Vacances de neige.

L’opposition vote contre (Le Télégramme du jour).

Bon, on dirait que chez notre délégué à la jeunesse, comme le disait élégamment un ex-président : cela en touche une sans faire bouger l’autre.
"Quoi, l’application d’un quotient familial pour ces séjours ? je ne suis pas pour ! J’ai accepté pour la cantine parce que ça touche à l’alimentaire, on verra pour le Centre de Loisirs mais pour le ski, pas d’accord ! Je pense même qu’on devrait demander aux enfants de participer eux-mêmes aux frais"

On voit là toute l’idéologie qui sous-tend la politique sociale de la commune :
Nous allons payer des impôts pour aider aux séjours d’enfants de familles favorisées. Les défavorisées, si elles ont eu la prétention (et le courage) d’inscrire UN enfant (pour deux, on ne voit même pas comment ce serait possible), elles n’auront qu’à venir tendre leur sébile à la Chargée des Services à la Population.
En cette période électorale, je ne recule pas devant la répétition : une commune dont le maire s’est dit, dans des temps pas si reculés, "de gauche" avec un adjoint aux affaires sociales COMMUNISTE (traditionnel...) fait le choix de ponctionner deux fois la collectivité : une pour aider les familles aisées, l’autre pour donner des miettes à celles qui solliciteront le CCAS.
Dans une commune gérée par une VRAIE gauche, les familles aisées paieraient plus cher et seraient ainsi solidaires de celles en difficulté. Ce ne serait pas au contribuable moyen, bouclant difficilement ses fins de mois et n’ayant jamais pu envoyer ses enfants aux sports d’hiver, d’apporter un surcroît de loisirs à ceux qui n’en manquent pas.
Laisser un boulevard à l’opposition qui essaie de faire croire en la circonstance qu’elle a des préoccupations sociales ne gêne même pas la majorité !

Qui nous fera croire de plus que certains parents ne financeraient pas de leur poche la part qui serait demandée aux enfants ? Je me trompe ? Alors, je fais une proposition, j’ai des vitres à nettoyer, j’attends de voir quels sont les enfants qui vont se manifester pour gagner de quoi aider à payer leur séjour...

Quant à la farce de la convention avec Inzinzac-Lochrist, c’est bis repetita. La DRH m’avait confirmé qu’elle avait été abusée par celle de l’an dernier. Que dire cette année : il est prévu que Groix doive payer 1000 € de salaire de cuisinier alors que c’est un agent groisillon qui sera en poste. La logique voudrait qu’au contraire, Inzinzac reverse à Groix une partie proportionnelle du salaire du cuisinier.
Lorsque j’ai posé la question après le Conseil, l’assistance a pu constater que là non plus, ça ne perturbe pas la digestion de nos élus.
Mais quand par ailleurs, un poste bugdétaire atteint 10% alors qu’il devrait ne pas dépasser les 4% et que personne ne cherche à savoir qui abuse de la signature qui lui a été confiée, on ne va quand même pas se cailler le lait pour 1000 € !!

Sur ce, demain on vote !!