lire ici l’introduction de Lucien :
http://ile-de-groix.info/blog/spip....

Dans le cadre de ses collectages de souvenirs, Lucien Gourong a raconté sa première traversée avec sa Meumé Marie-Ange avec toute sa verve de romancier de son enfance. "Quand j’entendais le mot "Lorient", je traduisais Pondichéry, Chandernagor..."
Puis il a sollicité les présents qui ont évoqué des anecdotes ayant trait à divers voyages sur les différents vapeurs ou "courriers" ayant assuré le service du transport maritime Groix-Lorient et retour.
Sont alors remontés dans les souvenirs des plus âgés, le café des pêcheurs dans la cabane de Marianne, la distribution des billets par le bosco, les paquets de mer dans les jambes sur le vieil Ile-de-Groix, les escales à Port-Louis et Keroman etc...

Beaucoup d’auditeurs ont appris comme moi d’où venait l’appellation "courrier". Elle remonte à la fin du XIXè siècle, où le courrier arrivait par voilier "Voilà le courrier !"
De même, quand Lulu propose la dégustation du gâteau breton, il répond à mon interrogation sur le fait que ma grand-mère l’appelait "gateau pâtissier" (quand on allait le mettre à cuire dans le four de "Peutchan").
Le "gâteau breton des thoniers" figurait déjà à l’Exposition Universelle de 1862. Sa pâte a ensuite été utilisée par des pâtissiers parisiens pour faire une énorme pièce montée appelée "le breton" puis retour de l’histoire à l’époque de ma grand-mère qui l’appelait "pâtissier".
Lucien, qui participe au magazine "Bretagne Magazine" transmettra une recette dans le N° qui sortira le 22/10.
Visiblement, les participants à ces évocations n’ont pas apprécié seulement la dégustation proposée. Et nulle trace de nostalgie dans leur façon de raconter leurs souvenirs !
Lucien persiste et signe : pour lui, les Groisillons sont ceux qui vivent sur l’île à l’année et il s’est emporté contre l’oiseau de mauvais augure qui parle de "rapportés" alors que, dans toutes les familles de Groisillons, on trouve des alliances avec des continentaux.

Il a rappelé aussi la nécessité de s’unir quand les intérêts des insulaires sont en danger comme en ce moment et a montré la coupure de presse qui relate la mobilisation de 1700 Greks lorsqu’on avait voulu leur enlever le Jean-Pierre Calloch tout neuf et réduire le service aux usagers.

Seul regret pour moi : je n’ai pas encore trouvé de Groisillons pouvant m’apporter des précisions sur le voyage homérique que j’ai fait avec ma mère et mon frère pendant la guerre pour relier Groix à Bordeaux sur un des vapeurs de lULGPL. L’évocation par Lucien du fait qu’il n’a pas trouvé trace du Pen er Vro dans l’histoire de la fin du conflit serait peut-être une piste à creuser.