Le gouvernement commence, timidement, à dévoiler son jeu sur la réforme du code du travail. L’expansion des contrats précaires pourrait bouleverser un monde salarial qui est encore à 85 % employé en CDI. La «vie en CDD» est rarement choisie et bien vécue par les intéressés. Outre l’insécurité financière à laquelle s’exposent les titulaires de tels contrats, ces derniers voient leur vie sociale fragilisée (accès aux prêts bancaires, au logement, hésitation à se lancer dans un projet familial…)

Luc Peillon —Libération 28/06/17