Hydrocarbures et métaux lourds sur la côte basque
.../...Des professionnels de santé, conscients que la mer était, elle aussi, malade, ont voulu établir un diagnostic en procédant à des analyses. Des prélèvements ont été envoyés à un laboratoire toulonnais, réputé pour être « indépendant des pouvoirs publics ».
Celui-ci a procédé à une technique appelée spectrométrie qui détecte la présence de toutes les molécules anormalement présentes dans l’eau. Les résultats sont plutôt inquiétants. L’eau analysée contenait, en effet, beaucoup de dérivés pétroliers, notamment de l’huile de moteur, des détergents et des émulsifiants, des métaux lourds, des hydrocarbures, des pesticides, liés à la pratique de l’agriculture intensive, et surtout des phtalates.../...
E. Planes SUD OUEST 31/12/10

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Voilà des médecins, donc des SCIENTIFIQUES au sens où l’entend notre édile-chef, qui vont être vraisemblablement traités d’extrémistes pour oser dire que les analyses officielles publiées sont bidon puisqu’elles cachent une bonne partie de la vérité.
Le mépris de nos élus locaux (et je dis bien NOS, hélas !!!) devant notre préoccupation de la santé de nos descendants les amène à des débordements du style de celui de Métairie prétendant que des membres d’association voulaient faire des casseroles avec les métaux immergés.
Il peut nous donner des noms, le président d’agglo adoubé publicitaire pour Volvo ??
Il en remet même une couche lors de ses voeux : «La peur est mauvaise conseillère. J’en veux pour preuve la sanctuarisation du principe de précaution», allusion au récent épisode du dragage des sédiments marins où «nous devons jouer la carte de la transparence avec raison et non avec le soupçon».
Voilà où nous en sommes : si nous dénonçons des analyses fallacieuses (prélèvements en nombre insuffisant et effectués là où où ne risquait pas d’y trouver grand-chose), une enquête publique menée tambour battant et surtout illégale, nous sommes non seulement des extrémistes mais également des paranos !
Enfermé dans son rôle de défenseur de la voile, sport qui ne compte ni érémistes ni même smicards dans ses adeptes, il oublie l’épisode DCNS de 2005 où l’on nous avait menés de même manière en bateau (belle frégate militaire cette fois-là) ; le pire étant que la supercherie étant dévoilée grâce à l’action conjointe des groisillons, de leur maire et du sous-préfet de l’époque (qui a sans doute payé sa désobéissance par une mutation in petto à Mayotte), les textes ont été modifiés dans la foulée pour permettre tous les arrangements avec les résultats d’analyse.
Gérer une collectivité quand on est élu ""de gauche"" (?), dauphin d’un président de région de la même eau, ne devrait pas se borner à courber le dos devant les difficultés semées par un gouvernement réactionnaire.
Ce devrait être au contraire, pour un SOCIALISTE, l’occasion de démontrer qu’on prend ses distances avec ce culte du profit et qu’on essaie de rester au plus près des préoccupations de la majorité de ses administrés.

Anita Ménard
(à titre strictement personnel !).