Pas de quoi grimper aux arbres suite aux infos données lors de la réunion du Conseil d’hier !

Mais une porte grande ouverte à l’imagination et aux regrets de n’avoir pas le talent d’Yves Courrière ou de Pagnol qui ont écrit sur des vicissitudes municipales. Quel plaisir ce serait alors de broder autour des différents projets et leurs déconvenues fréquentes ! Quelques connaissances en sociologie permettraient aussi d’analyser la fréquentation de ces réunion. (à noter hier la présence de 3 ou 4 jeunes issus vraisemblablement du groupe "du marché" et de J’veux du soleil). Participation active de nombreux présents lorsque le maire a donné la parole au public.

Et si à l’occasion du renouvellement de l’équipe municipale, on pouvait élire l’an prochain un(e) délégué(e) à la culture qui, d’abord, saurait ce que ce mot veut dire, se passionnerait vraiment pour la vie de sa commune et donc serait informé(e) de tous les débats tenus derrière les murs de la mairie et enfin aurait une plume "accrocheuse" ?

L’épisode de la reconstruction "capitainerie/salle d’attente" pourrait par exemple donner lieu à un fascicule d’au moins 50 pages si on développait ce qui sous-tend les attributions de ces marchés publics.

Mr le maire a fait part de sa déconvenue devant le manque de réponses à l’appel d’offres pour ces travaux, proposés "par lots", formule choisie par le cabinet en charge du dossier. Il a signalé avoir été choqué par les prétentions d’une entreprise qui demandait 70.000 € pour la démolition avec désamiantage de la structure qui ne contenait pas ce composant toxique. Résultat, les services techniques se sont chargés de ce travail et le budget communal a bénéficié de cette économie.

Lorsque la parole a été donnée au public, j’ai demandé si cette décision d’attribution par lots émanait du cabinet d’architectes "Hors Sol" choisi par la mairie, pensant, de plus, que des architectes locaux n’auraient pas couvert l’escroquerie "désamiantage" . Réponse du maire : non, cette prétention n’est pas du fait des architectes. Il n’en reste pas moins que nous sommes nombreux à préférer qu’on fasse travailler le local !!

Le maire a fait en public le constat que l’attribution par lots, non seulement ne permettait pas aux artisans spécialisés (dont les locaux) de répondre mais permettait sans doute quelques "variations" de prix aux entreprises extérieures.

Victor Da Siva a fait néanmoins remarquer qu’il était aussi difficile aux artisans locaux, qui ont des plannings remplis sur plusieurs mois, de répondre au vu des délais imposés de démarrage des travaux. Il pense aussi que certains de ses collègues ne sont pas familiarisés avec la présentation des offres de marchés publics. Il suggère au maire de leur proposer une formation ad hoc.

Il précise par ailleurs, et c’est tout à son honneur, que tant qu’il sera élu, son entreprise ne répondra pas aux appels d’offres municipaux. Comme il est élu de l’opposition, personne ne pourrait pourtant l’accuser de bénéficier de favoritisme !!

Beaucoup d’autres points de l’ordre du jour mériteraient un développement "littéraire" et même humoristique. La concrétisation de l’achat du Cinéma des Familles pourrait ainsi inspirer quelques pages distrayantes à un rédacteur informé sur les mésaventures successives de cette opération :-)

Peut-être quelques éléments supplémentaires de compte-rendu demain.