de Philippe l’indigné

Entassées sur la rive,
Silhouettes de boue,
Vos espoirs se décharnent
En terre d’abondance.

Il s’est enfui le sable,
Clepsydre d’un passé,
Où le soleil brûlant
Mordait moins que les armes.

Lourd ciel gris sur les toiles,
Le mépris et la peur
Hantent la « Douce nuit »
De ces migrants trahis.

Quand les passeurs les mènent
Vers des mers assassines,
Ô cauchemars salés
Habités de naufrages.

Trop chrétienne, sans doute,
La magie de Noël,
Pour cette année encore,
A évité la « jungle »…

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