Aiguisé, le dessinateur Willem l’est toujours, et plus encore pendant les campagnes présidentielles. Des slogans ratés aux promesses non tenues, de la crise perpétuelle aux manipulations identitaires, les révisions sont utiles. Absurde, trash et lisse ensemble, l’humeur noire de l’éternel enfant fripon provo secoue juste à point pour relativiser le devoir civique. L’exposition rassemble une centaine de dessins maison.

«Willem President !». Point éphémère. Jusqu’au 10 mai. Rens. : www.pointephemere.org

SARAH BOSQUET Libération