Leur nombre insuffisant et des doutes sur leurs résultats.

Quelques extraits d’un article du Monde du 26/03 :
Pourquoi la France ne dépiste pas davantage

"A noter que, pour diverses raisons, au fil de tout le processus depuis le moment du prélèvement, on peut rater le virus. Ainsi, des patients pourtant contaminés présentent un résultat négatif : ce sont des « faux négatifs »."

Quelle que soit la raison de cette multiplication de tests négatifs (prélèvements mal faits, mauvaises manipulations lors des analyses... ou autres) on peut s’interroger sur la contagiosité de ces personnes retournées chez elles et de celles qu’elles avaient fréquentées avant ce test.

"Seul acteur français présent sur les tests Covid-19, bioMérieux est un des derniers à proposer deux tests, l’un pour ses plates-formes fermées, l’autre pour les plates-formes ouvertes. Ce dernier, qui n’a pas encore obtenu l’autorisation européenne, bénéficie d’une autorisation dérogatoire de l’ANSM depuis le 19 mars. Assez pour faire s’envoler son cours en Bourse mardi 24 mars au matin."

Le délai incompréhensible pour donner le feu vert n’était-il pas pour favoriser cette explosion du cours à la Bourse ?

"Pauline Londeix : « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de réflexion à partir de janvier [au moment de l’officialisation du virus en Chine] au gouvernement pour fabriquer ces réactifs, qui ne sont protégés par aucun brevet ? »

Pour Christine Rouzioux, « le gouvernement doit créer un accès plus fluide aux réactifs et passer à une échelle supérieure ». Cette impréparation à des pénuries prévisibles laisse perplexe

« Entre l’état de l’hôpital et celui de la recherche publique, on n’arrivait déjà plus à faire le travail normalement. Alors ça ne sert à rien de dire qu’on n’était pas prêts pour une pandémie, on n’était prêts à rien ! »"

Stéphane Horel Le Monde 26/03/20