Compte-rendu personnel

Maître Lèguevaques

Devant environ 120 personnes, un public hétérogène (présence d’un groupe conséquent des résidents secondaires de CCT), l’avocat mandaté par le COCIG a présenté sa façon de travailler et la part de ce travail qui doit revenir au collectif de requérants et aux personnes qui peuvent apporter leur témoignage.

Il a bien rappelé, en insistant, que les instances juridiques n’acceptent que des témoignages individuels, rédigés sur imprimé réglementaire et authentifiés. Il est donc évident qu’un bordereau de synthèse de ces témoignages ne sera pas pris en compte par le TA mais peut accompagner la somme de documents individuels.

Les personnes désirant faire part de leurs doléances avec exemples précis des conséquences néfastes du changement de DSP sont donc invitées à remplir le document ad hoc à télécharger ici : http://cocig.org/IMG/pdf/Formulaire_temoignage.pdf.

Il a été également demandé de fournir un relevé des "bizarreries" de la gestion financière de la Cie, mais celles-ci doivent être authentifiées par exemple par un commissaire aux comptes s’engageant personnellement.

Me Lèguevaques a été interpellé par des représentants de CCT sur les raisons qui justifient les recours séparés. Il a eu la bonté de ne pas faire remarquer que la charte du COCIG rend impossible une alliance avec une association créée par des militants du Front National !
Il a néanmoins signalé que le TA allait vraisemblablement joindre les deux affaires.

La revendication permanente des résidents secondaires de CCT d’un tarif unique sous le couvert d’une éventuelle continuité territoriale a été également plusieurs fois mise en avant. Outre le fait que ses partisans n’ont pas l’air de connaître le texte qui donne le droit au Conseil Général de favoriser les tarifs spéciaux pour compenser les difficultés particulières de vie PERMANENTE sur une île, il est visible que la désertification prévisible provoquée par l’augmentation demandée des tarifs insulaires les laisse indifférents, pourvu qu’ils aient du petit personnel saisonnier à disposition durant l’été...

La question des tarifs de transports des marchandises avec la notion de "produit de première nécessité" que personne ne peut justifier et laissée au bon vouloir de l’entreprise a également été abordée sans qu’apparemment on puisse constater quelqu’avancée que ce soit sur cette définition. Apparemment, chaque commerçant travaille pour sa chapelle et pas de travail commun en direction du Conseil Général ne paraît avoir encore été entrepris.

Le chef de file des Cirés Jaunes a fait part de leur intention de renouveler les opérations telles que le blocage récent de l’Acadie. Il considère que c’est un très bon moyen de communication et ne prend absolument pas en compte les conséquences désastreuses de cette contre-publicité pour certaines activités. Si j’étais commerçante ou loueuse (ce qu’à diable ne plaise), je rappellerais au maire (ou à l’adjointe au tourisme) les baisses de fréquentation subies lors des opérations de ce type en novembre. Le maire l’avait cet hiver fort bien entendu puisqu’il avait demandé de suspendre l’agitation pour les vacances de Noël. L’Association des Commerçants devrait être également le cadre pour recueillir ces témoignages. Peut-être même l’antenne locale de l’Office du Tourisme si elle est à l’écoute de ses adhérents.

Pénaliser l’économie groisillonne en croyant informer les autorités responsables de l’état de l’Acadie alors qu’elles l’ont déjà été dans des instances officielles (mais que cela n’a pas empêché le Conseil Général de demander et obtenir une dérogation supplémentaire) est faire preuve de courte-vue et d’un égoïsme certain pour le seul plaisir de faire prendre l’air à des imperméables !

Collecter des témoignages individuels circonstanciés sur documents administratifs avec justificatifs d’identité est la seule démarche utile à une action juridique. Plus ces documents correctement remplis seront nombreux, plus grande sera leur incidence sur la prise en compte du recours. Mais cela demande un travail minutieux et constant plus fatigant qu’une balade dans la cale d’un roulier !

Anita Ménard