« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Que reste-t-il, dans l’esprit de certains, de ce premier article de la déclaration universelle des droits de l’homme ?

Je ne veux pas parler ici des profiteurs qui réclament toujours plus de bénéfices sur le dos du salarié, ni même de ceux qui font profil bas en ce moment, semblant vouloir se démarquer de la politique pré-fascisante du président mais qu’on verra encore sans complexe appeler à voter pour lui et ses semblables lors des prochaines élections.

Je m’interroge seulement sur les raisons qui font que sur l’île, le mot "Syndicat" est compris comme un gros mot ou, même, comme un outil d’attaque en cas de différend, quel qu’il soit, avec son employeur.

C’est sans doute la raison qui fait qu’il est encore impossible, malgré un nombre de salariés syndiqués en hausse, d’initier à Groix une action intersyndicale au grand jour.

-Peur du qu’en dira-t-on ?
- Peur de représailles familiales où l’on sait que dans chaque famille groisillonne perdure peu ou prou la tradition de penser comme l’ont inculqué des années d’électoralisme populiste ?

Si l’on ajoute le fait que certains, bien que grévistes, préfèrent prétexter un déplacement sur Lorient, on se demande bien où est le sens du mot "fraternité" qui a servi de base à la création de beaucoup de syndicats.

La fraternité consiste d’abord à se préoccuper de ses plus proches (fratrie, famille, amis et collègues). Elle peut englober plus large quand la structure le permet. On n’en est pas là à Groix !

Salariés groisillons, soyez acteurs de votre vie professionnelle. Cessez de faire les bigorneaux. Vos salaires et vos conditions de travail ne pourront en être qu’améliorés

Et pour le présent, osez montrer demain que vous avez compris que cette ""réforme"" des retraites n’est qu’un attrape-gogos de plus.