Vestiges des deux guerres mondiales, des millions de tonnes d’obus ont été déversés en mer, devant les côtes françaises et belges. En France, on sait que des sites contenant des munitions chimiques ont été déclarés puis rayées des cartes. Qui répertorie ces sites ? Qui en assure la surveillance ? Personne n’est officiellement chargé de ce dossier. L’enquête de Sébastien Panou lève une partie du voile.
Ouest-France30 juillet 2010

Extraits :
[...] GAZ MOUTARDE
Où sont passé les tonnes d’armes chimiques non explosées, collectées sur les champs de batailles où dans les usines de production en France ? En 1945, la France disposait d’un stock de milliers de tonnes d’ypérite (gaz moutarde) jamais utilisé. Dès 1918, la poudrerie d’Angoulême avait une capacité de fabrication de 6 tonnes par jour. Elle en a produit jusqu’en 1940. Selon nos source, une bonne partie a été immergée au large de Groix ou dans le golfe de Gascogne , sans laisser le moindre souvenir aux autorités. [...]

[...] Ypérite au large de Groix, obus à Fouras
Le journal Ouest-Eclair du 28 décembre 1919 relate un accident survenu, à 12 milles de Groix, au chalutier Sole. Celui-ci "avait ramené dans son chalut un fût d’ypérite (gaz moutarde) dont le contenu, se répandant dans le filet et sur le pont, brûla dangereusement sept hommes de l’équipage". A l’époque, la marine avait ainsi alerté les marins : " Des munitions dangereuses ont été noyés dans le sud-ouest et dans l’ouest du phare de Pen-Men.
Mais les pêcheurs se sont plaints de l’imprécision de cette zone de mouillage .

le marin, 30 juillet 2010