En réduisant l’impôt sur les plus prompts à consommer, on favorise davantage la croissance, donc les recettes fiscales. Ce que l’on ne fait pas en défiscalisant l’entreprise et le capital. Ceci suppose évidemment de préserver le système de financement et de redistribution du modèle social (donc la cotisation que le gouvernement a attaqué de front).

Mais, bien ciblée, une baisse d’impôt sur les plus fragiles peut répondre à une demande de pouvoir d’achat et donner des moyens à l’État d’investir dans les services publics. On le voit, l’inculture économique n’est pas toujours où l’on croit. Et ne saurait se justifier que par l’idéologie (ou l’intérêt).

29/11/ 18 R Godin mediapart