’a jamais consacré autant de place : celui ne pas reproduire servilement leurs mots d’ordre, de poser parfois des questions sur les dérapages verbaux ou les violences dont ils se rendent coupables, de s’interroger de temps en temps sur les options de certains d’entre eux qui se présentent comme «apolitiques» mais ont derrière eux une carrière de militant de tel ou tel parti extrême.

L Joffrin Libération 30/12